Coexister 8

La pavillon d’or Kinkaku-ji près de Kyoto Japon

Afin de mieux comprendre les personnes adhérentes aux différentes religions, j’ai pensé offrir ces quelques repères permettant de mieux se respecter mutuellement lorsque l’on doit vivre ensemble, en ayant une pensée particulière pour les personnes qui travaillent pour les services de proximité.

Aujourd’hui, j’aborde le Bouddhisme dont l’origine remonte à Siddharta Gautama appelé aussi Bouddha et qui est mort au 5e siècle avant J.-C.

On désigne parfois en fonction du pays d’origine, par exemple le bouddhisme tibétain, indien, chinois, coréen, ou japonais.

Toutefois, il existe deux grandes branches du bouddhisme généralement reconnues, soit le Theravāda (« Petit Véhicule ») et le Mahayâna (« Grand Véhicule ») pratiqués par plus de 500 millions de pratiquants. Les autres bouddhistes se définissent par rapport aux quatre grandes écoles tibétaines 15 à 20 millions de pratiquants. Il y a la lignée des Gelukpa, encore appelée école des bonnets jaunes. C’est de cette école qu’est issue Sa Sainteté le 14e Dalaï-Lama. Puis, l’école Kagyupa dont le leader spirituel est le 17e Gyalwa Karmapa. Puis Sakya, qui tire son nom d’un monastère situé dans l’ouest du Tibet. Leur leader spirituel est Sakya Trizin. Vient finalement l’école Nyingmapa, ou l’école des anciens, la plus ancienne des traditions bouddhistes.

Écrits sacrés

Les sûtras mahāyāna sont très nombreux, au nombre de six cents environ. Les theravâdins se servent des textes les plus anciens, écrits en pāli et compilés sous l’appellation Tipitaka (en sanskrit Tripitaka), les « trois corbeilles », qui sont le Sutta Pitaka, le Vinaya Pitaka et l’Abhidhamma Pitaka.

Repères et conception du monde

Le karma, la rétribution des actes et le samsâra, le cycle des renaissances ou réincarnations sont à la base. Les Quatre Nobles Vérités (La vie est souffrance, L’origine de la souffrance est l’attachement, La cessation de la souffrance est réalisable, et Le chemin vers la cessation de la souffrance) et le Noble Sentier octuple (justesse de la compréhension — la pensée — la parole — l’action — les moyens d’existence — l’effort — l’attention — la concentration). Le nirvâna est l’extinction de tout attachement que l’on obtient par l’enseignement des voies de libération. Ces deux voies sont la compassion universelle et l’intuition directe de la vacuité.

Égalité des droits

L’Aggañña-sutta, un texte ancien, précise qu’il n’existe au départ aucune hiérarchisation des sexes, aucune valorisation particulière du masculin. La distinction sexuelle des êtres, d’abord indifférenciés, se produit comme un phénomène parmi d’autres, résultat de choix qui procède par différenciation dualiste. Dans la société laïque, l’égalité est mieux respectée.

Pratiques religieuses courantes

Se rendre au temple pour vénérer et faire une offrande au Bouddha représenté par une statue, souvent entourée de divinités secondaires. Méditation assise. Méditation en marchant. Retraite. Zazen. Yoga. Récitation de prières et de mantras. Offrandes. Le cœur de l’organisation bouddhiste réside dans la communauté appelée samgha.

Fêtes et saisons

Nouvel An (Saka Dawa), premier tour de la roue du Dharma, retour du Bouddha Shakyamouni des terres pures. Chaque mois la nouvelle et la pleine lune (10 et 25 du calendrier tibétain). Dans le Mahâyâna, on fête aussi les grands maîtres.

https://www.calendrier-des-religions.ch/fetes.php

Rapport avec la nourriture 

En principe, les pratiquants s’abstiennent de consommer des boissons ou substances enivrantes et beaucoup, dont les moines, sont végétariens par le souci de ne pas faire souffrir ni tuer. Le Zen a une science alimentaire particulière.

Conception de la maladie et de la souffrance

La souffrance a une signification de purification. Elle aide à vaincre les désirs et à s’éloigner du monde.

La naissance et la mort : signification et rites

Les cérémonies spécifiques pour la naissance et pour la mort qui diffèrent d’un pays à l’autre.

La mort souhaitée est l’entrée dans le Nirvana ou l’Éveil (Satori). Deux états atteints lorsqu’on a vaincu tous les désirs pour le Nirvana (libération) et lorsqu’on a totalement développé sa compassion et sa sagesse pour l’Éveil.

Rites du passage de la vie à la mort

Le corps est placé sur le côté droit, main gauche sur la cuisse gauche, main droite sous le menton, fermant la narine droite telle la posture de Bouddha lorsqu’il expira.

Il ne faut pas toucher le corps pendant le processus de la mort et même après que la respiration s’est arrêtée. Lorsqu’on doit le bouger, on doit toucher le sommet du crâne pour permettre à la conscience, si elle n’est pas déjà partie, de quitter le corps par sa partie supérieure.

L’entourage doit faciliter le départ, en ne retenant pas le mourant par son désespoir qu’il doit taire. Après le décès, la lecture de textes sacrés peut être faite au chevet du mort afin de le guider dans les différentes expériences qu’il traverse. Ainsi, l’esprit ne meurt pas, il se réincarne. Pendant une quarantaine de jours après la mort, il est dans le bardo, état intermédiaire entre la mort et la renaissance.

Rites des funérailles

Incinération. Au Tibet, il n’est pas rare que le corps soit découpé en morceaux et jeté aux oiseaux rapaces.

Autopsie et prélèvements d’organes

Ne posent pas de problème.

Une pièce musicale OM MANI PADME HUM : La prière chez les bouddhistes

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