Nasr Eddin Hodja

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Une nuit, Nasruddin se décide à aller voler quelques légumes dans le jardin de son voisin. Ce n’est pas la première fois et celui-ci, arrivant à l’improviste, surprend le Hodja en flagrant délit.

– La honte sur toi, Nasruddin, ! Cette fois-ci, tu ne pourras pas prétendre que tu ne pénètres pas de nuit chez moi !

– Tu ne vois pas le vent qu’il fait ? Répond Nasruddin. C’est à cause de lui que je suis dans ton jardin : il m’a emporté, bien malgré moi, et m’a jeté ici.

– Mais pourtant tu déterrais bien un poireau, et à deux mains encore, quand je t’ai surpris, non ?

– O mon oncle, du calme ! Je me tiens à ce que je peux pour ne pas m’envoler.

– Mes ces légumes-là dans ta musette, comment y sont-ils venus ?

– c’est justement la question à laquelle je réfléchissais au moment où tu es arrivé. Laisse-moi un peu le temps de trouve

*

Dans un village on attend le discours de Nasr Eddin qui n’a pas envie de parler. « Savez-vous de quoi je vais vous parler ? Non ? Vous ne méritez pas que je vous parle ».

La semaine suivante : « Savez-vous de quoi je vais parler ? Oui ? Il n’est pas nécessaire que je vous en parle ».

La troisième semaine une partie des gens répondent oui et les autres non. « Que ceux qui savent le disent à ceux qui ne savent pas ».

Jean-Louis Maunoury dans Les aventures de l’incomparable Nasr Eddin Hodja

Une pièce musicale de Levon Minassian – Bab’aziz

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