
La fascination pour les biens matériels, aussi appelée attachement matériel, est profondément ancrée dans nos conditionnements culturels et psychologiques. Nous vivons dans une société de consommation après tout.
On peut en arriver à croire que, pour diminuer notre fascination pour les choses, nous devons les retirer de nos vies et renoncer totalement à ces dernières.
Toutefois, avant de chercher à réduire cette fascination, il est utile d’en comprendre l’origine, car cela va nous aider à chercher les bonnes voies de passage pour mieux vivre. Est-ce un manque intérieur qui nous incite à combler un vide émotionnel, une insécurité ou un besoin de reconnaissance à travers les objets ? Est-ce un conditionnement social ? Est-ce l’illusion de contrôle qui nous pousse à posséder pour nous procurer une impression de sécurité et de stabilité face à l’impermanence de la vie ?
Reconnaître la source est déjà un premier pas décisif. Il existe des techniques d’entraînement de l’esprit (méditation, pleine conscience, yoga, pratique de gratitude, le désencombrement, etc.) qui permettent de cheminer vers un meilleur équilibre.
Il ne s’agit pas d’éteindre le désir de prendre, ce serait impossible et stérile, mais de le transformer. Ne pas rechercher uniquement les biens, mais aussi les expériences. Prioriser l’être, soit de cultiver des qualités intérieures, comme la présence, la générosité, la compassion et non seulement l’avoir. Investir dans les liens humains. Cultiver le désir de donner. La générosité est l’un des antidotes les plus puissants à l’attachement.
Avant tout, il est important de ne pas nous juger sévèrement pour nos attachements. La fascination pour les biens matériels est humaine et universelle. La voie de passage vers autre chose est graduelle.
Cela demande d’observer sans condamner.
De questionner chaque désir plutôt que le satisfaire automatiquement.
D’expérimenter la légèreté qui vient de lâcher-prise.
De faire confiance au processus, plus on touche à une paix intérieure authentique, moins les objets exercent leur fascination.
Certains rapportent que réduire l’attachement matériel n’est pas un appauvrissement, mais une libération, soit celle de découvrir que ce qu’on cherchait à l’extérieur était disponible à l’intérieur depuis toujours.
Une chanson de Daniel Bélanger – L’échec du matériel
Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-lechec-du-materiel-lyrics
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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