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Demain c’est toi   Leave a comment

vagues

Il sera une fois où l’homme aura transcendé le temps, et pourra vivre les événements sans temps.

Il entrera dans l’eau en nageant vers l’autre rive, et bien qu’il plongerait ses mains dans les vagues qui proviennent de la nuit des temps, il imprimera à chaque instant le sillon de son passage.

Bien que l’homme avancera vers un point qui définit l’horizon de ce monde, à chaque avancée il en restera toujours au centre.

Là où il avancera dans un monde fluide et sans matière ferme pour s’appuyer, il utilisera l’énergie pour transcender cette représentation et imposer son passage.

Quelques soient les situations, il sera une fois un humain qui prendra la mesure de ce qu’il veut faire de sa vie, sans à priori, sans faire intervenir une interprétation du passé, sans se limiter à un espace que l’on s’impose, ou la matière que l’on présume.

Vivre ici et maintenant c’est accepter que nous ne vivions pas dans un monde déterminé ou tout est prévisible et contrôlé. Vivre ici et maintenant demande d’accepter la liberté, c’est-à-dire l’insécurité.

Chaque humain à un chemin singulier, c’est son propre chemin inconnu rempli d’étonnement. Il sera une fois un moment ou tu avanceras en te disant, c’est cela, cela sans temps.

Une chanson de ZAZ – Demain c’est toi

Les paroles sur https://greatsong.net/paroles-demain-cest-toi-zaz

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 7 novembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Des nues   Leave a comment

Montagnes humaines

Nous naissons nus, puis nous apprenons rapidement qu’il nous faut une parure afin de se préserver, de se réchauffer, pour avoir du style ou pour cacher sa pudeur.

D’ailleurs, l’expression tombée des nues nous ramène au fait d’être surpris d’arriver, sans que l’on sache vraiment de quel endroit. Les nuages, les nues se dissipent, et apparaît ce qui était voilé.

Nous naissons nus et nous vivons notre petit chemin de vie, de costumes en habits, de vêtements en uniformes avec toutes sortes de combinaisons. Certains diraient que nous recouvrons notre nature propre.

Il y a un événement spécial, nous allons à un endroit particulier, la question qui se pose est : comment devrais-je me vêtir, y a-t-il un code vestimentaire à respecter?

Il est aisé de constater que rares sont les personnes qui portent toujours le même vêtement, à moins de se le faire imposer (religion, armée, dénuement, etc.) ou pour répondre à une volonté de simplicité volontaire.

Pour tous les autres, nous adoptons des styles et des habitudes vestimentaires qui s’adaptent selon que l’on soit à la maison, au travail, en voyage, chez des amis ou en train de faire le ménage. En ce qui me concerne, j’avoue que je suis toujours nu dans la douche et dans le bain, c’est un choix personnel.

Et si les pensées, les idées que nous portions avaient des propriétés similaires aux vêtements que nous portions? Il est difficile de se débarrasser d’une chemise que nous avions particulièrement aimé et qui a fait son temps de vie. En est-il de même de certaines pensées et croyances que nous portons sur nous?

Est-il possible de tomber des nues sous le torrent des pensées et de les laisser s’écouler? Retrouver notre nature propre tout en étant conscient que nos pensées et nos vêtements ont pour fonction de couvrir et non d’être ce que nous sommes réellement?

Une chanson de Pierre Lapointe – Sais-tu vraiment qui tu es

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Publié 13 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Rumination ou babillage   Leave a comment

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Le cerveau s’est forgé au cours des générations et il a créé des conditionnements en vue de nous protéger et préserver la survie de notre humanité.

L’une des plus vieilles émotions de protection et de survie est la peur. La réponse du corps est alors un bel exemple de la commande du cerveau qui dicte d’attaquer ou de fuir.

L’activité du cerveau génère un babillage incessant qui trouve son origine dans l’hémisphère gauche. Ce babillage est présent pratiquement 24 heures et peut faire en sorte qu’une personne demeure éveillée toute une nuit. Ce babillage est porté par cette voix qui fait des listes ou cherche sans répit une solution. Cette voix peut devenir notre pire ennemi si nous n’apprenons pas à la contrôler ou à l’arrêter lorsqu’elle devient obsessive.

Et si nous négligeons d’écouter cette voix, souvent elle arrive à trouver d’autres voies de passage pour se faire entendre. L’agitation, les pulsions et les douleurs en sont des exemples. Elle ne lâchera pas tant que nous n’apporterons pas les changements requis. Nous avons réussi à cesser de fumer, mais il y a cette voix qui incite à se rendre dans le magasin pour acheter des cigarettes. Elle tente de prendre le contrôle.

La voix réussit parfois à puiser dans le répertoire des accidents et des épreuves du passé, et à ramener au présent des craintes, des peurs ou des comportements de fuites.

Elle peut aussi nous rejoindre à travers les malheurs des autres. Un mot, une phrase, peu importe où nous l’avons entendu, nous reconnectent à notre propre fragilité, notre propre vulnérabilité. Une annonce publicitaire sur le bord de la route peut devenir une sonnerie d’alarme ou une réponse supposément attendue. Ce babillage de l’esprit vient tout embouer et il devient difficile de savoir comment décoder les signes d’opportunité des signes de détresses.

Il est important de prendre conscience que ce babillage avec sa petite voix n’est pas notre nature propre. Nous sommes beaucoup plus et nous avons le libre arbitre, le dernier choix, malgré le fait que la voix envoie des alarmes sous forme de symptômes ou d’épreuves de plus en plus intenses pour attirer l’attention.

Les occasions où nous sommes en phase dans la réalité, le silence est présent, le calme est présent. Il y a des moments de contemplation, de créativité, d’activité intense, de connexion avec une autre personne qui fait en sorte que la voix s’éteint.

L’entrainement de l’esprit ou la méditation peuvent calmer le babillage, et apporter des changements positifs dans la vie.

Juste le fait d’entendre ce babillage comme une anomalie est un grand pas dans la bonne direction. L’entraînement de l’esprit implique une pratique qui dépasse les occasions ou nous sommes assis sur un zafu dans une pièce au calme. Il s’agit d’un entraînement à la conscience où chaque opportunité, une file d’attente, la marche, un déplacement, une pause, et j’en passe, peuvent nous aider à faire émerger un silence. Il sera alors possible d’entendre notre nature propre et la laisser se déployer.

 

Une chanson des Pixies interprétée par Yoav et Emily Browning – Where is my mind

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/243063.html

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Publié 3 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Placide Gaboury en partage   Leave a comment

J’ai passé ma vie dans un concours moral où il s’agissait de toujours faire mieux, d’être meilleur et de dépasser autant que possible mes rivaux. C’était une croisade incessante. J’étais pour ainsi dire passé maître à me vouloir, ensuite à me croire supérieur. J’ai vécu la religion comme un concours moral, la vie intellectuelle comme un concours de raison et la vie émotive comme une course aux conquêtes. Ce sont en revanche les failles qui m’ont ouvert les yeux

Placide Gaboury dans Vivre imparfait

Ce n’est donc pas d`être le premier, d`être le dominant, le plus habile ou la plus belle qui compte, mais d`être soi-même, unique et original, tel que la Source nous a voulu, sans la démangeaison persistante que veut qu`on prenne toujours plus de place et plus d`importance afin d`exister et d`être reconnu.

Placide Gaboury dans La dernière porte celle qui ne s’ouvre que d’elle-même

C’est le regard du coeur aimant qui peut accepter la totalité de la vie, ses horreurs et ses beautés. L’amour change le regard et celui-ci change les choses regardées. Non pas que l’on voit sottement les laideurs comme des beautés, mais on devient simplement plus capable de les voir sans préjugé, sans illusion. On comprend que c’est face à nos bas-fonds que la réalité commence à nous apparaître acceptable. On sait alors qu’il ne sert à rien de blâmer qui que ce soit pour son malheur, surtout pas soi-même. On pose ainsi le premier acte d’amour vrai, qui n’est pas du tout romantique, bien sûr, mais qui nous permet de naître à ce que nous sommes vraiment

Placide Gaboury dans Pensées pour les jours ordinaires

On ne détruit pas la haine ou la peur en s’acharnant contre elles mais en laissant monter en nous la tendresse, l’amour.

On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles, mais en allumant la lumière.

Placide Gaboury dans Paroles pour le cœur

Une pièce musicale de Yanni – Felitsa (en hommage a sa mère)

Publié 8 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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En ce vendredi noir… Les marchandises   Leave a comment

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Sommes-nous devenus à notre tour un objet de consommation, ce que les marchands disent de nous?

Je vaux ce que je consomme et j’ai la chance de vivre l’expérience de posséder le bonheur.

Je me (dé)pense donc je suis.

Dans ce monde ou nous acceptons l’illusion que le client a toujours raison, ai-je le désir de me sentir le roi bouffon, et toi, sirène?

Et si je n’étais pas de ce super marché?

Peu importe le prix que l’on m’impose, et ce que les marchands disent, rien n’est vendu d’avance, et ce malgré les promotions trompeuses.

Le marché n’est qu’une invention de l’esprit, tout comme le crédit, cette nouvelle forme de bouée que nous tirons vers l’avenir pour qu’un jour nous nous rappelions ce présent.

Biologiquement, il n’y a rien qui oppose l’homme à la femme, une couleur de peau à une autre, une langue à une autre, ce n’est que la volonté de dominer qui induit ces illusions. Au contraire, ils sont complémentaires.

Dès l’instant, où nous cessons de vouloir posséder, de donner de la valeur, de contrôler, la nature propre de la vie apparaît. Je ne dis pas qu’il faut cesser de consommer. J’en appelle à rester nous-mêmes, et à acquérir ce peu qu’il nous faut pour vivre sans ajouter ou enlever de la valeur à qui que ce soit, et ce malgré ce que les marchands disent…

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Les choses

Les paroles sont sur : https://www.lacoccinelle.net/295818.html

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