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Je voudrais voir la mer   Leave a comment

ImAGE plage

La présence définit autrement un espace.

Par exemple, si nous allons seul voir un beau paysage, notamment en regardant la mer les deux pieds dans l’eau, nous allons vivre un bel instant et apprécier la nature dans toute sa splendeur avec le ressac des vagues sur nous. Le paysage nous touche, nous nous y joignons et les vagues se rendent jusqu’au pied.

Par contre, si nous retournons au même endroit avec une personne qui nous est chère, présente à soi, tout change. Nous allons regarder à deux la mer, les pieds dans le sable, et même si aucune parole n’est échangée, et qu’aucun commentaire ne s’élève, nous allons nous sentir ouvrir un nouvel espace, car la mer va devenir cette troisième présence qui va se joindre à nos pieds.

La présence définit autrement un espace et tend à établir un contact, parfois, de l’un à soi, et d’autres fois, de nous à l’un. Il n’y a ultimement que présence, mais cela c’est une autre histoire.

D’ici là, regardons la mer.

Une chanson de Michel Rivard interprétée avec Sylvie Tremblay,  Daniel Bélanger, Richard Séguin, Paul Piché et Laurence Jalbert – Je voudrais voir la mer 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 12 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Vous avez reçu un message   2 comments

images 5

Je t’écris ces quelques mots pour traverser la frontière de nos espaces, tant physique que temporel, pour te rejoindre quand tu liras ce message. Bien des voyageurs franchissent des frontières pour explorer, migrer, partir à la recherche de lieux inconnus et trouver de nouvelles appartenances. Moi, je suis un passeur, une espèce de nomade sédentaire, et je veux traverser la frontière qui nous sépare pour établir un échange malgré nos affinités proches ou lointaines. Je veux traverser la frontière afin de faire une place à ce qui est l’autre partie de mon humanité, toi!

Par ce message, je veux qu’à sa lecture nous puissions transcender les notions de territoires, qu’il soit géopolitique, ethnique, culturel ou patriotique, qui dressent à notre insu des barrières infranchissables. Je veux que cette page devienne une zone de transition permettant le passage au-delà de nos constructions identitaires à l’idée subversive d’unicité. Peut-être que notre représentation du monde, sans frontière et sans étiquette identitaire, l’espace et le temps de ces quelques mots permettra des connexions interpersonnelles qui opéreront sur la perception et l’évolution de chacune de nos identités.

Nous sommes chacun à l’image de l’autre et nous puisons ce reflet en soi.

En ce sens, ton regard m’enrichit et ta différence me définit comme l’une des belles parts de notre humanité.

Une chanson de Peter Gabriel – Solidays Qui Sait

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Publié 8 janvier 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La grandeur de notre petitesse   1 comment

Terre

Nous commençons à peine à découvrir la place que nous occupons dans l’univers.

Nous commençons à entrevoir la mesure de la démesure de la Voie lactée.

Devant ce vertige d’autant d’espace parcouru par le temps, il nous vient à l’esprit la petitesse de notre existence.

Nous commençons à peine à constater que nous faisons une glorification considérable de notre vie alors qu’elle n’est qu’une étoile dans le ciel immense.

Certains diront que cette vie est donc insignifiante et sans importance.

Mais avez-vous déjà remarqué que l’étoile qui attire votre regard est belle parce qu’elle porte en elle l’infini dont elle est enveloppée?

La grandeur de notre petitesse est un trésor à découvrir.

Une chanson des Cowboys fringants – Les étoiles filantes

Si je m’arrête un instant

Pour te parler de ma vie

Juste comme ça tranquillement

Dans un bar du saint-Denis

J’te raconterais les souvenirs

Bien gravés dans ma mémoire

De cette époque où vieillir

Etait encore bien illusoir

Quand j’agaçais les p’tites filles

Pas loin des balançoires

Et que mon sac de bille

Devenait un vrai trésor

Et ces hivers enneigés

A construire des igloos

Et rentrer les pieds gelés

Juste à temps pour passe-partout

Mais au bout du chemin dis moi c’qui va rester

De la petite école et de la cour de récré

Dont les avions en papier ne partent plus au vent ?

On se dit que le bon temps passe finalement…

… comme une étoile filante

Si je m’arrête un instant

Pour te parler de ma vie

Je constate que bien souvent

On choisit pas mais on subit

Et que les rêves des ti-culs

S’évanouissent ou se refoulent

Dans cette réalité crue

Qui nous embarque dans le moule

La trentaine, la bedaine

Les morveux, l’hypothèque

Les bonheurs et les peines

Les bons coups et les échecs

Travailler, faire de son mieux

En arracher, s’en sortir

Et espérer être heureux

Un peu avant de mourir

Mais au bout du chemin

Dis-moi ce qui va rester

De notre p’tit passage

Dans ce monde effrené ?

Après avoir existé

Pour gagner du temps

On se dira que l’on n’était finalement…

… Que des étoiles filantes

Si je m’arrête un instant

Pour te parler de la vie

Juste comme ça tranquillement

Pas loin du carré Saint-louis

C’est qu’avec toi je suis bien

Et que j’ai plus le goût de m’en faire

Et parce que tu sais voir trop loin

C’est pas mieux que regarder en arrière

Malgré les vieilles amertumes

Et les amours qui passent

Les chums qu’on perd dans la brume

Et les idéaux qui se cassent

La vie s’accroche et renaît

Comme les printemps reviennent

Dans une bouffée d’air frais

Qui apaise les coeurs en peine

Ca fait que si à c’ soir t’ as envie de rester

Avec moi la nuit est douce, on peut marcher

Et même si on sait bien que tout ne dure rien qu’un temps

J’aimerais ça, que tu sois pour un moment…… Mon étoile filante

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Le sablier   2 comments

ImAGE sablierIllustration « Hourglass » réalisée par Antoine Magnien

Il se réveilla d’un long sommeil, la fatigue habitait encore son corps, mais ses sens voulaient s’éveiller. Il passa devant le miroir, et à sa grande surprise, il vit beaucoup plus que son visage.

Il eut la perception claire que sa vie était constituée sous la structure d’un immense sablier, aussi grand que son corps, aussi transparent que son souffle. Seul lui pouvait le voir pour l’instant, il en avait la certitude.

Le sang dans ses veines, son énergie, ses émotions, ses pensées, ses souvenirs, tout s’écoulait non pas vers l’avenir, mais vers Soi. Un mouvement de soi à Soi.

Et lorsque le terme arrivera, quand tout sera épuisé, il perçut bien qu’il y aurait un arrêt. Il y aurait une fin inéluctable qui se manifesterait et ferait en sorte de créer le grand passage, le grand mouvement.

Il se demandait bien quelle serait la suite. Il vit alors que naître à soi permet de retourner à Soi et d’enclencher le grand mouvement qui permet de retourner le sablier.

Il vit tout cela comme un film se déroulant devant lui, quelque part au-delà du miroir, au-delà de soi, et si près à la fois. Il retira son attention et s’en alla sans même apercevoir une grande explosion libératrice, comme une indication que lorsque nous ouvrons le sablier, s’en vont le temps et l’espace comme les barreaux d’une cage que nous laissons tomber.

Une pièce musicaleLe Sablier – d’Alexandra Streliski

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L’espace-temps   Leave a comment

bulle d'espace

Imaginez comment cela serait si nous étions capables de ne plus nous accrocher au passé, d’avoir l’esprit léger, un peu comme l’esprit neuf d’un débutant.

Imaginez que cet état d’esprit ferait en sorte que nous serions déstabilisés par les images figées de la vie et que notre réconfort reposerait sur cette capacité à apprécier le flot continuel d’images en changement.

Imaginez que vous n’auriez plus aucun intérêt à fixer l’image d’une rivière, plus capable de regarder une photo, seule la forme et la couleur changeante d’un instant vous toucherait.

Imaginez que vous percevez avant tout les cycles au lieu de représentations de saisons figées.

C’est sans doute ainsi que nous pourrions voir tout le temps que prend l’espace et tout l’espace que prend le temps.

Une chanson Where is my mind – Yoav & Emily Browning

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – (Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci: dandanjean.wordpress.com)

Publié 26 juin 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le zéro et l’infini   2 comments

Escalier

Un beau moment passé autrefois à lire ce livre, un souvenir qui revient, et qui repart vers VOUS..

Roubachof marchait dans sa cellule. Autrefois, il se serait pudiquement privé de cette espèce de rêverie puérile. Maintenant, il n’en avait pas honte. Dans la mort, le métaphysique devenait réel. Il s’arrêta près de la fenêtre et posa son front contre le carreau.
Par-dessus la tourelle, on voyait une tache bleue. D’un bleu pâle qui lui rappelait un certain bleu qu’il avait vu au-dessus de sa tête, une fois que, tout enfant, il était étendu sur l’herbe dans le parc de son père, à regarder les branches de peuplier qui se balançaient lentement contre le ciel. Apparemment, même un coin de ciel bleu suffisait à provoquer « le sentiment océanique » (…).
Les plus grands et les plus posés des psychologues modernes avaient reconnu comme un fait l’existence de cet état et l’avaient appelé « sentiment océanique ».
Et en vérité, la personnalité s’y dissolvait comme un grain de sel dans la mer ; mais au même moment, l’infini de la mer semblait être contenu dans le grain de sable. Le grain ne se localisait plus ni dans le temps ni dans l’espace.
C’était un état dans lequel la pensée perdait toute direction et se mettait à tourner en rond, comme l’aiguille de la boussole au pôle magnétique ; et en fin de compte, elle se détachait de son axe et voyageait librement à travers l’espace, comme un faisceau de lumière dans la nuit ; et il semblait alors que toutes les pensées et toutes les sensations, et jusqu’à la douleur et jusqu’à la joie, n’étaient plus que des raies spectrales du même rayon de lumière, décomposé au prisme de la conscience. 
 
Arthur Koestler, Le zéro et l’infini
Une chanson de Peter Gabriel – Sky Blue
https://www.youtube.com/watch?v=yFvwVOX95GY

 

Publié 24 avril 2016 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le Tao de la physique   Leave a comment

 

yin yang

Ce qui est vrai des longueurs l’est également des intervalles de temps. Eux aussi dépendent du système de référence mais, contrairement aux distances spatiales, ils deviennent plus longs lorsque la vitesse relative à l’observateur augmente.

Cela veut dire que des aiguilles de montres en mouvement tournent plus lentement, le temps ralentit. Ces horloges peuvent être de types variés : pendules mécaniques, électroniques, ou le battement d’un cœur humain.

Si de deux jumeaux l’un effectuait un rapide aller et retour dans l’espace, il serait plus jeune que son frère lorsqu’il reviendrait, parce que tous ses « mécanismes » (organiques), son rythme cardiaque, son flux sanguin, ses ondes cérébrales, etc. auraient ralenti durant le voyage, du point de vue de l’homme sur Terre.

Le voyageur lui-même, bien-entendu, n’aurait rien remarqué d’inhabituel, mais, à son retour, il aurait soudain réalisé que son frère jumeau était maintenant beaucoup plus âgé. Ce « paradoxe des jumeaux » est peut-être le plus célèbre de la physique moderne.

Il a provoqué des discussions animées dans les journaux scientifiques, dont quelques-unes se poursuivent encore ; c’est une preuve éloquente du fait que la réalité décrite par la théorie de la relativité ne peut être saisie par notre compréhension ordinaire.

Le Tao de la physique, Fritjof Capra

Une chanson des Beatles interprétée par Rufus Wainwright – Across The Universe

Publié 23 mars 2016 par dandanjean dans Pauses lectures

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