Le cœur pur

« L’intention est bonne, mais le cœur n’est pas pur. »

Voilà la toute première phrase de l’enseignement spirituel de la forêt amazonienne. Je l’ai reçue lors des premiers instants de cette cérémonie d’ouverture, peu après que la Madre s’est présentée à moi. Étonnante, mystérieuse – et (est-il besoin de le mentionner ?) totalement inattendue –, cette phrase restera gravée à jamais dans ma mémoire. C’était comme si elle renfermait une formule magique que j’attendais de recevoir depuis très longtemps, un éclat de conscience qui me permettrait de comprendre le fonctionnement du monde au sens large : le monde des humains, certes, mais également tous les mondes subtils qui s’entrecroisent dans cet immense sandwich cosmologique que nous appelons, faute de mieux, « la réalité ». À l’instar du mathématicien découvrant un nouveau théorème après des années de quête solitaire, seul face à son tableau noir et seul face à l’univers, je me suis trouvé là, ébahi par l’éclatante simplicité d’une vérité à la fois spirituelle et organique.

Un kōan zen,

dans l’antique

et organique tradition

de la Madre.

Évidemment, dans un monde où tout est changement, trouver un théorème qui tient la route, c’est un petit exploit. Et cette loi de la nature belle comme un poème minimaliste, j’allais ensuite pouvoir la dévoiler et l’expliquer à celles et ceux qui, comme moi, souhaitent comprendre.

Dans ma pratique chamanique, j’ai eu l’insigne privilège de rencontrer de nombreuses âmes, et chacune d’entre elles, sans exception, m’est apparue comme un pur joyau : étincelante, pleine d’amour et de créativité. C’est pour cette raison, entre autres, que je répète souvent que cette spiritualité naturelle m’a réconcilié avec l’humanité : derrière chaque être humain, je ne vois que de la beauté et de la bonté. Et même les individus les moins fréquentables, les tristes sires qui participent sciemment à la destruction de la planète, les cyniques et les nihilistes les plus invétérés, je les perçois comme de purs joyaux. Le problème, car il y en a évidemment un, c’est qu’eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont de purs joyaux : le diamant est bien là, dans les profondeurs de leur être, mais il est masqué par des couches et des couches de miasmes et autres impuretés.

Ils ont oublié

la pureté de leur cœur.

Laurent Huguelit dans Mère – L’enseignement spirituel de la forêt amazonienne

Une pièce musicale de Peter Gabriel – The Rhythm Of The Heat

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/272372.html

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