Les nourritures affectives

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La seule révolution physiologique d’une vie humaine, c’est l’amour. Mais autant l’histoire d’amour est universelle, révélant ainsi son enracinement dans notre nature, autant l’histoire de l’amour est incroyablement variée, selon l’époque et le contexte révélant ainsi son enracinement dans nos cultures. L’amour est aussi une révolution culturelle puisqu’il nous fait larguer nos amarres et tenter l’aventure.

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Quand une femme cuisine, ce n’est pas pour se nourrir, c’est pour créer un scénario d’amour. Une femme seule se nourrit vite en avalant un yaourt, un bol de café au lait, un fruit ou un biscuit. Quand elle cuisine pour quelqu’un, le repas devient une rencontre où l’on échange des affects et des paroles bien plus que des glucides, des lipides et des protides. Quand un homme cuisine, c’est pour jouer, pour tenter une acrobatie culinaire qui provoquera des rires ou des exclamations. Le même chose en soi prend des significations très différentes selon le sexe. la cuisine aussi est sexualisée.

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La violence est un point de vue, exprimé par des comportements qui ne tiennent pas compte de l’existence de l’autre.

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La certitude est une antipensée, une litanie intellectuelle.

Boris Cyrulnik dans Les nourritures affectives

Une pièce musicale de Ennio Morricone – Love Theme by

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