2001 : L’Odyssée de l’espace

ImAGE Lever de terre

C’était le propre du barbare de détruire ce qu’il ne pouvait comprendre, mais peut-être les hommes n’étaient-ils que des barbares comparés aux êtres qui avaient érigé les monolithes…

Et d’où avaient-ils pu venir ? De la Lune même ? C’était tout à fait impossible. S’il y avait jamais eu la moindre trace de vie sur ce monde désolé, elle avait été détruite durant la période de formation des cratères, quand la surface avait été chauffée à blanc.

De la terre ? Hautement improbable mais pas impossible. Mais une civilisation terrestre avancée – peut-être non humaine – au Pléistocène, aurait laissé d’autres traces de son existence. Nous les aurions découvertes bien avant de débarquer sur la Lune, se dit Floyd.

Cela laissait deux possibilités: les autres planètes et les étoiles. Pourtant, l’évidence était contre la présence de la vie, de toute forme de vie, dans le système solaire, en dehors de la Terre et de Mars. Les mondes intérieurs étaient trop chauds, ceux de l’extérieur trop froids, à moins de descendre à des profondeurs où la pression atteignait des centaines de tonnes au centimètre carré.

Alors les visiteurs étaient peut-être venus des étoiles, ce qui paraissait encore plus incroyable. En levant les yeux vers les constellations, Floyd se rappela combien de fois ses collègues avaient prouvé l’impossibilité des voyages interstellaires.

*

Tandis que son corps devenait plus fragile, ses armes se faisaient plus effrayantes. Avec la pierre, le bronze et le fer, il possédait le pouvoir de percer et de trancher. Très vite, il apprit à abattre ses victimes à distance. La lance, l’arc, le fusil et finalement le missile téléguidé lui assurèrent des moyens de défense d’une portée illimitée et d’une puissance quasi infinie.

Sans ces armes, bien que parfois il les eût utilisées contre lui-même, l’Homme n’aurait pu conquérir la planète. En elles, il avait mis son corps et son âme et, durant des siècles, elles l’avaient bien servi.

Mais à présent, tant qu’elles existeraient, son temps serait compté.

*

Une centaine d’échecs ne serait que de peu d’importance puisqu’il suffisait d’une réussite pour changer le destin de la planète.

Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick dans 2001 : L’Odyssée de l’espace

Une pièce musicale tirée de 2001 Space Odyssey – Blue Danube

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