
Il y a à mon sens, quatre éléments déterminants de notre condition humaine, qui détermine notre état d’esprit, notre capacité d’adaptation et la façon dont nous allons vivre. Sur ces éléments, nous établissons nos valeurs et priorités. Il s’agit de la mort, la solitude, la liberté et l’ambiguïté. Simone de Beauvoir, dans Pour une morale de l’ambiguïté, aborde ces concepts qui ont un impact direct sur la condition humaine.
Ils décrivent la tension qui oriente notre existence, car nous sommes des êtres partagés entre notre finitude et l’absolu qui s’ouvre devant nous.
La mort indique une fin à notre incarnation et nous rappelle que nous sommes fragiles. L’urgence de vivre, de faire des choses, la quête de sens de la vie ou le laxisme sont directement en lien avec la finitude. Tout dépendant de notre capacité à accepter la mort, nous aurons des états d’esprit paisible ou anxieux.
La solitude nous rappelle notre singularité. Elle nous montre que personne d’autre ne pourra vivre pleinement ce que nous vivons, ce que nous ressentons, ce que nous pensons, et qu’en ce sens, nos choix ne feront jamais l’unanimité. Notre rapport avec la solitude détermine notre capacité à nous écouter et à écouter les autres. Nous sommes dans un espace de coexistence.
La liberté nous rappelle que personne ne peut choisir à notre place. Bien sûr, nous nous faisons imposer des choses. Mais, la capacité à accepter, à être résilient, à être soumis ou réactif ne dépend que de nous. Nous sommes d’une certaine façon ce que nous acceptons et décidons. Notre rapport avec la liberté détermine si nous sommes victimes, acteurs ou artisans de notre vie.
Enfin, l’ambiguïté est la capacité de composer avec l’imprévisible, l’inattendu, le temporaire, l’attente, le changement, et ce, avec notre bagage constitué de force et de faiblesse qui définit l’humain. Accepter cette ambiguïté, c’est refuser les fausses sécurités pour agir en étant conscient de notre réalité et de nos limites.
Lorsque nous apprivoisons notre rapport avec ces quatre éléments fondamentaux de notre condition humaine, et évitant de trop nous enfoncer dans les pièges de la peur, nous découvrons de nombreuses voies de passage.
Une chanson de Corneille – Seul au monde
Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Corneille/Seul-au-monde
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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