Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir

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J’ai vu la violence aux quatre coins du monde. Je me souviens qu’une fois, au Liban, peu après la guerre dévastatrice, je me promenais dans les ruines de Beyrouth avec une amie, Söula Saad. Elle m’expliquait que sa ville avait déjà été détruite sept fois. Je lui ai demandé, sur le ton de la plaisanterie, pourquoi ils ne renonçaient pas à reconstruire, et ne s’en allaient pas ailleurs. « Parce que c’est notre ville », a-t-elle répondu. « Parce que l’homme qui n’honore pas la terre où sont enterrés ses ancêtres sera maudit à tout jamais. »

L’être humain qui ne rend pas honneur à sa terre se déshonore. Dans l’un des classiques mythes grecs de la création, un dieu, furieux que Prométhée avait volé le feu et avait donné ainsi l’indépendance à l’homme, envoie Pandore se marier avec son frère, Epiméthée. Pandore porte une boîte, qu’il lui est interdit d’ouvrir. Cependant, comme il arrive à Eve dans le mythe chrétien, sa curiosité est la plus forte : elle soulève le couvercle pour voir ce que la boîte contient, et à ce moment, tous les maux du monde en surgissent et se répandent sur la Terre.

Seul reste à l’intérieur l’Espoir.

Alors, même si tout dit le contraire, malgré toute ma tristesse, ma sensation d’impuissance, même si en ce moment je suis quasi convaincu que rien ne va s’arranger, je ne peux pas perdre la seule chose qui me maintient en vie : l’espoir – ce mot qui a toujours suscité l’ironie des pseudo-intellectuels, qui le considèrent comme synonyme de  tromperie ». Ce mot tellement manipulé par les gouvernements, qui font des promesses en sachant qu’ils ne vont pas les accomplir, et déchirent encore plus les cœurs. Très souvent ce mot est avec nous le matin, il est blessé au cours de la journée, meurt à la tombée de la nuit mais ressuscite avec l’aurore.

Oui, il existe le proverbe : « Contre la force, il n’y a pas d’argument. »

Mais il existe aussi cet autre : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » Et je le garde, tandis que je regarde les montagnes enneigées à la frontière chinoise.

Paulo Coelho

Une chanson de Raymond Lévesque interprétée par Luce Dufault, Mélanie Renaud et Nanette Workman – Quand les hommes vivront d’amour

Les paroles sur http://www.cyberus.ca/~rg/ch_l003.htm

L’action est parfois un don

Pleine conscience

Le centième nom (tradition soufie)

Un étudiant demanda à un maître soufi de lui révéler le cinquième nom de Dieu.

« Celui qui connaît ce nom peut transformer l’Histoire », commenta-t-il.

Le maître le pria d’aller passer une journée à la porte de la ville.

Le garçon revint le lendemain.

« Qu’as-tu vu ? demanda le maître.

– Un vieux a voulu entrer dans la ville avec un mouton à vendre. Le garde a réclamé la taxe, mais l’homme n’avait pas d’argent. Alors le garde lui a volé le mouton et l’a expulsé. Je pensais : si je connaissais le nom caché de Dieu, je pourrais modifier cette situation.

– Tu aurais pu empêcher cette injustice, mais tu as préféré rêver d’une révélation. Quelle sottise ! Eh bien, je vais te révéler le cinquième nom de Dieu : action en faveur des autres.

C’est seulement de cette façon que nous pouvons changer l’Histoire.

*

Khalil Gibran et l’art de donner

Vous dites : “Je donne, mais à ceux qui le méritent.”

Les arbres ne parlent pas ainsi, ni les troupeaux. Ils donnent pour pouvoir continuer à vivre ; retenir c’est mourir. Celui qui est digne de recevoir de Dieu ses jours et ses nuits est digne également de recevoir de vous tout ce dont il a besoin. Celui qui a mérité de boire à l’océan de la vie mérite également de remplir sa coupe à votre petit ruisseau.

Pourquoi exiger d’un homme qu’il expose son for intérieur et se dépouille de sa fierté afin que vous puissiez décider s’il mérite votre aide ? Efforcez-vous, oui, de voir si vous méritez de donner. Et vous qui recevez, n’assumez aucune charge de gratitude, afin de ne pas imposer un joug à vous et à vos bienfaiteurs. Car si vous êtes trop soucieux de cette dette, vous finirez par douter de la générosité de la terre et du Père – l’origine réelle de ces dons.

Paulo Coelho dans Guerrier De Lumière – Volume 2

Une pièce musicale de Yo-Yo Ma interprétant Bach: Cello Suite No. 1 in G Major, Prélude

Le ciel et l’enfer !

ImAGE Naxos

Un homme, son cheval et son chien se promenaient sur une route. Alors qu’ils passaient près d’un arbre gigantesque, un éclair les frappa, et ils moururent tous foudroyés.

Mais l’homme ne comprit pas qu’il avait quitté ce monde, et il continua à marcher avec ses deux bêtes ; les morts mettent parfois du temps à se rendre compte de leur nouvelle condition…

La route était très longue, la pente abrupte, le soleil était fort, ils transpiraient et avaient grand soif. Ils avaient désespérément besoin d’eau. Au détour du chemin, ils aperçurent une porte magnifique, tout en marbre, qui conduisait à une place pavée d’or, au centre de laquelle il y avait une fontaine d’où jaillissait une eau cristalline.

Le voyageur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée.

– Bonjour. Quel est cet endroit, si beau ?

– Ici c’est le Ciel.

– Heureusement que nous sommes arrivés au Ciel, nous avons terriblement soif.

– Vous pouvez entrer et boire l’eau à volonté.

– Mon cheval et mon chien ont soif eux aussi.

– Je suis vraiment désolé, mais ici on ne laisse pas entrer les animaux.

L’homme en fut désappointé parce que sa soif était grande, mais il ne boirait pas tout seul ; il remercia et reprit sa route. Après qu’ils eurent beaucoup marché, épuisés, ils atteignirent une place, dont l’entrée était marquée par une vieille porte, qui donnait sur un chemin de terre bordé d’arbres.

À l’ombre d’un arbre, un homme était couché, la tête couverte d’un chapeau, peut-être endormi.

– Bonjour – dit le voyageur. – Nous sommes assoiffés, mon cheval, mon chien et moi.

– Il y a une source dans ces pierres, dit l’homme, indiquant l’endroit. Vous pouvez boire à volonté.

L’homme, le cheval et le chien se rendirent à la source et apaisèrent leur soif. Ensuite il revint dire merci.

– Au fait, comment s’appelle cet endroit ?

– Ciel.

– Ciel ? Mais le gardien de la porte en marbre a dit que c’était là-bas le ciel.

– Ça ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer.

Le voyageur était perplexe.

– Vous devriez empêcher cela ! Cette information mensongère doit causer de grandes confusions ! »

L’homme sourit :

– Pas du tout. En réalité, ils nous font une grande faveur. Parce que là-bas restent tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis…

Paulo Coelho dans Le démon et mademoiselle Prym

Une pièce musicale de Loreena McKennit – Dante’s Prayer

Onze minutes

visage nature

Je suis deux femmes : l’une désire connaître la joie, la passion, les aventures que l’existence peut lui offrir, l’autre être esclave de la routine, de la vie de famille, des menus actes qui peuvent être planifiés et accomplis. Je suis dans le même corps la maîtresse de maison et la prostituée, l’une luttant contre l’autre.

La rencontre d’une femme avec elle-même est un jeu qui comporte des risques sérieux. Une danse divine. Quand nous nous rencontrons, nous sommes deux énergies divines, deux univers qui s’entrechoquent. S’il manque à cette rencontre la déférence nécessaire, un univers détruit l’autre.

*

Toute ma vie, j’ai compris l’amour comme une sorte d’esclavage consenti. C’est un mensonge : la liberté n’existe que lorsque l’amour est là.

Celui qui se donne totalement, qui se sent libre, aime infiniment.

*

Celui qui est capable de sentir sait que l’on peut avoir du plaisir avant même de toucher l’autre.

Les mots, les regards, tout cela contient le secret de la danse.

*

Comment la lumière entre t-elle dans une maison ? Par les fenêtres grandes ouvertes.

Comment la lumière entre t-elle dans une personne ? Par la porte de l’amour, si elle est ouverte.

*

Je peux choisir entre être une victime du monde ou l’aventureuse l’une à la recherche de son trésor. Tout est question de comment voir la vie

Paulo Coelho dans Onze minutes

Une chanson avec Sting et Chris Botti –  La belle dame sans regrets

Les paroles sur https://genius.com/Chris-botti-la-belle-dame-sans-regrets-lyrics

Tu es ce que tu crois être

ImAGE passion au corps
N’essaie pas de convaincre quiconque de quoi que ce soit. Quand tu ne sais pas, demande ou va te renseigner. Mais, à mesure que tu agis, sois comme un fleuve qui coule, silencieux, livré à une énergie supérieure. Crois… Crois que tu es capable.

Au début, tu seras perdue, tu manqueras d’assurance. Après, tu te diras que tout le monde pense être abusé. Il n’en est rien : tu sais, il te faut seulement être consciente. Tous les esprits de la planète se laissent facilement influencer et redoutent le pire, la maladie, l’invasion, l’agression, la mort : essaie de leur rendre la joie perdue. Sois claire. Reprogramme-toi à chaque moment de la journée avec des pensées qui te fassent progresser. Quand tu seras irritée, perdue, essaie de rire de toi-même. Ris haut, ris beaucoup de cette femme qui s’inquiète, s’angoisse, croyant que ses problèmes sont les plus importants du monde. Ris de cette situation pathétique, car tu es la manifestation de la Mère, et tu crois encore que Dieu est homme, plein de règles. Au fond, la plupart de nos problèmes se résument à ceci : suivre des règles.

Concentre-toi. Si tu ne trouve rien pour fixer ton intérêt, concentre-toi sur ta respiration. C’est par là, par ton nez, qu’entre le fleuve de la lumière de la Mère. Ecoute les battements de ton cœur, suis les pensées que tu ne parviens pas à contrôler, contrôle l’envie de te lever immédiatement et de faire quelque chose d’utile. Reste assise quelques minutes par jour sans rien faire, profites-en autant que tu le peux…

Tu es ce que tu crois être. Ne répète pas, comme ces gens qui croient à la “pensée positive”, que tu es aimée, forte, ou capable. Tu n’as pas besoin de te dire cela, car tu le sais déjà. Et quand tu doutes… fais ce que j’ai suggéré. Plutôt de prouver que tu es meilleure que tu ne le penses, ris simplement. Ris de tes soucis, ris de tes insécurités. Vois avec humour tes angoisses. Au début, c’est difficile, mais peu à peu tu t’habitueras. Maintenant, rentre et va à la rencontre de tous ces gens qui pensent que tu sais tout. Convaincs-toi qu’ils ont raison, parce que nous tous savons tout, il s’agit seulement d’y croire. Crois.

Paulo Coelho  dans La sorcière de Portobello

Une pièce musicale de Dukas – L’apprenti sorcier

Crois que tu es capable

Maroc Rendonnée

N’essaie pas de convaincre quiconque de quoi que ce soit. Quand tu ne sais pas, demande ou va te renseigner. Mais, à mesure que tu agis, sois comme un fleuve qui coule, silencieux, livré à une énergie supérieure. Crois… Crois que tu es capable.

Au début, tu seras perdue, tu manqueras d’assurance. Après, tu te diras que tout le monde pense être abusé. Il n’en est rien : tu sais, il te faut seulement être consciente.

Tous les esprits de la planète se laissent facilement influencer et redoutent le pire, la maladie, l’invasion, l’agression, la mort : essaie de leur rendre la joie perdue. Sois claire. Reprogramme-toi à chaque moment de la journée avec des pensées qui te fassent progresser.

Quand tu seras irritée, perdue, essaie de rire de toi-même. Ris haut, ris beaucoup de cette femme qui s’inquiète, s’angoisse, croyant que ses problèmes sont les plus importants du monde. Ris de cette situation pathétique, car tu es la manifestation de la Mère, et tu crois encore que Dieu est homme, plein de règles.

Au fond, la plupart de nos problèmes se résument à ceci : suivre des règles.

Concentre-toi. Si tu ne trouves rien pour fixer ton intérêt, concentre-toi sur ta respiration. C’est par là, par ton nez, qu’entre le fleuve de la lumière de la Mère. Écoute les battements de ton cœur, suis les pensées que tu ne parviens pas à contrôler, contrôle l’envie de te lever immédiatement et de faire quelque chose d’utile. Reste assise quelques minutes par jour sans rien faire, profites-en autant que tu le peux…

Tu es ce que tu crois être. Ne répète pas, comme ces gens qui croient à la « pensée positive », que tu es aimée, forte, ou capable. Tu n’as pas besoin de te dire cela, car tu le sais déjà. Et quand tu doutes… fais ce que j’ai suggéré. Plutôt de prouver que tu es meilleure que tu ne le penses, ris simplement. Ris de tes soucis, ris de tes insécurités. Vois avec humour tes angoisses. Au début, c’est difficile, mais peu à peu tu t’habitueras.

Maintenant, rentre et va à la rencontre de tous ces gens qui pensent que tu sais tout. Convaincs-toi qu’ils ont raison, parce que nous tous savons tout, il s’agit seulement d’y croire. Crois.

Paulo Coelho La sorcière de Portobello

Une chanson de Shawn Phillips – Woman

Tiré de Onze minutes de Paulo Coelho

Image couple

Extrait du journal de Maria :

Le désir profond, le désir le plus réel, c’est celui de s’approcher de quelqu’un. A partir de là, les réactions s’expriment, l’homme et la femme entrent en jeu, mais l’attirance qui les a réunis est inexplicable. C’est le désir à l’état pur.

Quand le désir est encore en cet état de pureté, l’homme et la femme se passionnent pour l’existence, vivent chaque instant avec vénération, consciemment, attendant toujours le moment opportun pour célébrer la bénédiction prochaine.

Les gens qui connaissent cela ne sont pas pressés, ils ne précipitent pas les évènements par des actes inconsidérés. Ils savent que l’inévitable se manifestera, que la vérité trouve toujours le moyen de se montrer. Ils n’hésitent pas, ne perdent pas une occasion, ne laissent passer aucun instant magique, parce qu’ils respectent l’importance de chaque seconde.

https://www.youtube.com/watch?v=WktqXWa6Lys