L’enfant qui passe

Un voyage, on parle du temps qui passe. Le temps qui travaille notre visage, notre corps et l’illusion de l’âge s’installe. Je parle d’illusion, puisque l’effet du temps n’est que le présent qui s’installe.

Ô toi, merveilleux enfant

toi qui marches illuminé

au milieu des champs

comme fou délirant,

toi dont le rire

résonne au soleil du matin

comme tintement de cloche

au voyageur perdu dans la tempête

Ô toi, merveilleux enfant

toi dont les jeux les plus cosmiques

sont de fendre les vieilles souches des champs

à grands coups de bâton en ricanant

toi qui vois des dragons merveilleux

dans les feuilles dansant au vent

des chevaux fantastiques

dans les nuages passant au loin

des ballets célestes

par les ombres et les roches de la rivière

Ô toi, merveilleux enfant

toi qui voyages au loin

au loin là-bas sur les mers

assis sur ton rocher,

au bord de l’étang

toi qui marches lentement

courbé sur ta canne

toi au sourire illuminé

aux yeux comme brindilles

toi qui as quatre fois mon âge

et pourtant, toute la fraîcheur

de mes années oubliées

Ô toi, merveilleux enfant

toi qui as su vieillir

sans jamais en atteindre

toute la lourdeur de l’âge

Je te salue…

Une chanson de ZAZ – Un enfant pour toujours

Les paroles sur https://www.musixmatch.com/lyrics/ZAZ/Un-enfant-pour-toujours

Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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