
Au cours de l’investigation que chacun peut faire pour retrouver une hypothétique liberté, une compréhension du sens de la vie, une stratégie idéologique ou religieuse pour être enfin heureux, il y a le risque que se présentent des périodes souvent pénibles. Les désillusions, les efforts sans résultats, les croyances décevantes représentent les péripéties existentielles que peu sont en mesure d’éviter.
Le fond du problème réside dans le fait que l’instrument impliqué dans de tels questionnements n’est pas en mesure de pouvoir les résoudre du fait que la pensée n’est pas l’outil adéquat.
Si nous escomptons avoir des réponses qui satisferons le mental nous serons comme le chien qui essaie d’attraper sa queue. Les enseignements les plus profonds, les clarifications les plus pertinentes, les conceptions les plus sublimes ont certainement leurs rôles à jouer jusqu’au moment où tout cela apparaît comme dérisoire.
La vérité ultime ne se laisse pas penser, ce qui sous-entend que l’humain n’aura jamais aucune réponse autre que celle émanant des concepts qu’il élabore et qui ne sont que des mots qui s’envolent dans le vent.
Puisque rien n’est à attendre des pensées et du devenir, que reste-t-il ?
Un vide sans forme et sans distinction.
Une fois le besoin de comprendre évanoui, nous sommes cela.
Henri Damay dans Regard sur la condition humaine, génie ou stupidité ?
Une pièce musicale de Mac Quayle – Adagio in G Minor
