
Rien ne nous est dû, la vie n’est pas prévisible.
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Respecter ses propres limites, accepter ses propres imperfections, cela permet de se pardonner et de pardonner aux autres.
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On vit parfois sans être là
On effleure les heures en funambule
On marche dans les rencontres en somnambule
On se laisse faire et défaire
Par le ressac des jours
Et l’on se retrouve soudain
Jeté sur un rivage dont on n’a pas la clé
Par paresse ou par facilité
On aimerait que vivre aille de soi
Mais rien n’est donné sans que nous soyons là pour le désirer
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Tout chemin commence par une prise de conscience, une sorte de réveil. « Ce que je vis n’est pas un destin, c’est un chemin parmi des milliers d’autres. »
Rien n’est décidé d’avance. À n’importe quel moment de la vie et jusqu’au dernier jour, il existe la possibilité de vivre autrement, de vivre pleinement et cela n’a pas grand-chose à voir avec les circonstances extérieures. Le maître spirituel contemporain Anthony de Mello avait coutume de dire que la plupart des humains naissent endormis, vivent endormis et meurent endormis. Très peu d’entre eux se réveillent, malheureusement. Ils vivent sous le poids de leurs difficultés, enfermés dans leurs croyances et leurs programmations. Pourtant la liberté est possible ! La porte de la prison est ouverte ! Ils ne la voient pas, tout occupés qu’ils sont à décorer leur cellule pour la rendre plus vivable.
Rosette Poletti dans Chemins de sagesse pour les temps difficiles
Une pièce musicale de Snorri Hallgrímsson – Acceptance
