Aphorismes sur la sagesse dans la vie

ImAGE champs

L’homme qui reste calme dans les revers, prouve qu’il sait combien les maux possibles dans la vie sont immenses et multiples, et qu’il ne considère le malheur qui survient en ce moment que comme une petite partie de ce qui pourrait arriver.

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Les amis se disent sincères ; ce sont les ennemis qui le sont ; aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prendrait une médecine amère.

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Ainsi que notre corps est enveloppé dans ses vêtements, ainsi notre esprit est revêtu de mensonges. Nos paroles, nos actions, tout notre être est menteur, et ce n’est qu’à travers cette enveloppe que l’on peut deviner parfois notre pensée vraie, comme à travers les vêtements les formes du corps.

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« Ni aimer ni haïr » comprend la moitié de toute sagesse ; « ne rien dire et ne rien croire », voilà l’autre moitié.

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Ce n’est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur.

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Les choses se passent dans la vie comme au jeu d’échecs: nous combinons un plan; mais celui-ci reste subordonné à ce qu’il plaira de faire, dans la partie d’échecs à l’adversaire, dans la vie au sort. Les modifications que notre plan subit à la suite sont, le plus souvent, si considérables que c’est à peine si dans l’exécution il est encore reconnaissable à quelques traits fondamentaux.

Arthur Schopenhauer dans Aphorismes sur la sagesse dans la vie

Une pièce musicale de Invierno Porteño de Astor Piazzolla interprétée par Stephanie Jones

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