Règle d’or

sourire paisible

« La Règle d’or » : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. » C’est l’un des fondements essentiels de la vie morale de toutes les sociétés humaines, une sorte de loi naturelle qui préexiste à toutes les formulations philosophiques et religieuses élaborées au fil ses siècles.

La Règle d’or est formulée dans toutes les cultures orales et les civilisations de l’écrit : c’est le socle universel de la morale.

Ne fais à personne ce que tu n’aimerais pas subir. (Bible)

Ce qui est détestable pour toi ne le fais pas à ton prochain. (Hillel sage juif)

Se comporter avec ses amis comme nous souhaiterions qu’ils se comportent avec nous. (Aristote)

Ce qui vous irrite dans la conduite des autres à votre égard, ne le faites pas à autrui. (Niroclès)

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux vous aussi. Ne jugez pas, pour ne pas être jugés. La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.  (Jésus)

Aucun d’entre vous n’est vraiment croyant tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. (Mohamed)

Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse à vous-même. (Confucius)

Ne blesse pas les autres avec ce qui te fait souffrir toi-même. (Bouddha)

L’homme devrait cheminer d’une manière indifférente face aux choses terrestres et traiter toutes les créatures de ce monde comme il aimerait être traité lui-même. (Jaïns)

On ne doit pas se comporter envers les autres d’une manière qui nous répugne nous-mêmes. (Mahabharata)

Appliquer la règle d’or c’est se mettre à la place de l’autre qui a les mêmes désirs et les mêmes répulsions que nous. Nous pouvons le faire dans les rapports sociaux les plus élémentaires du quotidien.

La règle d’or peut se formuler de manière négative, ce qui est le plus fréquent mais aussi de manière positive : « Fais à autrui ce que tu aimerais que l’on te fasse. » Cet énoncé est plus constructif, il ne se limite pas à nous mettre en garde contre ce qu’il ne faut pas faire, mais il nous pousse à agir. Il ne suffit pas de s’abstenir de tuer, de faire souffrir ou de voler. Ca commence par de toutes petites choses nous apprécions un sourire ? Alors sourions plutôt que d’afficher une mine renfrognée. Offrons aux autres ce que nous aimerions qu’ils nous offrent : de l’attention, un peu d’écoute ou de réconfort, un soutien matériel dans un contexte difficile. Lorsque nous agissons ainsi, nous ressentons parfois une petite lueur de joie. À l’inverse, lorsque nous faisons à l’autre ce que nous ne souhaitons pas qu’il nous fasse, nous ressentons souvent un remords ou un nuage de tristesse. C’est ce que l’on pourrait appeler la voix de notre conscience. Un enfant de cinq ans ou un philosophe de quatre-vingt-dix ans ressentiront la même chose. C’est la force étonnante de la Règle d’or.

Frédéric Lenoir dans le Petit traité de vie intérieure

Une pièce musicale de Hans Zimmer – Chevaliers de Sangréal

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