
Parti pour découvrir la Martinique, je vous propose quelques vidéos et textes d’écrivains sur cette île.
La vie intermittente est le crépitement d’un colibri vert
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Le long des rues bruissantes, les belles enseignes polychromes déteintes épuisent toutes les variétés de caractères romantiques. L’une d’elles un moment me tient sous le charme pervers des tableaux de l’époque négativiste de René Magritte. Mais ce que je contemple de loin est d’un Magritte extrêmement nuancé – avec la réalité en voie de rupture ou de conciliation ? Qu’on se représente, de la taille d’un aigle, un papillon bleu ciel sur lequel se lit en lettres blanches le mot PIGEON. Au demeurant, un naturaliste de ce nom, simplement…
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Huppée de bambous ma sauvage tête de montagne heurte un rêve de nue et voit plongeant d’un maëlstrom de feuillage – suspendu à son vol – le colibri.
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Le feu de case la nuit se mire au regard de terre. Serti par le silence bruit le grand ballet de palmes dans le jeune air dansant.
Au printemps 1941, André Breton (1896-1966) et le peintre André Masson, quittant la France de vichy pour les Etats-Unis, font une escale forcée à la Martinique. Ils découvrent les préjugés raciaux, l’oppression des masses et la triste bureaucratie coloniale, mais en même temps le paradis tropical et quelques-uns des plus beaux lieux du monde. En dialoguant, le peintre et l’écrivain s’efforcent de rendre l’ambivalence de leurs sentiments : émerveillement et horreur.
André Breton dans Martinique charmeuse de serpents
Une pièce musicale de Rhapsodie Martinique: I. Le rapt

Je vais profiter du voyage
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cool vos récits
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