
Notre présence parmi cette beauté est aussi naturelle que celle de l’arbre ou du rocher. Si nous savons nous maintenir dans notre état de simplicité, nous nous sentons définitivement en sécurité dans le vaste rythme du système universel. Tant et tant de paroles ont été dites sur la vie humaine, et les savants se sont égarés dans un labyrinthe inextricable. Pourtant, notre vie est aussi simple en essence que la nature entière. Aucune chose n’est plus compliquée qu’une autre, et l’ordre règne partout. La marche de toute chose est aussi inévitable que le mouvement de la mer…
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Ce que nous appelons Être est en fait le Non-Être et ce que nous appelons le Non-Être est l’Être dans son sens vrai. En sorte que nous vivons dans une grande obscurité. Ce que nous imaginons comme réel n’est pas réel, mais cependant émane du Réel, car le Réel est Tout. Donc l’Être et le Non-Être sont Tao l’un et l’autre: mais surtout n’oublie pas que Tao n’est qu’un son articulé par un être humain et que l’idée en est essentiellement inexprimable. Toutes les choses que les sens perçoivent et tous les désirs du cœur sont irréels. Tao est la source du Ciel et de la Terre. Un engendra Deux. Deux engendra Trois. Trois engendra les myriades, et les myriades retournent dans l’Unique.
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Pourquoi chercher la lune si on a les étoiles.
Henri Borel (1869-1933) est un journaliste et critique littéraire, IL a longtemps séjourné en Chine.
Henri Borel dans Wu Wei : Le Tao, l’Art, l’Amour d’après Lao Tse
Une pièce musicale de Bournemouth Sinfonietta · Richard Studt – Festina lente
