Alan Watts et le Zen

Pour savoir ce qu’est le Zen, il n’y a pas d’autre moyen que de le pratiquer, de l’expérimenter concrètement, afin de découvrir ce que recèlent les mots. »

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Ce n’est ni une religion, ni une philosophie. Ce n’est ni une psychologie, ni une science. C’est un exemple de ce que l’on appelle… un « moyen de libération ».

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Bien que le mot « zen » signifie « dhyana » ou « méditation”… son trait le plus spécifique est peut-être son accessibilité directe. (…) L’enseignement du Zen est sans détour, allant droit et ouvertement à la vérité sans jongler avec les symboles.

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Le rôle de ces termes absurdes est d’attirer notre attention sur le fait que la logique et la signification, par leur inhérente dualité, sont une propriété de la pensée et du langage, mais non du monde réel. Le monde concret, non-verbal, ne comporte ni classe, ni symbole ayant une signification autre que la leur propre. En conséquence, il ne comporte pas de dualité puisque la dualité n’apparaît que lorsqu’on classifie, que lorsque nous rangeons nos expériences dans des cases mentales, et une case n’est une case que si elle possède un intérieur et un extérieur.

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La vie zen commence au moment où il n’y a plus rien à poursuivre, plus rien à convoiter.

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La position finale du Zen est qu’il ne se place d’aucun point de vue particulier, restant libre d’adopter celui qui convient le mieux dans telle ou telle circonstance.

Alan Wilson Watts (1915 – 1973) est l’un des pères de la contre-culture en Amérique. Philosophe, écrivain, conférencier et expert en religion comparée.

Ce livre est l’une des meilleures introductions à un courant de pensée qui figure parmi les plus originaux et les plus séduisants de l’Extrême-Orient.

Alan Watts dans Le bouddhisme zen

Une pièce musicale de Raga Yaman – Sitar & Flute for Emotional Release

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