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Maurice Zundel et l’émerveillement   3 comments

 

ImAGE

L’émerveillement, c’est précisément le moment où émerge en nous une nouvelle dimension, c’est le moment privilégié où nous sommes soudain guéris pour un instant de nous même et jeté dans une Présence que nous n’avons pas besoin de nommer, qui nous comble en même temps qu’elle nous délivre de nous-mêmes.

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Un tel émerveillement, nous le savons, peut s’éprouver dans tous les secteurs : émerveillement devant la nature, émerveillement devant l’amour, devant l’enfant qui naît ou qui dort, devant une découverte scientifique ou devant une création artistique. Il n’y a pas de domaine où l’émerveillement ne nous ouvre des horizons infinis, pas de domaine où nous ne puissions éprouver, à certains moments, ce sentiment d’une rencontre libératrice ; d’une rencontre avec toujours la même Présence, précisément parce qu’elle accomplit toujours en nous le même effet, parce que la rencontrer c’est cesser d’être esclaves de nous-mêmes et entrer dans un domaine où la liberté s’actualise en libération de nous-mêmes. (…)

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Ce rappel d’expériences connues nous laisse entrevoir que notre libération – notre naissance à nous-mêmes, notre devenir humain, notre émergence hors du monde instinctif et du monde-objet – est liée à la rencontre avec une Présence, toujours la même, avec un « X » ineffable, dont la découverte nous guérit de nous.

Maurice Zundel

 

Une pièce musicale du Cirque du soleil – Alegria

Publié 12 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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S’émerveiller   2 comments

 

Il y a tant à voir, tant à découvrir, il y a tant à faire. Et la précipitation n’aide en rien pour réellement apprécier la beauté qui nous entoure. Combien de belles personnes n’avons-nous pas encore découvertes autour de nous? Combien des produits de la nature avons-nous ignoré autour de nous?

Bien sûr, on peut s’émerveiller devant un spectacle conçu pour nous en mettre plein la vue. Mais, pour nous émerveiller réellement dans notre vie quotidienne, cela demande un état de conscience différent, nous devons nous arrêter, nous rendre disponibles par une présence entière.

L’émerveillement produit par le monde de la consommation ou du spectacle n’a pas les mêmes propriétés que l’émerveillement qui provient de notre rapport avec le monde et de l’interdépendance que nous avons développée.

D’ailleurs, la personne qui veut reproduire l’émerveillement y enlève nécessairement sa substance.

Quand nous nous émerveillons réellement, nous sommes dans un mouvement altruiste spontané, car nous redonnons avant tout.

Regardez cet arbre, il prend racine dans la terre, il s’approche du ciel, son sillon marque le temps au cœur de sa chaire, il est habité d’une sève qui animera ses feuilles.

Mais, tous ces mots ne sont pas suffisants pour susciter l’émerveillement, car seule l’expérience directe saura mettre de la poésie et des sons à ces mots. L’émerveillement qui nous soulève réellement se construit à partir de ce que nous sommes, puis de ce qui émane de soi.

L’art symbolique nous interpelle dans notre capacité d’émerveillement.

Si j’écris pour éveiller ce que je pense, j’espère aussi semer des signes d’attention qu’un lecteur aura laissés germés puis un jour saura les faire éclore dans un instant furtif pour à son tour s’émerveiller.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Veiller Tard

Les lueurs immobiles d’un jour qui s’achève.

La plainte douloureuse d’un chien qui aboie,

le silence inquiétant qui précède les rêves

quand le monde disparu, l’on est face à soi.

Les frissons où l’amour et l’automne s’emmêlent,

Le noir où s’engloutissent notre foi, nos lois,

Cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines

Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,

Ces étreintes qu’en rêve on peut vivre 100 fois,

Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,

Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces paroles enfermées que l’on n’a pas pu dire,

Ces regards insistants que l’on n’a pas compris,

Ces appels évidents, ces lueurs tardives,

Ces morsures aux regrets qui se livrent la nuit.

Ces solitudes dignes du milieu des silences,

Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,

Ces ambitions passées mais auxquelles on repense

Comme un vieux coffre plein de vieux joués cassés.

Ces liens que l’on sécrète et qui joignent les être

Ces désirs évadés qui nous feront aimer,

Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,

Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Le voyage à chaque jour   Leave a comment

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C’est vrai que c’est agréable de se lever le matin et de regarder par la fenêtre en rêvant de partir en voyage, découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles villes, de nouvelles personnes.

Tout semble si bon.

Et cela peut être vrai.

Il est possible de vivre la plénitude en voyage.

C’est possible pour la personne qui se lève le matin et qui sait apprécier le jour qui s’installe et qui sait redécouvrir une autre fois les visages qui l’accompagnent.

C’est possible pour la personne qui redécouvre encore une fois le lieu où il habite et qui sait apprécier les nuances de son propre paysage.

Les plus beaux voyages ont comme lieu d’embarquement l’émerveillement du cœur.

 

Une chanson de Daniel Lavoie – Je voudrais voir New York

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