En ce vendredi noir… Les marchandises

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Sommes-nous devenus à notre tour un objet de consommation, ce que les marchands disent de nous?

Je vaux ce que je consomme et j’ai la chance de vivre l’expérience de posséder le bonheur.

Je me (dé)pense donc je suis.

Dans ce monde ou nous acceptons l’illusion que le client a toujours raison, ai-je le désir de me sentir le roi bouffon, et toi, sirène?

Et si je n’étais pas de ce super marché?

Peu importe le prix que l’on m’impose, et ce que les marchands disent, rien n’est vendu d’avance, et ce malgré les promotions trompeuses.

Le marché n’est qu’une invention de l’esprit, tout comme le crédit, cette nouvelle forme de bouée que nous tirons vers l’avenir pour qu’un jour nous nous rappelions ce présent.

Biologiquement, il n’y a rien qui oppose l’homme à la femme, une couleur de peau à une autre, une langue à une autre, ce n’est que la volonté de dominer qui induit ces illusions. Au contraire, ils sont complémentaires.

Dès l’instant, où nous cessons de vouloir posséder, de donner de la valeur, de contrôler, la nature propre de la vie apparaît. Je ne dis pas qu’il faut cesser de consommer. J’en appelle à rester nous-mêmes, et à acquérir ce peu qu’il nous faut pour vivre sans ajouter ou enlever de la valeur à qui que ce soit, et ce malgré ce que les marchands disent…

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Les choses

Les paroles sont sur : https://www.lacoccinelle.net/295818.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Vider le réservoir émotionnel?

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Dans l’esprit de nos contemporains, la façon la plus courante de traiter avec les émotions – tant sur un plan ordinaire que thérapeutique – est de croire que plus on exprime une émotion, plus on s’en libère. Si nous sommes coléreux, plus nous exprimons notre colère et plus nous croyons avoir habilement négocié avec cette colère. Pour finir, le réservoir émotionnel est censé tomber en panne sèche.

Certains, qui ont des problèmes de désir ou d’attachement, s’imaginent que réaliser ses désirs est le meilleur moyen de s’en affranchir. Pour quelqu’un qui n’a aucune idée des enseignements du Dharma, peut-être est-ce en effet la seule solution ; mais du point de vue du Dharma, c’est là une manière vraiment stupide de se conduire, car plus nous exprimons d’émotions, plus il y a d’émotions à exprimer. Plus nous exprimons une émotion particulière, et plus nous renforçons sa tendance à apparaître.

En s’abandonnant à l’émotion quand elle survient, nous l’amplifions, nous l’embellissons, la développons plutôt que nous ne l’épuisons. Le fait même que les émotions soient vacuité signifie qu’elles sont intarissables. Si l’esprit était quelque chose de solide, tangible, réel, il en découlerait que les émotions le seraient également, que nous pourrions les laisser s’extérioriser jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Mais l’esprit est par essence vide, et les émotions qui en surgissent le sont également et n’ont donc pas de limite. Elles peuvent être prolongées et développées autant que nous choisissons de le faire, car il n’y a pas de moyen d’épuiser cette émotivité. L’important est de percer à jour la nature de l’esprit afin de comprendre celle de l’émotion, plutôt que de considérer seulement son aspect superficiel.

Kalou Rimpotché, Instructions fondamentales

Deux chansons de Neil Young – Old Man et Heart Of Gold