
Le philosophe désire la sagesse, mais il ne veut pas s’illusionner, c’est pourquoi il utilise son intelligence afin de discerner ce qui est vrai, ou juste, de ce qui ne l’est pas. Le philosophe n’est donc ni un intellectuel, ni un professeur, ni un spécialiste, mais un aventurier de l’esprit qui cherche à mener une vie bonne et heureuse avec lucidité. Comme le résume André Comte-Sponville: « La sagesse, c’est le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité. »
La philosophie telle que la concevait les Anciens n’a pas pour objectif de former des spécialistes, mais de former des hommes.
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Bref, philosopher, c’est apprendre à vivre.
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La quête de la sagesse est un chemin d’humilité et d’acceptation de ce qui est.
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Souviens-toi que ce qui te cause du tort, ce n’est pas qu’on t’insulte ou te frappe, mais l’opinion que tu as qu’on te fait du tort. Donc, si quelqu’un t’as mis en colère, sache que c’est ton propre jugement, le responsable de ta colère.
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Ainsi que le dit si bien Etty (Hillesum), Le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité.
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Le but de la sagesse, sans nier le caractère imprévisible et fragile du bonheur, est d’essayer de le rendre plus profond et le plus permanent possible, au-delà des aléas de la vie, des événements extérieurs, des émotions agréables ou désagréables du quotidien. C’est aimer ce qui est.
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La vigilance des paroles l’est tout autant. Nos paroles, on le voit encore plus clairement, ont un impact considérable dans nos relations à autrui. Une parole peut tuer, comme sauver.
Frédéric Lenoir (1962) est philosophe, sociologue, historien des religions, conférencier et écrivain. Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Frédéric Lenoir dans La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent
Une pièce musicale de Jóhannsson: A Deal with Chaos
