L’amour qui guérit

On décide que la douleur des autres n’a aucun lien avec soi. On rejette la souffrance du monde de peur qu’elle ne gâche ou n’annihile notre propre bonheur. Bloqué dans cette attitude défensive, on s’enferme dans un isolement intérieur si profond que l’expérience de la joie authentique devient impossible. Quel étrange conditionnement : se sentir si seul dans la douleur et si vulnérable et éloigné des autres dans le bonheur !

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La plénitude et l’unité constituent notre nature la plus fondamentale d’êtres humains.

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L’abandon de nos fixations, le fait d’être simplement heureux équivaut à une brusque libération.

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Parce qu’elle ne dépend de personne ni d’une quelconque situation extérieure, cette libération s’accompagne de la joie de se sentir en sécurité, inviolable. L’esprit devient rayonnant, lumineux dans l’unification, ouvert, sans rien à ajouter ou à ôter, sans fragmentation et à l’abri de la division.

Cette vaste plénitude d’être que l’on ressent comme du bonheur porte aussi le nom d’amour. Être totalement présent, sans division ni fragmentation, c’est aimer. Être attentif, c’est aimer.

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La transformation naît en regardant profondément en soi, pour trouver un état préexistant à la peur et au sentiment d’isolement, un état de plénitude inaliénable.

En contact avec soi-même et la vérité de sa propre expérience, on découvre qu’être vivant signifie être complet.

Sharon Salzberg dans L’amour qui guérit

Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Ancient love

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