Yi King, le livre des transformations

Yi king

Presque tout ce qui a été pensé de grand et d’essentiel pendant plus de 3 000 ans d’histoire de la Chine, ou bien a été inspiré par ce livre, ou bien, inversement, a exercé une influence sur son interprétation, au point que l’on peut affirmer en toute tranquillité que le Yi King contient le fruit de la sagesse la plus achevée de plusieurs millénaires. Il ne faut donc pas s’étonner si, en outre, les deux branches de la philosophie chinoise, le confucianisme et le taoïsme, ont ici leurs communes racines.

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Chaque être, chaque instant pris dans son intégralité est un visage du Tout, une facette de l’unité indescriptible.

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Les hexagrammes doivent toujours être conçus comme étant composés de deux trigrammes et non d’une série de six traits. Ces trigrammes entrent en ligne de compte en vue de l’interprétation suivant leurs différents aspects : D’une part suivant leurs propriétés, d’autre part suivant leurs images et enfin suivant leur place dans la succession familiale (on ne tient compte ici que de la succession du ciel ultérieur).

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Le soleil dans le ciel, qui brille sur toutes choses, est l’image du grand avoir. La suppression du mal est indiquée par le trigramme K’ien, le trigramme qui prononce le jugement et combat le mal dans les êtres vivants. L’action qui favorise le bien est indiquée par le trigramme Li qui clarifie et ordonne toutes choses. Tous deux constituent le décret du ciel bienveillant (K’ien) auquel l’homme noble se consacre dans l’obéissance

(Li signifie le don de soi)

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La grâce signifie ce qui n’a pas été teint.

La grâce suprême ne consiste pas dans des ornements extérieurs, mais dans la manifestation des matériaux primitifs que l’on embellit en les modelant. Le trigramme supérieur Ken, la montagne, tend vers l’immobilisation. En bas le feu flamboie, et il illumine la montagne. Ce mouvement est renforcé par le trigramme nucléaire Tchen dont le mouvement est également dirigé vers le haut, tandis que le poids tranquille de la montagne voit son mouvement descendant accentué par le trigramme nucléaire K’an. Ainsi la structure intérieure de l’hexagramme manifeste un équilibre harmonieux des mouvements, sans procurer d’excès d’énergie à l’un ou l’autre des côtés. L’hexagramme est l’inverse du précédent.

Richard Wilhelm dans Yi King, le livre des transformations

Une pièce musciale de Lex Van Someren – Aum

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