Les secrets du cœur

L’homme lutte pour chercher la vie en dehors de lui sans se rendre compte que ce qu’il cherche est en lui.

Nous ne sommes pas tous capables de contempler d’un regard intérieur les grandes profondeurs de la vie, et il est cruel d’exiger de celui qui a la vue basse qu’il distingue ce qui est sombre de ce qui est lointain.

J’éprouve de la pitié envers ceux qui admettent l’éternité des éléments dont l’œil est fait, mais qui, dans le même temps, doutent de l’éternité des objets visibles qui utilisent l’œil comme instrument.

Comme ils sont injustes envers eux-mêmes ceux qui tournent le dos au soleil et ne voient rien d’autre sur terre que l’ombre de leur être physique !

Tout ce qui est dans la création existe en vous, et tout ce qui existe en vous est dans la création. Il n’est pas de frontière entre vous et les choses les plus proches, et il n’y a pas de distance entre vous et les choses les plus éloignées. Et toutes les choses, de la plus basse à la plus élevée, de la plus petite à la plus grande sont en vous dans une complète égalité.

Dans un atome, on trouve tous les éléments de la terre; Dans un mouvement de l’esprit se trouvent tous les mouvements des lois de l’existence; Dans une goutte d’eau se trouve tous les secrets des océans sans fin; Dans un aspect de vous, il y a tous les aspects de l’existence.

Comme celui qui place ses mains entre son visage et le monde est étriqué : il ne voit que les lignes étroites de ses paumes !

Le temps et le lieu sont des états spirituels; Tout ce qui se voit et tout ce qui s’entend est spirituel. Si tu fermes les yeux, tu percevras toutes choses à travers les profondeurs de ton moi intérieur, tu verras le monde physique et céleste dans son intégralité, tu feras connaissance de ses lois et de ses préceptes nécessaires, tu comprendras la grandeur qu’il contient au-delà de sa proximité.

Celui qui est limité dans son cœur et dans sa pensée a tendance à aimer celui qui est limité dans sa vie. Celui qui a la vue basse ne voit pas plus loin qu’une coudée sur le sentier qu’il parcourt et pas plus qu’une coudée sur le mur contre lequel il appuie son épaule.

Khalil Gibran dans Les secrets du cœur

Une pièce musicale Amazing Oriental Music  – FARAN ENSEMBLE

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