
La liberté que j’ai acquise n’est pas émergée un jour à la suite de l’atteinte d’un point de bascule découlant de la somme des expériences qui me tenait vraiment à réaliser. Je me le suis approprié lorsque j’ai cessé de vivre uniquement par le regard de l’autre et de ce monde qui m’a construit.
Cette émancipation rend dès lors, la comparaison obsolète et l’esprit de compétition sans intérêt.
J’aime regarder l’autre comme une part singulière de notre humanité. Il n’y a rien à prendre, il n’y a rien à rejeter, toutefois, il y a toutes ces voies de passage dans l’expérience de coexister.
Dans une société dont ses différentes composantes sont le fruit de l’imagination des humains, donc foncièrement inégale, je ne vois pas l’intérêt de revendiquer l’égalité de tous.
Je nous souhaite de pouvoir nous réaliser, de pouvoir faire ce qui nous tient à cœur, d’aplanir les obstacles à la participation sociale sans en perdre la richesse de notre singularité.
La liberté n’est jamais acquise, tout comme nos capacités à coexister pacifiquement. Rien n’est garanti d’avance. La liberté est un état que l’on s’approprie, elle se maintient ou elle se perd par l’attention que l’on y consacre.
Une chanson de Maxime Le Forestier – San Francisco
Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1107871.html
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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