Pour l’éveil

L’esprit de l’Éveillé n’est pas comme un miroir qu’il faudrait polir sans relâche. C’est une eau courante et toujours pure. Tout à travers on y voit. Le ciel s’y reflète, et les nuages, et la lune. Cet être est d’une parfaite simplesse, accueillant et sauvage à la fois, rude et doux, tantôt massif comme le chêne, tantôt souple comme le roseau. Son seul mystère ? Celui de la transparence.

Ne cherchez pas en lui de science réservée, de pouvoir occulte. Ne lui demandez pas quand finira le monde, qui pour lui n’a jamais commencé.

Cet homme, même célèbre, sera toujours inconnu. Même inconnu, il ne sera jamais malheureux. Il ne laissera pas plus de trace dans l’histoire que l’oie sauvage dans le ciel.

On lui attribuera un livre, on exaltera son nom ?

Mais son souffle ne sera jamais où on le cherche, où on le nomme. Un jour, lassé, le croyant mort à jamais, vous vous coucherez au bord d’une source ; et là, peut-être, où dans  le profond de l’arbre, vous l’entendrez murmurer.

Pierre Feuga dans Pour l’éveil

Une pièce musicale Feathers in the Wind : Piano Song

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