L’empreinte du paradis

La spiritualité de l’unité dont Chiara Lubich est l’inspiratrice s’est incarnée à travers le mouvement qu’on a désigné par le terme italien les « Focolari ».

Comment écrire le mot amour ?

J’ai toujours aimé confronter les civilisations pour comprendre « la physionomie morale et physique des nations », comme le recommandait Baudelaire aux artistes peintres. Je regarde l’idéogramme chinois qui transcrit le mot amour. Les traits qui le composent sont à lire dans un certain ordre. C’est aussi une clé pour saisir le sens intime des relations.

« Commencer par les griffes d’un oiseau. Les tracer en haut. Dessiner dessous le toit d’une maison. En dessous du toit, former un cœur, puis terminer par deux mains qui se croisent. »

 Je relis mes notes encore. Je dois creuser le sens. Et très vite, surgit la pensée qui a précédé le signe.

« L’amour vient d’en haut. Les griffes de l’oiseau vous saisissent. Le toit vous abrite. Le cœur est la seule vibration de la maison intérieure. Les deux mains croisées contiennent le dessin. »

La seule question qui vaille est celle-ci : À qui sont ces mains ?

Je repense à ces jeunes filles de Trente au n° 2 place des Capucins. Le point exact de rencontre est là. Tout ce qui précède cette vibration de la maison intérieure est sœur de l’histoire que je viens d’écrire jusque-là. Les deux mains qui se croisent sont l’incarnation de cette vie commune.

Dans notre monde occidental, ces deux mains qui « contiennent » sont aussi le motif de La Cathédrale de notre immense Rodin, comme une métaphore de la prière ou de l’amour, tant ces deux mots se rejoignent à travers son art.

Rapidement, le mot qu’on employa pour désigner le n° 2, place des Capucins fut le mot italien qui désigne le foyer d’une cheminée, l’âtre, soit « focolare ». Là où toutes les bûches en se consumant perdent leur forme et leur consistance et ne donnent que lumière et chaleur.

On appela aussi les jeunes filles qui y habitaient et toutes celles qui les rejoignaient les « focolarines ».

Isaline Bourgenot Dutru dans L’empreinte du paradis

Une pièce musicale de CHANTICLEER: O Frondens Virga by Hildegard von Bingen (1098-1179)

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