L’invisible certitude

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Il peut paraître si évident d’appuyer nos certitudes sur ce qui est apparent, visible et bien constitué. C’est rassurant, car on peut le toucher, le posséder et l’entretenir.

C’est probablement pour cette raison que nous entassons tant d’objets dans nos lieux de vie, nous tentons de nous ancrer dans la réalité, prendre le pas sur le vide et l’invisible.

Et pourtant…

Ce qui est invisible prend une grande place dans nos vies. Si nous ne tentons pas minimalement de composer avec, même inconsciemment, notre vie peut rapidement en être affectée.

Le vent qui vient emporter nos feuilles sur la table, le vent qui vient assécher ce que nous aimons ou qui vient nous rafraîchir, est l’expression de cette présence invisible.

Le temps dont nous voyons son œuvre autour de nous, qui parfois nous fait languir, qui parfois nous échappe en est une autre expression.

L’amour que nous partageons, que nous souhaitons, que nous tentons d’exprimer de différentes façons soulève parfois un tsunami dans nos vies.

Ces éléments invisibles, que tout le monde connaît et ressent malgré le fait qu’on ne peut les voir, les toucher, les saisir, ou les définir clairement, sont bien réels.

Il peut paraître contre intuitif de donner de l’importance à ce qui est invisible, et pourtant, cette dimension obscure de notre existence comporte ce qu’il y a de plus sacré.

Le visible et l’invisible sont unis si étroitement qu’ils n’ont de sens que l’un par l’autre.

Une pièce musicale de Max Richter – On The Nature Of Daylight

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