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Des chemins sans voie   Leave a comment

ImAGE Ballon

Nous habitons un monde qui est sans voies prédéterminées. Il existe tant des chemins, mais l’identification de la voie de passage nous est avant tout personnelle.

Est-ce que vous vous êtes déjà retrouvé au milieu d’une mer immense? En regardant devant, nous voyons que des vagues et un horizon lointain. Et pourtant, pour un navigateur de navire, la voie à suivre est claire.

Est-ce que vous vous êtes déjà retrouvé au milieu d’un désert immense? Moi, lorsque j’étais dans le désert blanc en Égypte, je n’y voyais que du sable, des dunes, des arabesques de sable que le vent avait forgé et l’horizon. Pourtant, le guide bédouin savait exactement quelle voie prendre et où bifurquer.

Est-ce que vous vous êtes déjà retrouvé au milieu dans un grand quartier résidentiel au cœur d’une ville inconnue? Il me semblait que toutes les maisons, toutes les rues se ressemblaient, il n’y avait aucune indication pour me guider, et pourtant, chaque passant que j’interrogeais pouvait me partager une portion de leur voie me permettant à terme de retrouver ma voie.

Bien qu’il y a une multitude de chemins devant nous, c’est la destination et le type de voyage que nous voulons entreprendre qui détermineront la voie à suivre. Méfiez-vous, et ce dans quelque domaine que ce soit, des vendeurs de chemins préfabriqués, car en bout de piste, vous serez quelque part, mais probablement loin de votre voie.

 

Une chanson de The Beatles interprétée par Rufus Wainwright – Across The Universe

Les paroles sont sur : https://www.lacoccinelle.net/249615-the-beatles-across-the-universe.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 6 octobre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La chevauchée   2 comments

 

Ce matin, je suis monté sur l’oiseau de la liberté

Et nous nous sommes élancés vers les nuages

Le vent tournait en dansant pour nous accompagner

Et mes oreilles étaient remplies de ce chant de trainage

 

Nous sommes allez voir si les pays lointains

Étaient tous reliés par les chaînes de pierres et de terre

Et apprécier si ces pays étaient parsemés de chemins

Qui ultimement ramenaient les voyageurs à leurs frontières

 

J’ai entendu les discours des gens qui se propageaient

Et si chaque mot renvoyait à notre conscience collective

Les silences portaient une honte que l’on tait

Et l’amour ballotté par nos sauts d’humeurs répétitives

 

Et lorsque je suis revenu de ce voyage avec la liberté

J’ai foulé la terre avec des ailes et un regard insoumis

Insensibles aux chemins proposés pour traverser

Les chaînes, les frontières et les maux que créé par l’esprit

 

Nous sommes des milliards en exploration individuelle

À imaginer des sentiers précieux là où il n’y a qu’itinéraire

Traversant les foules obscures des sentiments pluriels

Cherchant des yeux affolés des cartes et des repères

 

Quelle que soit la destination que nous pourrons imaginer

Nous la quitterons, comme tout le reste, un jour

Tout passe comme le vent pendant la chevauchée

Même si tout est là immuable et sans détour.

 

Une chanson de Neil Diamond – Be (Chanson tirée du film Jonathan Levingstone le goéland)

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Publié 11 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Les voies de passage   Leave a comment

Les pas du coeur

Le passant : J’ai une amie qui vient de changer complètement.  Elle est devenue une adepte d‘un mouvement spirituel. Elle a acheté récemment des banderoles, des statuettes, un bol en cuivre, de l’encens, des affiches et même sa façon de s’habiller à changer.  Elle écoute une musique différente. Je ne la reconnais plus.

Le passeur : Cela t’inquiète?

Le passant : Oui, elle fait plus que changer, elle devient différente!

Le passeur : Et ce n’est pas bien de changer? Il faut toujours rester pareil?

Le passant : Je sais qu’il faut changer, mais, à ce point!

Le passeur : Dans la vie, nous parcourons un chemin qui au début est une voie commune, puisque nous le partageons avec nos proches, par exemple, les membres de notre famille. Puis, avec le temps, la voie devient de plus en plus singulière. Sur le bord des chemins que nous parcourons, il y a des panneaux de signalisation, des signes qui nous permettent de trouver la voie de passage vers la destination qui nous intéresse.  Trop souvent nous avançons sur les chemins sans porter attention aux panneaux, aux signes. Ainsi beaucoup d’opportunité d’atteindre notre prochaine escale nous échappe.

Le passant : Si je comprends bien cette métaphore, c’est comme si mon amie avait décidé de couper à travers le champ!

Le passeur : C’est une avenue possible!  Cela t’inquiète?

Le passant : Oui!

Le passeur : Mais c’est sa vie et non la tienne!

Le passant : Je sais!

Le passeur : Il se peut aussi qu’elle soit en train de faire comme beaucoup d’entre nous, c’est-à-dire que nous nous arrêtons pour étudier le panneau de signalisation, nous décodons et puis nous en arrivons à adopter les objets rituels et folkloriques sans avoir bougé d’un centimètre, en pensant qu’en mettant par exemple un panache ou en prenant un capteur de rêves nous allons devenir amérindien. Dans cette illusion, plus besoin d’avancer, il s’agir d’y croire. Il y a beaucoup de personnes qui regardent des panneaux sur le bord du chemin et qui n’ont pas encore initié le mouvement concret qui implique un travail avec soi vers une nouvelle voie, pour vivre l’expérience.

Accepte la différence, accepte que tes proches expérimentent de nouvelles voies.  Rester sur le grand chemin, prendre la clé des champs, prendre une nouvelle sortie ou encore adorer un panneau de signalisation ne sont que des étapes dans une vie. Tout bouge, et tout être par ses expériences développera une conscience de ce qu’il a à faire. Le reste est une question d’attention, de temps, de volonté, de courage et parfois de résilience.

Le passant : Je ne devrais pas m’en faire?

Le passeur : Tu devrais accepter le choix de ton amie et l’accompagner et surtout, éviter de la juger, mais de lui apporter des points de vue constructifs et parfois ton aide pour elle et non pour toi.  Elle a suffisamment à faire avec sa nouvelle condition à explorer.

 

Une chanson de jean-Pierre Ferland interprétée avec Éric Lapointe – Qu’est ce que ca peux ben faire

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Publié 20 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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L’aventure d’être soi   2 comments

ImAGE joie

Je suis de ceux qui accordent une importance au désir. Toute ma démarche personnelle repose sur la réponse à ce que je désire réellement, au plus profond de moi.

Je ne veux pas être comme quelqu’un d’autre, je veux me réaliser dans ma quotidienneté.

À ceux qui me proposent de taire et d’éviter la peur, les craintes, les doutes, et tous les soubresauts de nos émotions en nous, je réponds que je ne peux pas refuser la vie et nier ce que je suis.

Dans le film L’aventure c’est l’aventure de Claude Lelouch, on annonce candidement que La devise c’est La clarté dans la confusion!

Je suis encore emballé par cette devise.

Prendre le temps de vivre, de décoder, d’entendre ce qui se passe réellement, de porter une attention bienveillante afin de discerner à travers les soubresauts de la vie le chemin que nous parcourons, voilà un beau défi.

Il faut savoir accepter que parfois les chemins que nous empruntons ne soient pas sans obstacle, sans nids de poule, et que le fait de se sentir secoué ne soit pas nécessairement de mauvais augure.

Les soubresauts ou les obstacles du parcours que nous poursuivons ne sont pas des problèmes importants. Toutefois, cesser d’avancer ou vouloir sortir de son propre parcours pour trouver que les voies plus calmes en sont.

Développer la conscience ne veut pas dire se sauver de la réalité!

Vivre c’est mon aventure d’être pleinement moi.

L’extrait

Une chanson avec Johnny Hallyday – L’aventure c’est l’aventure

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Quand les pas avancent par coeur   Leave a comment

Les pas du coeur

J’ai perdu mon chemin. Mon cœur battait la chamade. J’étais presque aux larmes.

Puis, je me suis retrouvé ici. J’ai même pensé te chercher, mais cela ne valait pas la peine, j’étais là ou seule l’imprévue peut organiser une rencontre. Le cœur a toujours besoin d’une direction pour bien s’ébattre, et pourtant tous les chemins portent les signes de l’oubli.

Comment bien atteindre son temps de présence si nous n’avons pas le cœur du voyageur?

Puis j’ai entendu mon cœur m’appeler derrière l’arbre à gauche. J’ai posé ma main sur l’arbre, il vibrait encore. Je l’entendais maintenant chanter à mes pieds, dans les racines. J’ai enlevé un peu de terre et j’ai entendu mon cœur battre tout comme soi. J’ai remis la terre, j’ai caressé l’écorce et j’ai tourné mon regard vers l’endroit d’où je venais. Alors, j’ai tendu mon cœur prêt à voyager en chantant les nouvelles voies à créer.

Puis, besoin de chemin, les pas avancent par cœur.

Des chansons de Félix Leclerc (La vie, Les algues, Moi mes souliers, Le petit bonheur)

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Publié 17 avril 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Rencontre entre voyageurs   Leave a comment

p1070254

J’aurais eu le goût d’écrire que je marchais seul dans les rues de Yaoundé, mais dans les faits, il y avait beaucoup de monde même si c’était à peine 7 et 15 du matin. La chaleur agissait déjà sur le corps comme pour rendre les mouvements plus lents, plus fluides et le souffle plus court rapidement.

Différents regards, différentes démarches et les couleurs de l’arc-en-ciel fragmentées en petites pièces de vêtements et parsemées sur le long des rues habitées d’humains affairés.

Nous étions une majorité à nous rendre quelques parts, à nous rendre à sa destination. Quelques-uns tantôt itinérants, tantôt voyageurs comme moi, étions là en chemin sans parcours précis, sans but, car nous étions depuis à notre dernière destination.

C’est lors des ces escales qui font figure de transit avant un nouveau départ que les belles découvertes se présentent.  L’esprit ouvert, sans intention de faire quoi que ce soit de particulier, les sens trouvent simplement du sens.

C’est ainsi que l’un rencontre l’autre pour être simplement, sans intention, sans attente, sans but, juste être avec un autre pour vivre ce moment. C’est cela une belle rencontre, deux humains qui partagent des secondes d’intériorité comme nous nous partageons simplement thé, figues et noix, avec le regard nourricier d’humains qui s’alimentent de notre diversité.

Puis, tels deux aventuriers de la vie, nous nous sommes quittés pour marcher seuls dans les rues de Yaoundé, bien que dans les faits, il y avait beaucoup de monde qui déambule.

Une pièce musicale d’Estas Tonne – The song of the golden dragon

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En attente de l’évidence de vivre   3 comments

grandi ose

Je t’ai remarqué, tout de suite j’ai senti cette résonance

Tu avançais vers moi, j’ai souri et tu m’as souri et nous avons continué nos chemins

Je t’ai revu, j’avais mis mes beaux vêtements, je voulais que tu me voies

Tu as avancé vers moi, tu as regardé mon veston et tu as souri, et nous avons continué nos chemins

Tu es réapparue là où je m’attendais, j’ai fait comme si je ne te voyais pas

Tu as avancé vers moi, tu as regardé plus longuement que d’habitude, et nous avons continué nos chemins

Je t’ai croisé sur la rue, j’avais décidé de te parler, je t’ai dit qu’il allait probablement pleuvoir

Tu as avancé vers moi, tu as ri et dit oui, et nous avons continué nos chemins

Je t’ai vue danser dans le parc avec des enfants, je me suis approché pour sentir ton bonheur

Tu as avancé vers moi en courant en tenant un enfant par la main, et nous avons continué nos chemins

Je t’ai salué lors d’un passage dans le corridor et tout mon corps était tendu

Tu as avancé vers moi, tu as regardé mon visage et nous avons continué nos chemins

Tu es réapparu là où je ne m’attendais pas, j’ai été spontané, et toi aussi, simplement

Tu as avancé vers moi, nous nous sommes simplement parlé comme deux âmes qui se rendent à l’évidence que vivre est le chemin…

Une chanson de Maxime Le Forestier – Éducation sentimentale

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Publié 20 février 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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