Écoper, vider

La peur est une sorte de liquide dans nos vies. Lorsqu’elle s’installe en trop grande quantité, parce que nous avons décidé de ne pas écoper le surplus au fur et à mesure, la peur s’incruste dans nos fondements. Elle prend la place que l’amour et l’acceptation occupent.

Puis, lorsque la peur monte en nous, elle s’attaque aux racines de la bonté, de la beauté et de la conscience.

Un jour, on se rend compte que nous avons une peur viscérale et que nous nous noyons dans nos propres élucubrations. On doute de soi, on doute des autres, on voit des complots partout.

Tout comme l’eau, nous avons besoin de la peur, quand c’est dans un juste équilibre.

Lorsque nous apprenons à faire face à la peur, à agir au fur et à mesure que nous nous sentons envahis, nous pouvons constater que le courage et la résilience s’appuient avant tout sur l’acceptation de notre condition humaine.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peur de rien blues

Les paroles sur https://jjgoldman.net/jean-jacques-goldman/chansons/peur-de-rien-blues/

Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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