La grande paix du cœur

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Goûte!

Goûter ce qui est. Non pas seulement observer et accueillir, mais aussi goûter.

Réveiller l’esprit d’expérimentation, de jeu. Je suis en colère. J’accueille l’émotion, puis je la goûte. Je goûte ce que ça fait d’être en colère. Pleinement.

Et si ça ne me plaît pas de ressentir de la colère, je goûte et expérimente ce que ça fait d’être en colère et de ne pas aimer ça.

Chaque ressenti qui arrive est goûté. Tout a le droit d’être là. C’est ok de ressentir ce que je ressens, puisque c’est là. Et qu’est-ce que cela fait de ressentir ça ? C’est comment ? Juste constater ce qui est vécu, sans jugement, comme ce jeu où l’on doit deviner des aliments en les goûtant les yeux bandés. Mettre l’attention sur le parfum, la saveur, la texture, la densité des émotions et des ressentis. Faire cela, c’est faire en conscience l’expérience existentielle.

Qu’est-ce qui goûte ? C’est le témoin silencieux, la Conscience. Goûter un ressenti est un moyen habile de replacer le point de perception sur la Présence. Car en réalité, en amont de tous les phénomènes, notre nature fondamentale est présente en permanence et totalement à tout ce qui est vécu. Elle n’en perd pas une miette. Elle est le fait même de goûter, de percevoir, d’expérimenter la vie sous toutes ses formes.

Et quand le ressenti est savoureux, ne pas se priver de savourer ! Goûter ce que ça fait de savourer. Là encore, pas de jugement, de préférence, pour Ce qui goûte. Et comme bien sûr il y a des préférences sur le plan relatif, goûter ce que ça fait d’avoir des préférences !

Tout est bon à prendre pour l’expérience existentielle.

Suyi Lamour dans La grande paix du cœur

Une pièce musicale de Haya Band & Daiqing Tana – Samsara

2 réflexions sur “La grande paix du cœur

  1. Oui mais une fois en colère, comment passer à autre chose et goûter autre chose ?
    Une fois la colère nous, il est souvent difficile de s’apaiser et d’évacuer ses effets catastrophiques sur le corps et l’esprit.

    Aimé par 1 personne

    • Effectivement en goûtant, on découvre des saveurs que l’on souhaiterait éviter. L’entraînement de l’esprit est une voie, la respiration une autre, et assumer notre part d’humanité. Pas toujours facile….

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