Archives de mai 2007

Les gestes de beauté   Leave a comment

D’une chandelle blanche fleurissait

De toute sa flamme, la beauté

Un grand sentiment de respect

Semblait dicter les gestes à poser…

Publié 17 mai 2007 par dandanjean dans Réflexion

Interdépendance, concept du bouddhisme   Leave a comment

Une souris observait à travers la fente d’un mur le fermier et sa femme ouvrir un colis:

Quelle serait donc la nourriture que ce colis cachait? se demandait la souris et quel ne fut pas son choc que de découvrir qu’il s’agissait d’une trappe à souris.

Elle se hâte donc à la grange pour proclamer le sévère avertissement :

Il y a une trappe à souris dans la maison Il y a une trappe à souris dans la maison!

Le poulet caquasse et se gratta le dos et levant le cou il répondit: « Monsieur Souris, je comprend que cela est un problème pour vous mais cela n’a aucune conséquence pour moi Cela ne me dérange pas »

La Souris se tourna donc vers le cochon et lui dit :Il y a une trappe à souris dans la maison Il y a une trappe à souris dans la maison!

Le cochon se montra sympathique mais répondit : » Je suis très peiné Monsieur
Souris, mais je ne peux rien faire si ce n’est de prier, mais soyez assuré de mes prières  »

La Souris se tourna alors vers la vache et lui lança son cri d’alarme : Il y a une trappe à souris dans la maison Il y a une trappe à souris dans la maison!

Et la vache de répondre  » Eh bien ! Monsieur Souris, je suis peiné pour vous, mais cela ne me fait pas un pli sur le ventre! »

C’est ainsi que Monsieur Souris s’en retourna à la maison, la tête basse et découragé d’avoir à affronter seul la trappe à souris du fermier.

Dans la nuit qui suivit, un bruit étrange fut entendu dans la maison, un bruit qui ressemblait à celui d’une trappe à souris qui avait saisi sa proie.

La femme du fermier se précipita pour voir ce qui avait été attrapé mais dans la noirceur, elle ne vit pas que la queue d’un serpent vénéneux avait été happée par la trappe à souris.

Affolé, le serpent mordit la femme du fermier qui s’empressa de la conduire à l’hôpital, mais hélas, elle revint à la maison avec une forte fièvre.

Et tout le monde sait bien qu’il faut soigner une forte fièvre avec une soupe au poulet et le fermier sortit donc sa machette pour apporter le principal ingrédient pour la soupe.

Mais la maladie de la femme du fermier empirait à ce point que tous les amis et les voisins vinrent la veiller 24 heures sur 24 à son chevet Et pour les nourrir, le fermier dut faire boucherie avec le cochon.

Mais la femme du fermier ne prit pas de mieux et elle finit par mourir.
C’est ainsi que beaucoup de gens vinrent à ses funérailles et le fermier dût abattre la vache pour servir assez de viande à tout ce monde.

Monsieur Souris surveillait tout ce va-et-vient de par la fente du mur en ressentant une grande tristesse.

Publié 7 mai 2007 par dandanjean dans Réflexion

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Les paroles de l’âme   Leave a comment

Il voyage sur les mers,
il voyage sur les terres,
donnant un mouvement
au rythme établi,
telle une roche heurtant
le vent, amorçant la vie.
 
Tiens écoute,
écoute le vent
qui insuffle  la vie.
 
On dirait le travail d’une pierre,
mais c’est le vent sur la mer,
qui heurte et bute constamment
donnant forme aux vagues
qui savent si bien faire danser les algues
à travers le courant.
 
On dirait le travail d’une pierre,
mais c’est le vent sur les terres,
qui heurte et mesure constamment,
donnant forme aux arbres et cimes
des montagnes et des collines,
labourant la surface des champs.
 
Tiens, regarde,
regarde le vent
qui insuffle la vie.
 
Des nuages traversent le ciel,
les oiseaux sont suspendus de leurs ailes,
et se dessine le grand mouvement,
tel le balancement d’une fleur
qui sait saisir la chaleur
sur la portée du vent.
 
Et voyagent les planctons, les poissons,
les roches des quatre horizons,
tout change et recommence
tel le cycle des saisons.
Tout sait germer de telle façon
que même le hasard semble avoir un sens.
 
Savoir que deux branches ne peuvent être à la même hauteur
tout en ayant une contribution semblable au développement créateur
 
Tiens écoute,
écoute le vent,
qui insuffle la vie.
 
On entend au loin son chant
si serein, mais pourtant…
le vent travaille la montagne
et donne la forme par son tourment,
aux herbes, aux arbres et aux champs
dans l’harmonie qui l’accompagne.
 
Mais parfois on entend au loin un chant,
un chant mystérieux et si troublant,
il semble issu d’un souffle solitaire,
poigne de fer sur le temps se couvrant
et qui sait hurler froidement
plissant ainsi la chaire de la mer.
 
Tiens regard,
regarde le vent
qui insuffle la vie
 
On aurait dit le tyran des terres,
ou le guerrier sur la mer,
qui avec ses dragons nuages
attaquent à grands coup d’assaut.
Mais l’un fut inondé, l’autre monté en rouleaux
au plus fort du mouvement de l’orage.
 
Ne demeure plus qu’un chant,
tantôt doux, tantôt hurlant,
rappelant que dans la grande Vie
il y a aussi la mort qui dort
sommeillant au fond d’un mirador
prêt à braquer le temps qui s’enfuit.
 
Tiens écoute,
écoute le vent
de la grande Vie.
 
Lorsque j’étais jeune enfant,
j’aimais me promener sous les grands vents.
Un jour, le vent pénétra mon corps,
je sentis tout en moi la fièvre,
qui me chauffait les lèvres
le vent c’est bien l’harmonie en essor.
 
Lorsque l’on sait l’écouter,
il devient le grand parolier,
le vent c’est l’harmonie du dehors,
le chant de l’univers
fait que d’un seul vers
emplissant tout le corps.
 
Tiens écoute,
écoute le vent
le doux rythme de la vie
 
Tiens écoute,
écoute le vent
le doux son qui réuni.
 
(pause oisive)

 

Publié 1 mai 2007 par dandanjean dans Réflexion

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