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Un signe de vie   Leave a comment

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Il marchait sur la plage tôt le matin, lorsqu’il fit une découverte surprenante. Il y avait une bouteille recouverte de sable qui contenait un message. Il a pris la bouteille et après l’avoir ouvert, il a lu le message qui semblait venir de la nuit des temps.

Il n’est pas nécessaire d’attendre les signes pour se rassurer et se voir confirmer que la voie est bonne. La voie que tu as choisie est ta vie, elle n’est pas ta destination.

Aujourd’hui c’est encore un nouveau jour, une nouvelle opportunité de réaliser des nouvelles avenues. Aujourd’hui est une opportunité de signer ta vie comme on grave le bonheur dans le cœur.

Il n’y a rien à attendre, et tout à réaliser, tout à surprendre, tout à découvrir et s’en émerveiller. As-tu déjà fait un signe à la beauté de la vie pour signifier ta présence?

Elle est la résultante de ta singularité, de ton originalité, elle est un signe distinctif pour notre humanité.

Au sein de l’un de ses cycles, tu corresponds à une zone occupée par la constellation de ta génération et à partir de laquelle il est possible de prédire les caractéristiques des avenirs possibles.

En y mettant notre cœur, et avec compassion, il est possible de devenir un signe de vie sur la Terre qui sera le joyau de l’univers.

 

Une pièce musicale de Ricahrd Strauss = Also Sprach Zarathustra

utilisée dans l’ouverture du film 2001 Odyssé de l’espace

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 24 juillet 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Ni devant, ni derrière   Leave a comment

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L’expérience que nous acquérons est d’une grande utilité, car notre vie n’est pas linéaire. Nous ne nous développons pas d’un point A à un point B. C’est plus complexe que cela.

Nous avançons dans la vie sur un cercle, sur une Terre qui est ronde, dans une vie qui comporte des cycles, et qui n’a de linéaire que notre vision qui se perd lorsque l’horizon chute.

Où que nous souhaitions aller, et quel que soit l’expérience que nous vivons, nous entrons en contact avec des points de repère déjà connus faisant en sorte que le chemin va toujours nous ramener vers ce nouveau point de départ de nos périples.

Développer de l’expérience, c’est se nourrir par le corps de la terre de ce processus de réincarnation dans l’expérience nouvelle.

Ce que certains appellent un retour à la maison, un retour à soi, est l’atteinte d’une nouvelle destination qui a connu notre départ. En ce sens, nous sommes plus que la somme de nos apprentissages, nous sommes la fermentation de notre attention et de notre conscience.

En marchant sur le cercle terrestre qui nous propulse dans l’espace, sur une échelle de temps incommensurable, l’instant est la seule mesure qui me donne vie.

Une chanson de Joni Mitchell – The Circle Game

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1293767-joni-mitchell-the-circle-game.html

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Publié 15 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’instant indéfinissable   1 comment

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Bien que nous entendions souvent que tout à un début et une fin. Je ne suis pas certain que la vie se déroule calmement sur le fil du temps linéaire où l’évolution nous amènera à son apogée. Le passé qui engendre le présent, qui lui prépare le futur m’apparait restrictif.

Lorsque nous explorons une vision différente, une vision cyclique de la vie, il arrive parfois que le présent produise le passé, et le futur engendre le présent.  Dans cette perspective, isoler l’un de ces trois stades du temps n’a pas de sens.

Ultimement, l’instant infini ne crée sans cesse que lui-même.

Tout en nous et autour de nous apparaît comme un phénomène cyclique.

La vie humaine (naissance, enfance,  adulte, mort),

les repas,

les pulsations du cœur,

la circulation du sang,

les quatre saisons,

l’éveil et le sommeil,

le jour et la nuit,

les cycles de la lune

et j’en passe.

Ainsi cette vision du temps introduit le phénomène de la périodicité. Ce que nous faisons entraîne des effets qui dansent sur la portée du mouvement cyclique. Un temps de bonheur suivi d’un temps de tension.

Le ressac de nos actions amène joie et souffrance, et apprendre à travailler d’une manière constructive avec cette périodicité nous amène à ne plus s’imposer, mais à s’harmoniser avec les vagues créatrices de la nature.

Une attitude d’humilité.  Une quête pour être en phase.

Un peu à l’exemple du cultivateur qui sait attendre le bon moment pour les semis, il nous est possible d’apprécier la bonne position par rapport à notre propre cycle.

Un cycle en nous ou dans la nature n’est pas un phénomène fermé à l’image d’un cercle. Plutôt, il apparaît comme un mouvement, à l’exemple d’une spirale qui comprend une fin-continuité et un début-continuité toujours différents jusqu’à la grande métamorphose, telle une chenille se transformant en chrysalide ou en cocon puis en papillon, puis en …

Apprendre à décoder les cycles de nos vies permet d’être en phase avec notre énergie, de savoir appuyer là où il le faut, et lâcher prise lorsque c’est requis.

Selon cette perspective, une cause créant un effet n’est qu’une représentation de notre esprit pour saisir le mouvement d’un cycle sans égard à l’instant infini qui ne crée sans cesse que lui-même.

Et cela, c’est amusant.

Une pièce musicale de Gentle Giant reprise par le groupe Fredonia Guitar Quartet – On Reflection

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Publié 1 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La nature ne connaît que la vie   Leave a comment

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 Source du texte dans l’image, un chant shamanique des Soyotes (Tuvas) Sibéri

La nature ne connaît que la vie. La mort n’est pour elle qu’un épisode. Elle en efface les traces sous le sable ou sous la neige, les fait disparaître sous une végétation luxuriante de verdure ou de fleurs.

Qu’importe à la nature si une mère, à Tché-Fou ou sur les rives du Yang-tsé-kiang, fait offrande d’un bol de riz et de quelques bâtons d’encens au dieu du sanctuaire, en priant pour le retour de son fils : martyr obscur, tombé sur les plaines de la Tola, ses ossements se dessèchent sous les rayons destructeurs du soleil, et les vents en éparpillent la poussière sur les sables de la prairie.

Il y a de la grandeur dans cette indifférence de la nature envers la mort, dans son ardeur à ne connaître que la vie.

De même qu’un miroir, bien qu’unique, semble devenir multiple de par la variété des objets qui se reflète en lui, de même, la conscience pure, bien qu’unique, parait se revêtir de diversité.

Considère que dans les rêves, l’esprit assume à lui tout seul les trois aspects de voyant, de vision et de chose vue. De la même façon, la pure conscience se manifeste sous une multiplicité d’aspects.

*

Les Soyotes qui vivent dans la région des Urianhays sont fiers d’être de vrais bouddhistes, convaincus d’avoir conservé la pure doctrine de Rama et la sagesse profonde de Çakya-Mouni.

Au XIIIe siècle, ils préférèrent émigrer et chercher refuge au nord plutôt que de livrer combat ou de se soumettre au sanguinaire Gengis Khan qui voulait enrôler dans ses forces ces merveilleux cavaliers-archers.

Trois fois au cours de leur histoire, ils ont ainsi émigré vers le nord pour éviter la lutte, et nul ne peut dire aujourd’hui que sur les mains des Soyotes on ait jamais vu de sang humain. Avec leur seul amour de la paix pour arme, ils ont combattu la guerre et ses maux.

Tirée de Bêtes, hommes et dieux de Ferdynand Ossendowski

Une pièce musicale de German et Claudia Klatylaev: Shamanic Music from the Siberian North

Publié 22 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Sur la rue principale, la vie passe   1 comment

J’ai appris à regarder la rue principale de mon quartier avec sagesse. Elle est belle, elle est vivante, stimulante et souvent différente.

Oui il est vrai que l’été elle a des airs de légèreté, il fait chaud, les portes sont ouvertes et la rue est bondée de gens provenant de différents horizons. Mais c’est toujours la même rue.

C’est très différent de l’hiver, lorsqu’un voile blanc de neige couvre des surfaces importantes, que le froid accélère le pas et que les promeneurs sont nettement moins nombreux. Mais c’est toujours la même rue.

Vous devriez voir cette rue avec ses lumières et ses guirlandes au mois de décembre. Noël annonce le cadeau des couleurs, le magasinage du présent et la course contre la montre pour certains. La neige s’accumule. Mais c’est toujours la même rue.

À l’automne quand il pleut et que le temps est gris, que même les itinérants se cachent pour ne pas être emportés par la grisaille, c’est la fin des festivités et pourtant, c’est toujours la même rue.

Bientôt, la neige va fondre, et les pousses vertes vont revenir éclore. La rue fera peau neuve, et elle célèbrera le premier soir d’ouverture des terrasses. Des couples marcheront lentement, collés, avec leurs regards lumineux. Et ce sera toujours la même rue.

Une rue à l’image de la vie. Là où des racontars pourraient y voir les différents courants de pensée contradictoire pour illustrer la représentation du monde, d’autres y voient que le cycle de la vie qui berce nos perceptions sans en atteindre la nature profonde. Un point de vue différent n’est pas la preuve d’une position différente pour le sage qui regarde l’ouvrage du temps.

Une chanson deLior Shoov – Changing with the seasons

http://www.quai-baco.com/lior-shoov-changing-with-the-seasons-en-session-acoustique-25050/

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Conscience du cours de l’histoire   Leave a comment

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Revisiter notre histoire est une source importante de développement, non pas pour connaître les dates, les noms et les réalisations, mais pour en tirer des leçons.

Ne pas vouloir apprendre l’histoire, c’est s’enfermer dans une représentation du monde fermé.  Nous serons de ceux qui véhiculeront des préjugées comme des conquérants au regard des autochtones ou des minorités de ce monde. Regarder uniquement des éclats verre au sol ne nous permet pas de concevoir ce qu’était le vase avant sa transformation.

Il y a des leçons à tirer de 8 000 ans d’histoire, même si le présent pèse et, décele l’imprévisible.

Par exemple, une caractéristique de la vie culturelle ou spirituelle en apparence mineure (danse, yoga, méditation, etc.) d’un peuple peut émerger à notre ère de communication et devenir un mouvement populaire et insuffler une vie de société différente et apparemment exotique, devenir des choix nouveaux et émergents. C’est l’expression d’une autre forme de domination de ce qui était souvent issu d’une minorité. Le cycle de vie et l’interdépendance nous permettent de revisiter ce qui est porteur de sens au fil des ans.

L’histoire est le recueil de tant de possibilités humaines, alors s’en priver, c’est accepter d’oublier que nous sommes nouveaux à chaque instant, car, l’essence même de la vie, est de se nourrir d’imprévisible. Y puiser sa richesse, c’est rendre le monde meilleur.

Une chanson de Catherine Clara – La craie dans l’encrier

On poursuivait le cours de l’histoire
Sur un cahier quadrillé
Et quand la guerre était terminée
Il était quatre heures et quart
Et l’on tournait les pages
Et puis tout s’effaçait
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

Le professeur était très bavard
Vers la fin de la journée
Et quand il s’arrêtait de parler
On se passait de buvard
Plus on tournait les pages
Et plus on oubliait
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

On a fermé les cahiers un soir
Sur la guerre inachevée
Et comme si rien ne s’était passé
On a déserté l’histoire
On a sauté les pages
Et tout s’est effacé
Comme s’il y avait un peu de craie
Dans l’encrier

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Par delà la transformation   Leave a comment

Grèce la mer

Notre évolution est basée sur la transformation.  Nous sommes enfants, nous devenons adolescents, puis adultes et ainés avant de mourir. Tout est changement, autour de nous, dans nos vies, et nous nous adaptons du mieux que nous pouvons.

Et pourtant, malgré le processus d’adaptation, il y a cette insatisfaction, ce besoin d’aller au-delà de la transformation, de sortir d’un cycle fondamental qui nous fait muer d’une personne jeune à une personne mature, ou encore d’un comportement injuste à un comportement juste.

Par l’entraînement de l’esprit qui prend la forme pour certains, de méditation, de yoga, de course, ou de création d’œuvres d’art, etc., nous avons l’intuition qu’il y a quelque chose qui dépasse cette danse entre les duels et les contraires. Nous avons l’intuition qu’il est possible de vivre l’état où il n’existe pas de différence entre le juste et l’injuste.

Lorsque nous dépassons cet état par delà le mouvement des choses qui se transforment, nous prenons conscience que les opposés ont la même saveur. Le bon, le mauvais, le laid, le beau, le grand, le petit.

Nous avons tous déjà fait l’expérience de cette réalité de vivre ce que nous nous sommes toujours refusé, puis surpris, constater que cela n’était pas si grave. Mais trop souvent, notre manque de pratique et de conscience nous fait tout simplement basculer vers le cycle des dualités au lieu de s’en extirper par son éveil, cette autodétermination de sa nature propre. Pour s’affranchir d’un karma négatif ou positif, notre expérience doit se détacher de l’accumulation infinie de karma.

Peut-on revenir à la conscience de notre état naturel? Cet état où tout peut être intégré dépasse cette volonté de changement. Cet état où nous prenons conscience tout simplement de notre présence dans ce monde amène l’apaisement de l’agitation, du transformé se voulant transformant de sa réalité. Dans cet état de conscience, il n’est pas nécessaire de s’asseoir les yeux fermés tout en fixant un point unique comme on le pratique en salle d’entrainement. Ce n’est pas les mouvements, ou leur absence, le silence ou psalmodie et rituel qui donnent le véritable sens à la pratique.

Le véritable sens de la pratique est d’habiter notre nature propre qui est diverse et singulière. Pour un, elle est calme et mouvement lent, pour d’autres énergie et création. Il n’y a pas de formule miracle applicable à tous, ce qu’il faut pour habiter notre nature propre doit être appris directement.

Une chanson de Serge Fiori-Seule

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Publié 18 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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