Au-delà de l’échos d’Alan Watts

Alan-Watts

Tu n’es pas venu dans ce monde. Tu as émergé de ce monde, comme une vague de l’océan. Tu n’es pas un étranger ici.

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Le sens de la vie est juste d’être en vie. C’est si simple et si évident et si simple. Et pourtant, Tout le monde se précipite dans une grande panique comme s’il était nécessaire d’atteindre quelque chose au-delà de soi.

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Aujourd’hui, les voyages restreignent le monde, car nous pouvons presque instantanément, enfermés dans des tubes scellés, aller d’un « point » à un autre. Ces endroits lointains finissent par tous se ressembler. New York, Los Angeles, Tokyo, New Delhi, Tel-Aviv, Paris, Londres, chacune de ces villes à sa boîte Hilton et ses aborigènes qui polluent l’air de leurs gaz d’échappement et qui vivent dans des costumes inconfortables, pour singer certainement notre symbole de succès et de statut social.

Le jour où nous aurons des avions supersoniques, nous irons de bang en bang, d’un point euclidien à un autre. La dernière fois que j’étais à Kyoto, je suis tombé, par hasard, sur un groupe de blondes texanes, aux voix éraillées et aux longues jambes. Elles avaient débarqué quatre heures plus tôt à l’aéroport d’Osaka et voulaient savoir « ce qu’il fallait voir absolument ». Leur état d’esprit les empêchait cependant de ne rien voir d’autre que le seul bar américain de l’hôtel International où elles ne cessaient de se vanter de « leur bon vieux Texas », qui pouvait se retirer des États-Unis d’Amérique quand bon lui semblait. (Beaucoup de Texans croient avec tant de ferveur à l’ordre des pelouses qu’ils vaporisent de la peinture verte sur leur herbe brune, desséchée par le soleil.)

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Lorsqu’on étudie ou lorsqu’on pratique le Zen, il n’est pas besoin de songer à la doctrine. Comme le vieux maître le dit, être pris dans le filet des notions et des termes zen, c’est « puer le Zen ». C’est pourquoi les maîtres en parlent aussi peu que possible, préférant jeter la réalité concrète directement devant nous.

Alan Watts

Une pièce musicale d’Ólafur Arnalds et d’Alice Sara Ott – Eyes Shut

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