Confidences impersonnelles

Tout ce chemin repose sur la distinction entre l’être réel et ce que nous nommons le mental. Ce mental, qui couvre notre être réel, est fait de peurs, d’illusions, de fantasmes. Il constitue un ensemble d’erreurs et de mensonges, il édicte de fausses lois qui nous paraissent incontournables. À cause de lui, chacun ne vit plus dans le monde mais dans son monde, coupé de sa propre réalité.

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Confidences Impersonnelles : le paradoxe même contenu dans ce titre résume le défi lancé par notre livre et par toute expression de la sagesse. Universelle et supra-individuelle, elle est aussi ce que nous avons de plus intime, comme l’ont proclamé nombre de mystiques. Non née, incréée, elle s’exprime dans sa création. De l’ordre de l’essence, elle a pour vocation de se manifester au cœur de l’existence.

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Quoique la sadhana ou ascèse comporte une part non négligeable d’efforts d’abord ressentis comme « personnels », on ne « se libère » pas comme on se fait des muscles ni ne devient « un sage » comme d’autres deviennent agrégé ou champion. La sagesse ne procède pas d’une acquisition mais d’un dépouillement.

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Tout ce que je puis vous dire, c’est que la sincérité a toujours été l’un des traits de caractère dominants du dénommé Arnaud Desjardins. Un homme tel que lui ne saurait pratiquer longtemps l’exercice illégal de la sagesse. S’il assume une certaine fonction, c’est qu’il s’y sent autorisé. Il s’agit d’une affaire entre lui et les maîtres dont il a tant reçu, plutôt qu’entre Arnaud Desjardins et ses admirateurs ou détracteurs.

Arnaud Desjardins et Gilles Farcet dans Confidences impersonnelles : Entretiens avec Gilles Farcet

Une pièce musicale de Sheku Kanneh-Mason – Ravel’s Kaddisch

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