
Le monde qui nous entoure fourmille d’activités et de forces que nos yeux sont incapables de percevoir. L’œil humain ne capte en effet qu’une infime partie de la réalité, limitée par le spectre de la lumière visible. De même que notre esprit ne peut pas décoder tout ce qui se passe. Par exemple, pourquoi du vide a-t-il la capacité de donner une forme à un ballon ou passer d’un état gazeux à un état dur par un simple changement de température ? L’air est invisible, on ne voit pas l’air bouger, mais nous pouvons voir les feuilles d’un arbre s’agiter, ou les nuages défiler en haut de nous. L’air exerce sur nous un poids en permanence (environ 1 kg par cm²).
Nous ne pouvons pas percevoir les ondes électromagnétiques et pourtant, elles existent. Nous baignons dans un océan d’ondes. La lumière que nous voyons n’est qu’une minuscule fenêtre entre les ondes très longues et les ondes très courtes. D’ailleurs, la lumière du soleil contient des ultraviolets qui causent le bronzage de la peau.
À notre niveau, nous nous émettons un rayonnement thermique qu’une caméra peut capter. Nous émettons des phéromones, ces signaux chimiques invisibles libérés par les êtres vivants pour communiquer (attraction, alerte, marquage de territoire). En ce moment même, des milliards de bactéries et de virus vivent sur notre peau et dans notre corps.
Il existe des ondes qui transportent nos appels, de la musique, des vidéos, le Wi-Fi et les signaux GPS à travers les murs et l’air.
Nous vivons dans un monde dont les forces fondamentales agissent de façon invisible. Pensons à la gravité, le magnétisme, les énergies nucléaires.
La structure même de la réalité qui nous entoure est hors de portée de notre vision directe. Tout ce que nous touchons est composé de vide et de minuscules particules (protons, neutrons, électrons). Les murs dans la pièce où nous sommes actuellement sont loin d’être des blocs pleins de matière. Si l’on pouvait observer à l’échelle de l’atome, l’image serait vertigineuse : ces murs seraient en réalité composés à 99,99 % de vide. À cette échelle, si le noyau de l’atome était une mouche au centre d’un stade, les électrons seraient des moustiques tournant tout autour des tribunes. Tout l’espace entre les deux est vide. De plus, le flux d’électrons dans un fil de cuivre est invisible, bien que l’étincelle ou l’éclair soit une manifestation visible de ce passage.
À l’échelle cosmologique, l’invisible domine. Les scientifiques estiment que 95 % de l’Univers est composé de matière noire et d’énergie noire. Elles n’émettent pas de lumière et ne peuvent être détectées que par leur influence gravitationnelle sur les galaxies. Si l’on comparait l’univers à un océan, tout ce que nous voyons (étoiles, planètes, gaz, etc.) ne serait que l’écume à la surface des vagues.
Ce qui est invisible ou incompréhensible à notre esprit n’est pas le fruit de la magie, il existe une autre compréhension du monde qu’il nous reste à découvrir.
Une chanson de Robert Charlebois – Le mur du son
Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Robert-Charlebois/Le-Mur-du-son
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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