La Clef des contes

Satprem

Toujours il y a une vieille mémoire qui remue en nous,

Quelque chose qui chante de l’autre côté,

Ou qui appelle, ou qui hante.

De l’autre côté de quoi, on ne sait pas très bien.

Toujours il y a un vieil Inconnu qui nous habite et qui nous tire,

Et qui semble si vieux, et si proche,

Comme un inconnu qui serait quand même connu,

Qui serait nous-mêmes et plus que nous,

Comme un enfant perdu qui ne s’y retrouve plus…

Et ça tire, vers quoi, on ne sait pas, on ne sait plus.

Et pourtant c’est comme si on avait toujours su.

C’est un pays « là-bas » où l’on avait couru, joué, toujours joué,

Un grand espace ensoleillé qui nous habite quand même

Entre nos quatre murs et nos complets-vestons si étriqués.

Il y a une vieille musique qui s’obstine,

Un vieil oiseau sauvage jamais attrapé

Qui bat quand même des ailes dans notre cage.

*

C’est très difficile de devenir ce qui n’existe pas.

Satprem dans La Clef des contes

Une pièce musicale de Claude Debussy interprétées à la harpe par Héloïse de Jenlis – Les deux Arabesques

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