
Le voyage m’a beaucoup aidé à découvrir l’instant. Le voyage, lorsqu’il s’apparente à un parcours de routard et non pas à un voyage organisé, permet de vivre une certaine forme de détachement.
Lorsque nous arrivons à un endroit, et que nous rencontrons une personne, chaque mot que nous désirons prononcer, jaillit d’une certaine façon du futur pour se faire présent. Chaque sensation que nous ressentons en marque le présent puis, s’enracine dans le passé.
Le fait de ne pas être uniquement en mode habitude, mais en mode accueil et découverte fait vivre ce point de singularité du présent.
Il est si éphémère, si furtif que nous pouvons en arriver à percevoir l’illusion de ces variations du temps et de la matière. Il y a plus vraiment de présent, mais un instant de vie intense et partagé. Ainsi, on en arriver à voyager à partir d’un itinéraire approximatif.
Le voyageur qui prend conscience de la futilité du temps n’essaie plus de capter la sensation, les émotions, les images, les pensées. Il passe à travers ceux-ci comme une expérience nouvelle et singulière qui ne peut pas se reproduire.
Essayer d’éterniser chaque expérience importante d’un voyage c’est vouloir s’abreuver de la sècheresse d’un puit.
Une chanson de Daran – Gens du voyage
Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Daran/Gens-du-voyage.php
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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