Archives du tag ‘dualité

Unifié   Leave a comment

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En regardant les étoiles dans le ciel ce soir, il y a une énergie qui nous transcende. Il y a tant de points lumineux, autant de monde, autant de modèles différents de vie. Et pourtant, ce grand Tout donne l’impression qu’il y a un dénominateur commun, un fil conduction.

Considérez les humains avec qui vous vivez. C’est tout comme ces étoiles, on constate la diversité, des modèles de vie et de croyances différents. Et pourtant, il existe un dénominateur commun à tous ces humains.

Lorsque nous prenons connaissance de ce dénominateur commun, notre rapport avec le monde, avec l’univers, change. Nous n’essayons plus d’exploiter sans considération, car nous savoir qu’un tel comportement devient comparable à de l’automutilation.

Lorsque nous prenons connaissance de ce dénominateur commun, l’équité, dans nos rapports humains avec l’autre ou avec notre conjoint, s’impose par elle-même, et en toute liberté toute notion de couples opposés s’efface.

Une chanson de Matt Corby – Brother

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/663864.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 10 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Une rencontre sans déplacement   Leave a comment

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Certains disaient de lui qu’il était fou. Pour vous dire vraiment ce que j’en pense, je m’en fou.

Il a une vision du monde qui est diamétralement différente. Et c’est cette singularité qui m’a toujours souri.

Par exemple, il ne se voit pas dans une dualité où nous sommes actifs par moment et inactifs dans d’autres.

Il se plait à rappeler que même si nous avons l’impression de nous déplacer en voiture, en train, en avion ou en marchant, nous sommes toujours à l’endroit ou nous existons, car nous sommes restés ce que nous sommes malgré le mouvement et le chemin parcouru.

Il aime ainsi nous amener à porter une attention non pas sur ce qui est éphémère et externe à l’humain, par exemple le mouvement ou les activités, mais, à redécouvrir ce qu’est notre nature propre, par delà ces activités et ces mouvements.

En aimant l’autre, en faisant des rencontres, nous ne devrions pas seulement accorder une attention aux gestes que nous partageons, puisque derrière cet accueil, il y a à relier ce qui est intangible et unique.

Il y a des rencontres ou nous laissons les différences flotter et nous devenons sans lieux.

Une chanson de Mariee Sioux – Wizard Flurry Home

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Publié 1 octobre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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N’être   Leave a comment

ImAGE contact

Durant toute sa vie, il a cherché le bonheur dans les multiples facettes de ce vaste monde, autant par l’art que par le jeu, les rencontres et les errances. Il regardait et cherchait méticuleusement autour de lui.

Il était certain que le bonheur se cachait à travers la bonne personne, dans les bonnes situations, il avait l’intuition que le bonheur amenait le développement de soi comme l’apogée de cette reconnaissance.

Puis, il a cherché le bonheur au fond de Soi. Il a pris la voie de l’intérieur.

C’est pourquoi il était à l’écoute de son corps, des sensations, de l’effet que procure l’acquisition de concepts, de la compréhension par le mental.

Bien sûr, il a rencontré différentes formes de joie, il a goûté le plaisir, il s’est enivré de désir, mais jamais il n’a eu ce sentiment de vivre le bonheur véritable.

Son esprit était esprit voilé, confus. Il avait pensé qu’à l’intérieur de soi la clarté serait présente, et pourtant. Bien sûr il avait découvert ce moi qui l’habitait, mais cette représentation portait aussi en elle son opposé, «ce qui n’est pas moi», l’adversaire, l’autre.

Un jour, il regarda le lever du jour sur les vagues mouvantes du torrent de la rivière, et il eut cette sensation d’émerveillement d’être. Plus rien à saisir, plus rien à laisser, que cet instant de pur bonheur.

Il venait de laisser partir la notion de sa vie, du voyage et de la recherche. Il venait de n’être.

 

Une chanson de Peter Gabriel Across the River Live

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Publié 24 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Essais d’empirisme radical   Leave a comment

Québec

Permettez donc que je me résume — trop sommairement, et en style dogmatique — dans les six thèses suivantes:

 1- La Conscience, telle qu’on l’entend ordinairement, n’existe pas, pas plus que la Matière, à laquelle Berkeley a donné le coup de grâce;

 2- Ce qui existe et forme la part de vérité que le mot de “Conscience” recouvre, c’est la susceptibilité que possèdent les parties de l’expérience d’être rapportées ou connues;

 3- Cette susceptibilité s’explique par le fait que certaines expériences peuvent mener les unes aux autres par des expériences intermédiaires nettement caractérisées, de telle sorte que les unes se trouvent jouer le rôle de choses connues, les autres celui de sujets connaissants ;

4- On peut parfaitement définir ces deux rôles sans sortir de la trame de l’expérience même, et sans invoquer rien de transcendant;

 5- Les attributions sujet et objet, représenté et représentatif, chose et pensée, signifient donc une distinction pratique qui est de la dernière importance, mais qui est d’ordre FONCTIONNEL seulement, et nullement ontologique comme le dualisme classique se la représente;

 6- En fin de compte, les choses et les pensées ne sont point foncièrement hétérogènes, mais elles sont faites d’une même étoffe, étoffe qu’on ne peut définir comme telle, mais seulement éprouver, et que l’on peut nommer, si on veut, l’étoffe de l’expérience en général.

William James dans Essais d’empirisme radical

Une chanson de Björk – Human Behavior

Les âroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/247513.html

Publié 14 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’estime de l’autre   2 comments

Il est fascinant d’entendre les gens se diviser et creuser l’écart qui les sépare.

J’entends ceux qui regardent leurs opposés, leur accolant des surnoms amusants, tels des illuminés, des faux sages, des rêveurs, parce qu’ils ont pris la voie de l’expérience de soi, de l’être. À leurs yeux, ces êtres sont dans une sorte d’anesthésie générale à l’égard de la réalité, insensible au réel.

De l’autre côté, ces êtres désignés comme des réalistes, des spécialises du faire, et qui selon leur conception du monde, le devenir de l’homme se façonne à la chaine de production.

Rien de subtil dans le déni de l’autre, un jugement brut et inutile. L’écoute n’a plus sa raison d’être depuis longtemps. Et pourtant, l’empire de la dérision est occupé par les sans-estimes de l’autre ni de soi.

Peu importe l’objet ou le domaine de la division, ce qui est fascinant, c’est de constater que ce sont ceux qui creusent les écarts ou construisent des murs qui font un travail aliénant et qui se consument en efforts inutiles.

L’estime de l’autre est un pont vers notre humanité.

Une pièce musicale de Johann Johannsson – IBM 1401, A User’s Manual « Processing Unit »

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Publié 8 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Les sens de la vie   Leave a comment

Nous vivons parfois de beaux paradoxes en tant qu’humains. Notre esprit tente de diriger toute notre vie vers un sens et nous amène parfois à des lieux qui n’ont pas de sens.

La personne qui ne trouve pas de sens ou de raison à sa vie va être malheureuse, son esprit va chercher continuellement le sens à la vie.

Pour celle qui a une raison de vivre, cela va souvent se traduire par une réponse ciblant le travail. Habité par ce sens, cela lui permet d’endurer beaucoup de privations et d’épreuves, notamment de ne pas vivre selon ses désirs profonds.

La personne contracte des obligations, elle adopte un rythme de vie qui fait en sorte qu’elle ne préoccupe plus réellement d’être humain. Dans le monde du faire, ce qui a du sens c’est d’agir sur des solutions, sur des dossiers, de remplir puis de vider des classeurs physiques ou virtuels.

C’est connu, si on laisse aller un peu, rapidement les classeurs seront tout mélangés, et nous serons affectés dans notre capacité à faire du sens dans nos occupations.

Et nous avons la contrepartie, notre nature propre qui nous interpelle avec la dimension d’humaine. Le sens du sacré, le sens d’être, l’univers du sentir.

Chacun, dans nos propres cheminements, nous découvrons et nous décodons les signes qui attitrent notre œil, parfois par des personnes, parfois par des lectures enivrantes ou par des œuvres percutantes qui nous inspirent et nous mènent plus loin dans notre voie singulière et unique.

Mais aussi…

Nous vivons avant tout de sens, par l’esprit et la chair, et malgré les dispositions de l’esprit, notamment la rigueur, qu’imposent le travail, les croyances, les démarches artistiques ou les théories, nous sommes des êtres sensibles, réceptifs au plaisir, à la réponse à nos désirs, à jouir de la vie. Une belle chanson, un bon thé, un bon jeu, un bon film, un bel amour. Rester au lit, sur une tonne de matelas moelleux, est une expérience mémorable.

Apprendre à intégrer les sens de l’esprit et les sens de la chair dans notre parcours humains est un grand projet. Il est tellement plus facile de nier nos sens, et de se pardonner de rechute en rechute.

S’élever avec sens. Se préoccuper d’être, accepter de s’émerveiller au lieu de juste comprendre. Accepter de partager ses émotions au lieu de se refouler de préoccupations. Vivre et habiter l’esprit et de la chair par les sens comme si c’était l’essence de la vie.

Il est intéressant d’apprendre à laisser tomber les a priori, les conventions artificielles, pour revenir à la question ultime. Qui d’autre que moi peut vivre ma vie?

Qui d’autre que moi peut réaliser ce que je veux réellement faire?

Une chanson de Robert Charlebois – Sensation

Les paroles sont sur http://www.robertcharlebois.com/include/parole.asp?chanId=58

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Publié 7 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La danse de la vie   Leave a comment

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Continuellement soumis à la connaissance-ignorance, comment s’affranchir de la dualité-non dualité ?

Comment, lorsqu’on est pleinement détaché, percevoir une saveur unique, immaculée ?

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Comme un singe, l’esprit est toujours en mouvement. Cette agitation perpétuelle de l’esprit cause le plus grand tort aux hommes.

A vrai dire, elle est la cause de tous leurs maux. Et c’est justement parce qu’elle est absente dans le sommeil profond qu’on y éprouve de la joie.

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C’est ainsi que les hommes, dans leur désir d’atteindre ce qu’ils croient être leur bonheur, se laissent paralyser par le venin du « je dois ». Hélas, sous l’empire de l’aveuglement, ils ne font que courir à leur perte !

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La réflexion est la graine qui, en germant, produit l’arbre du bonheur. C’est elle qui exalte l’homme au-dessus de tous les êtres de la nature. C’est elle qui fait l’excellence de la création.

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Les nœuds ont été noués par dizaines de millions sur la corde de l’égarement et cette corde n’est autre que la méconnaissance de notre propre nature. Partout où existent ces nœuds faits de méprise se rencontre la conviction erronée que le Soi est identique au corps. Et de là procède le cours du monde, auquel il est si difficile de s’opposer.

Un autre nœud consiste à croire que le monde, pourtant fondé sur la manifestation, n’a pas la nature du Soi. D’autres nœuds encore sont constitués par l’idée d’une différence entre les âmes individuelles elles-mêmes.

 

Michel Hulin dans La Doctrine secrète de la déesse Tripura : Section de la connaissance

Une pièce musicale de Peder B. Helland – Dance of Life

Publié 3 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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