Le rebelle est-il libre ?

Le libre est-il un rebelle ?

Nous avons tous plus ou moins été rebelle un temps, ne serait-ce qu’à l’adolescence face à nos parents et toutes autres autorités.

Car pour être rebelle, il faut être « face à ». Il faut un opposant, de quelque nature qu’il soit.

Cela signifie que le rebelle reconnaît un pouvoir sur lui-même, généralement de nuisance, à un quidam, une organisation, ou autre, auquel il s’oppose.

De même le soumis reconnaît du pouvoir à quiconque il se soumet.

Le rebelle est autant utile au pouvoir de quelque nature qu’il soit que le soumis. L’un et l’autre le légitiment, lui donnent une consistance que le « libre » n’accorde à rien ni personne.

Le libre ne reconnaît rien de rien, au sens où il n’accorde pas de pouvoir sur lui-même à quiconque, ni à quoi que ce soit.

Il ne répond à aucun mot d’ordre, pas même à celui de se rebeller.

Il « est », et être est inaliénable.

Cela ne signifie pas qu’il est indifférent à ce qui l’entoure, il n’est pas dupe des jeux et enjeux.

Il s’en détourne simplement, sans bruit, sans esbroufe.

Tout comme le vent ne s’arrête pas, peu importe que ce soit par ici ou par là, il passe, le libre passe aussi.

Il ne se sent pas personnellement visé par les faits et gestes d’autrui.

Cela ne veut pas dire qu’il échappe aux événements, il les traverse sans les prendre pour offense personnelle.

Cela veut dire qu’il reconnaît à tout et tous le fait d’être. Tout et tous « sont » tout autant qu’il « est ».

J’ai toujours été fascinée par ces Hommes qui n’ont pas été brisés par l’adversité, comme Nelson Mandela, tour à tour emprisonné et président.

Le rebelle lutte, résiste, s’épuise au combat et finit souvent vaincu ne serait-ce que par son amertume.

Le libre est intouchable.

Il est. Il sait que tout est impermanent. Il attend son heure sans attendre.

Il se tient au-delà de tous les combats.

Il n’est face à rien, pas même à l’immense. Il est l’immense.

Cela ne se fait pas en un jour.

La liberté naît pas à pas, chaque jour, chaque instant que nous œuvrons à lâcher les laisses que nous tenons qui sont autant d’étiquettes pour nous identifier, de postures pour nous rassurer, de croyances ….  pour croire.

Être, juste être rien ou presque et tout à la fois.

Part infinitésimale du tout, indissociable de lui et par là-même, le tout lui-même.

Angélica Mary sur http://www.angelica-mary.fr

Une pièce musicale de Neil Diamond – Be

Les paroles en français sur https://lyricstranslate.com/fr/be-%C3%AAtre.html-0

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s