Archives de avril 2017

Victime des autres   Leave a comment

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Pour parler plus légèrement de ce combat entre l’ombre et la lumière, j’ai eu l’idée de composer un conte, un conte avec un dragon qui garde un trésor. Le dragon représente la personnalité. Le trésor représente l’individualité retrouvée. Et le héros représente le Disciple de la vie déterminé à sortir de son ignorance. Vu sous un autre angle, nous pourrions dire que le trésor symbolise l’autonomie de l’être et que le dragon incarne les épreuves de la vie qui doivent être affrontées pour entrer en possession de la richesse qu’est sa liberté.

Il faut d’abord savoir que le dragon a derrière lui des siècles d’expérience. Peu d’êtres lui ont échappé véritablement. Il se moque des armes modernes. Vous pouvez faire sauter sa caverne à coups de missiles ou lui trancher la tête à l’arme automatique ; ce sont des solutions temporaires. Un jour ou l’autre, vous trouverez une queue de dragon dans un placard oublié. Rien ne sert de courir, il ira toujours où vous allez puisqu’il est en vous-même.

Pour qu’il accepte de libérer ses victimes, on doit l’affronter en combat singulier, au corps à corps. Il faudra foncer sans crainte d’y perdre des plumes, sans peur d’avoir peur.

Victime des autres, bourreau de soi-même, Guy Corneau

Une pièce de Estas Tonne – The Song of the Golden Dragon

Publié 30 avril 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Être en amour   1 comment

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Même si nous avons du mal à l’admettre, nous savons, tout au fond de nous, que nous n’avons aucun pouvoir sur nos sentiments.

Ni sur les nôtres ni sur ceux d’autrui.

Aussi, quand surgit dans notre être, un sentiment amoureux, est-ce une véritable tempête qui se lève, un tremblement de terre qui nous anime, une révolution qui se met en marche, pour nous propulser vers un infini de sensations et d’émotions.

Être en amour se manifeste par une vibration intime, qui a une direction et surtout une seule destination, celle de se déposer chez l’aimé(e) avec l’espoir premier d’être accueilli.

Les paroles d’amour de Jacques Salomé

Une chanson de Luc Cousineau interprétée par Jill Barber – Vivre en Amour

Publié 30 avril 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Qui n’a jamais été quêteux?   Leave a comment

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Il m’arrive tellement souvent d’entendre des personnes critiquer le quêteux de la rue qui demande quelques sous. Et pourtant, c’est la même chose tous les jours, c’est la même scène, le quêteux est à son poste et des passants le croisent avec une apparente indifférence, apparente, car plus tard vient la critique.

Il n’y a pas de sots métiers pour la personne qui peut critiquer les autres. Des entrepreneurs, des avocats, des médecins, des ouvriers, des prédicateurs et j’en passe, dont moi. Tous nous diront que nous assumons notre vie, qu’il faut être mature et que nous faisons quelque chose d’important de notre vie sans nécessairement dépendre du don d’un autre.

Pourtant, juste un petit peu de recul avec une attitude bienveillante, ouverte, nous dévoile une autre réalité.

Qui d’entre nous n’a jamais quêté? Combien d’entre nous n’avons jamais eu le comportement de quêter notre affection voir notre amour? Regardez-moi, aimez-moi, parlez-moi!

ON quête une promotion, une vente, un privilège et pourtant presque avec une acceptation sociale.

Comme pour notre quêteux du petit change (petites pièces de monnaie – expression québécoises comme quêteux d’ailleurs), combien de personnes passent une bonne partie de leur vie à exprimer des demandes plus ou moins reconnues, mais souvent ignorées.

L’absence d’être possédé d’attention, parfois affective, demeure et ronge lentement l’ouverture à l’autre.

Il est impressionnant de voir les ravages de l’orgueil et de la suffisance. Tout le monde cherche la même chose et sans écoute attentive.

Il est fascinant de constater qu’il en faut peu pour écouter l’autre, juste autant que pour s’écouter. Le temps d’une écoute, et c’est la rencontre, l’autre versant de l’indifférence. Nous avons chacun de nous la capacité de faire une différence pour quelqu’un. Notre vulnérabilité n’est rien de moins que la reconnaissance de notre plus grande faiblesse. Agir sur celle-ci nous rend meilleurs.

Au-delà de l’argent ou de l’attention affective qui fait l’objet de tant de sollicitation et qui ne changera pas réellement les choses, la considération bienveillante permet de renouer avec notre propre nature qui est sans attache et qui se nourrit de vivre librement l’ici et maintenant. Prendre c’est perdre, se donner c’est grandir. Avec le temps, nous découvrons cette énergie en nous qui se nourrit de l’interdépendance. C’est par elle que nous pouvons pleinement rencontrer l’autre malgré ses demandes puis les transcender.

Une chanson de Enrico Macias & Mikaël Miro – Le mendiant de l’amour

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 30 avril 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’infini dans la paume de la main   Leave a comment

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Notre façon de décrire le monde est conditionnée par le fait que notre expérience quotidienne ne nous permet de l’observer qu’à l’échelle macroscopique, laquelle jouit d’une plus grande stabilité. Il est fort probable que si nous avions constamment le monde miscrocopique sous les yeux, nous n’attibuerions aucune solidité au monde extérieur. La perception que nous avons de ce monde dépend entiérement du point de vue selon lequel on se place.

L’observateur ne fait qu’isoler un certain spectre d’aspects qui n’ont d’autre réalité que celle d’une interaction particulière entre l’observation et la globalisation, c’est-à-dire entre une conscience et l’ensemble dont elle fait partie. Ce qui nous appelons réalité n’est donc qu’un certain « regard » de la conscience.

Le fait d’être illusoire n’empêche pas un phénomène de fonctionner. Un reflet dans le miroir peut apparaître et disparaître, se transformer de diverses façons et transmettre des informations variées, même si rien n’est vraiment « venu à l’existence » dans le miroir.

Tous les phénomènes sont semblables à un arc-en-ciel: exempts de toute réalité tangible. Une fois réalisée la vraie nature du réel, qui est d’être vide et pourtant de se manifester sous la forme du monde des phénomènes, l’esprit se libère de l’emprise de l’illusion. Quand vous saurez laisser vos pensées se dissoudre par elles-mêmes à mesure qu’elles surgissent, elles traverseront votre esprit de la même façon qu’un oiseau parcourt le ciel: sans laisser de trace.

L’infini dans la paume de la main – Le moine et l’astrophysicien de Matthieu Ricard et Trinh Xuan Thuan

Une chanson de Harry Manx – I’m on fire

Publié 29 avril 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Propos sur Taisen Deshimaru   2 comments

Arnaud Desjardins nous raconte des anecdotes sur Taisen Deshimaru pour nous aider à découvrir le personnage et l’une des grands maître  du Bouddhisme Zen et d’Aïkido.

Publié 29 avril 2017 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Nos mains pour prendre ou entretenir   1 comment

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Le ciel est sans berger depuis que la discorde s’est emparée des brebis. Il a fui face à son incapacité d’agir. Les fidèles et les infidèles discutent en discorde, débattent et se battent pour dominer les lieux.

Maintenant, les brebis vivent dans la peur et regardent la vie d’une autre façon. Les épisodes de peurs sont parfois sublimés par des épisodes de désir, ce qui entraine une attente, ce qui entraine une quête, puis une captation, et enfin une relâche. Et tout continu dans ce cycle infini.

La peur a fait en sorte que la vie vécue est désorganisée, sans vision, dénaturée par une exploitation abusive.

Le ciel regarde impuissant ces brebis qui vivent du tumulte de l’agitation par la peur. La discorde fait en sorte que tous sont sur leurs gardes, certains publicisent leurs hurlements, d’autres animent les jeux du pouvoir et ainsi tous contribuent à maintenir un mouvement de masse abrutissant ou au terme de chaque jour, quelques victimes s’égarent du lot et deviennent le pain quotidien d’une harde de prédateurs.

Heureusement, de jour en jour, un plus grand nombre entendent l’appel de leur conscience et apprennent à vivre avec la peur. Ils ralentissent le pas, ils sont attentifs, vigilants, et dorénavant, ils s’exercent à se réapproprier le pouvoir d’agir sainement, à ne plus uniquement désirer, mais surtout apprécier, à ne plus uniquement attendre, mais surtout à être,

à ne plus uniquement poursuivre une quête, mais surtout à réaliser leur projet de vie, à ne plus vouloir prendre pour apprécier, mais soutenir et accompagner la vie et s’y synchroniser.

Sur cette terre d’affranchis, les notions de fidèle et d’infidèle sont obsolètes. Il n’y a plus de mains qui souhaitent retenir captive une vie, elles sont ouvertes pour la partager, la soutenir et l’entretenir.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Nos mains

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Un trésOr très recherché   Leave a comment

Jacques Salomé  auteur du livre Contes à aimer, contes à s’aimer

Le conte de la Petite fille qui avait trouvé un trésOr très recherché…

 

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