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La Voie du Guerrier   Leave a comment

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La Voie du Guerrier est d’arrêter les troubles avant qu’ils ne commencent. Elle consiste à vaincre les adversaires spirituellement, en leur faisant réaliser la folie de leur action. La Voie du Guerrier est d’établir l’Harmonie.

*

Ceux qui cherchent la compétition commettent une grave erreur. Écraser, blesser ou détruire est le pire péché qu’un être humain puisse commettre.

*

Combattre ! Vaincre ! Dominer ! A quoi cela sert-il ?

Gagner aujourd’hui signifie perdre demain !

Quelles valeurs peuvent donc avoir les Arts Martiaux ?

La puissance physique qui fait de vous un champion du moment n’est qu’éphémère et bientôt un autre vous surpassera !

Toutes les victoires sont relatives !

Aux yeux de la Nature, être victorieux ou vaincu dans le monde des humains demeure sans valeur, à l’image du flux et de reflux de l’océan.

Quelle signification peut avoir la domination des autres si nous ne sommes pas capables de nous dominer nous-mêmes ?

Mais qu’y a-t-il au-delà?

*

La vraie voie du Guerrier est de prévenir le massacre, elle est l’art de la paix, la puissance de l’amour

Morihei Ueshiba

Une chanson du film le Guerrier pacifique – Everything Has a Purpose (Tout a un but)

Publié 6 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Ce n’est pas oublier, c’est aimer   Leave a comment

Nos peurs nos choix

Pardonner relève de la voie de la non-violence, de la voie de la compassion. Il est faux de croire que pardonner c’est effacer ce qui s’est passé, et ce n’est surtout pas oublier.

Lorsque nous pardonnons vraiment, nous acceptons avec conscience dans le silence qu’il soit temps de ne plus juger la situation et de renoncer à une attitude de représailles et de punition.

C’est faire ce qu’il faut faire pour que nous ne devenions pas de la même nature que l’élément agressant.

Pardonner, c’est laisser la haine passer et prendre le parti de l’acceptation de l’autre malgré ce qu’il nous a fait.

Pardonner, c’est s’aimer et aimer, c’est un geste de paix et d’harmonie.

Nous pardonnons avant tout pour nous affranchir du ressentiment et passer à une autre étape positive.

 

Une chanson de Playing For Change – Song Around The World – Redemption Song de Bob Marley

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 22 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Par le corps de la terre   Leave a comment

Amérindien

Les premiers occupants d’Amérique avaient développé une vision du monde ou la spiritualité découlait d’une relation harmonieuse avec la terre. Certaines de ces nations étaient pacifiques, d’autres guerrières.

Cette vision selon laquelle nous appartenons à la terre et non le contraire identifie ce lieu comme une émanation du grand Esprit (parfois aussi nommé la grande Force de vie). Cette vision n’a donc rien de comparable avec une représentation d’un être suprême distant au-dessus de nous ayant créé le monde. Cette vision interprète chaque chose comme étant constituée du grand Esprit et en ce sens, en est la manifestation de sa créativité. Nous pourrions alors penser que le grand Esprit se compose de vous et de moi, de planètes, d’étoiles, de rochers, de terre, d’eau, d’arbres, d’insectes, de vent et de feu, bref , de ce qui nous entoure. Mais, penser en ces termes serait une réduction de cette conception du monde et qu’une tentative de le morceler. Le grand Esprit est Un, indivisible et assujetti à sa singularité.

Une légende ancienne avait prédit qu’un jour viendrait des hommes dont l’esprit serait possédé, c’est-à-dire, des personnes qui ont la volonté d’assujettir l’Un à soi. Et lorsque ce jour arriverait, les nations amérindiennes seraient en danger. Cet événement a eu lieu.

Pour ces premiers occupants, le grand Esprit est présent en toute chose. Se connecter à lui permet d’accroitre l’humain, et non l’individu. On s’y connecte à travers notre propre cœur.

Le seul pouvoir qui compte en définitive, c’est le pouvoir spirituel qui permet de vivre réellement avec créativité et d’être au service des autres.

L’esprit possédé a perdu la vision circulaire, l’équilibre est rompu et la terre et les humains sont exploités au lieu d’être servis.

Il ne s’agit pas ici de convertir à une approche spirituelle et ,à faire de quiconque un nouveau disciple du grand Esprit. Je désire juste souligner la similitude avec d’autres traditions spirituelles (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, soufisme, etc.), qui soulignent l’importance d’apprendre à s’écouter et honorer cette voix provenant de notre nature propre, d’entendre cet appel de la terre et de répondre avec compassion, par le service à autrui.

Une chanson Ô Grand Esprit

Insiprée par la prière Ojibwa chantée et mise en images par Shakti Musique

Hommage au Grand Esprit

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Publié 4 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Orage   2 comments

Solitude du vainqueur

Orage

A trente ans, Youssef Alfakhri se retira du monde : il devint ermite.

…………………………….

Il devina ma pensée.

– Tu es étonné de trouver dans une cabane d’ermite du vin, du café, et du tabac ? Crois-tu que la retraite implique le rejet des plaisirs de ce monde ?

– Nous avons l’habitude de voir les ermites se contenter d’eau et de végétaux pour se nourrir, et se livrer à la prière.

– Je pouvais prier Dieu sans m’éloigner de ses créatures.

Je suis parti parce que mes valeurs n’étaient pas celles des hommes,

Mes aspirations encore moins.

Je tournais à droite quand toutes les roues tournaient à gauche.

J’ai quitté la ville lorsque j’ai compris qu’elle n’était qu’un vieil arbre obscène, fort et immense. Se nourrissant de l’obscurité de la terre, ses branches dépassent les nuages.

Ses fleurs sont avidité, méchanceté et crimes. Ses fruits sont malheurs, misères et souffrances.

Nombreux sont ceux qui ont essayé de le soigner, ils ont tous fini désespérés et malmenés.

Non, je ne suis pas venu dans cette cabane pour prier et méditer.

La prière est le chant qui part du cœur, il atteint directement l’oreille de Dieu.

Quant au renoncement aux plaisirs, je n’y crois pas.

Le corps est le temple de l’âme. Nous devons le chérir, en prendre soin, c’est en lui que réside la flamme sacrée.

Non, ce n’est pas pour Dieu que je suis parti,

Mais pour fuir les hommes,

Leurs dogmes, leurs lois, leurs valeurs,

Leurs traditions, leurs idées,

Autant que leurs bruits et leurs complaintes.

J’ai choisi la solitude pour ne plus les voir vendre leur âme contre ce qui est moins précieux et moins noble.

J’ai choisi d’être seul pour ne plus croiser les femmes souriantes, le regard séducteur, alors qu’au fond, elles n’ont qu’un seul but.

J’ai cherché la solitude pour ne plus tenir compagnie aux faux intellectuels qui se prennent pour les gardiens du savoir absolu.

J’ai préféré me retirer plutôt que devoir fréquenter les brutes qui prennent la politesse pour de la faiblesse, l’indulgence pour de la lâcheté, et l’arrogance pour de la distinction.

Je suis parti épuisé de voir les financiers; ils s’imaginent que le soleil, la lune et les astres se lèvent de leurs coffres, et se couchent dans leurs poches.

J’ai fui les politiciens qui se jouent des aspirations des peuples, les aveuglant d’une poignée de poussière dorée et de discours pompeux.

Je suis dégoûté des prêtres qui prêchent ce qu’ils trahissent, et exigent des gens ce qu’ils n’appliquent jamais.

J’ai voulu la solitude parce que je n’ai jamais rien obtenu d’un homme avant de le payer de mon cœur.

Je me suis retiré car j’en avais assez de ce monument gigantesque appelé civilisation, si précise et ingénieuse, pourtant édifiée sur un tas de crânes.

J’ai voulu la solitude afin de sauver mon âme, mon esprit, mon cœur, et mon corps.

Je suis venu vivre dans les bras de la nature, jouir de ses merveilles, explorer les secrets de la terre et approcher le trône de Dieu.

Il s’interrompit et laissa planer le silence. Son visage rayonnait de force, de volonté et de grandeur.

– Vous avez raison, repris-je. Pourtant, ne croyez-vous pas avoir un rôle et une mission dans la société, vous qui connaissez ses problèmes ?

Il me répondit d’un ton amer :

– Nombreux sont les médecins qui ont tenté en vain de soigner ce malade chronique : il ne veut pas guérir. Pire, il passe sa main à travers les couvertures, achève le médecin; une fois sûr de sa mort, il le déclare excellent médecin. Non, personne ne peut secourir les hommes. Le meilleur des paysans peut-il faire verdoyer les champs en hiver ?

– Puisse l’hiver de ce monde se terminer, et que le printemps fleurisse et s’installe.

Sur un ton pensif, il s’interrogea à voix haute :

– Serait-il possible que la vie de l’humanité ait des saisons ?

Que dans « un millier de mille ans », la terre soit peuplée d’hommes qui vivent d’esprit et de justice ?

Viendra-t-il le jour où l’homme vivra sa propre gloire, s’installera à la droite de la vie, saura être heureux de la lumière du jour comme de la quiétude de la nuit ? Ce jour viendra-t-il quand la terre aura assez dévoré de corps et bu assez de sang.

Khalil Gibran- Orage

Une chanson de TRaymond Lévesque Quand les hommes vivront d’amour interprétée par Luce Dufault, Mélanie Renaud et Nanette Workman

Publié 21 janvier 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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Elle joue du bonheur   Leave a comment

Eric_Mandala_playing_N_goni_in_Taos_by_the_waterfall_with_Will_i_am_on_Didgeridoo

C’était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu’il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l’accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l’itinéraire tant attendu : « C’est loin d’ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au cœur du village que je t’ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »

La route fut longue. Le chercheur d’absolu passa maints cols et rivières. Jusqu’à ce qu’il arrive en vue du village dont son cœur lui dit très fort : « C’est là le lieu ! Oui, c’est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l’une, morceaux de bois dans l’autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d’une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l’instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d’acier qu’il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l’éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, et que notre tâche d’humains  est d’assembler tous ces éléments dans l’harmonie.

Une chanson de Brault & Fréchette – Elle joue du bonheur

Elle a de longs cheveux

de très grands yeux bruns

De grands yeux bruns étranges

parsemés de poudre d’or

Et quoi encore

C’est une princesse

Elle a un royaume

elle a un royaume le plus grand

Celui des rires et de l’amour

Ma princesse est musicienne

sa musique est plus belle que la mienne

Elle joue du bonheur

elle joue du bonheur

elle joue du bonheur

Elle est moitié fille

l’autre moitié femme

Moi je me plais à être son fou

Son amoureux et son troubadour

Plus qu’une saison

celle que nous vivons

Celle de ses rires de sa musique

Et de notre amour toujours notre amour

Ma princesse est musicienne

sa musique est plus belle que la mienne

Elle joue du bonheur

elle joue du bonheur

elle joue du bonheur

Elle a de longs cheveux

de très grands yeux bruns

De grands yeux bruns étranges

parsemés de poudre d’or

Et quoi encore et quoi encore

Et quoi encore

Publié 25 décembre 2016 par dandanjean dans Contes

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Une équipe aux coeurs a capella et inspirants   Leave a comment

ImAGE Inspiration

Avez-vous déjà découvert le profond plaisir de chanter a capella avec des personnes que vous appréciez? C’est une expérience incroyable. Sans instrument de musique, juste par l’énergie du son et par l’harmonie qui se crée grâce à la synchronicité, de belles créations sont possibles.

J’ai eu la chance au cours de ma jeunesse de découvrir ce style musical grâce notamment à Geneviève Ford et cela m’habite maintenant. Lorsque nous découvrons ce style de musique, il se passe un changement en soi et chacune de nos cellules reconnaît qu’il y a moins d’intérêt à être individualiste.

Au cours des 15 dernières années, j’ai travaillé avec une équipe exceptionnelle dans le domaine de la solidarité sociale qui a cette capacité d’être a capella. Tous les gestes individuels s’harmonisaient dans une belle synchronicité pour réaliser notre mission sociale. J’ai eu le plaisir d’en être le chef d’orchestre et apprécier la mélodie des cœurs s’exprimer. Cette musique va m’habiter encore longtemps.

Maintenant, je relève un nouveau défi tout en ayant une oreille attentive aux performances à venir de cette merveilleuse équipe et de sa nouvelle cheffe d’orchestre.

Une autre chorale a capella incroyable pour illustrer mon propos

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Publié 18 juillet 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le bonheur selon Confucius, Yu Dan   Leave a comment

ImAGE Paix verte

Il était une fois trois petits mulots qui s’affairaient dans les champs en prévision de l’hiver. Le premier cherchait frénétiquement des provisions et transportait toutes sortes de graines dans son trou. Le deuxième battait la campagne en quête de tout ce qui pourrait lui permettre de se protéger du froid, et il remplissait son terrier de paille, de foin et de duvet. Et le troisième mulot? Lui, se promenait de-ci de-là en regardant le ciel, goûtant au spectacle de la nature, quand il ne s’allongeait pas pour se reposer un moment.

Ses deux laborieux compagnons le houspillaient en partant au travail et lui disaient: » Quel paresseux tu fais! Si tu ne prépares pas l’hiver, comment te débrouilleras-tu lorsque la bise sera venue? »

Mais le troisième mulot n’essayait même pas de se justifier.

Quand l’hiver arriva,les trois mulots s’abritèrent dans leur tanière encombrée de provisions. Ils ne manquaient ni de vivres ni de literie douillette, mais ils n’avaient rien à faire de toute la journée. Peu à peu l’ennui s’installa, et ils ne savaient pas comment passer le temps .

Alors le troisième mulot commença à raconter des histoires à ses deux compagnons: il leur parla de l’enfant qu’il avait vu au bord du champ  un après-midi d’automne, d’un homme qu’il avait observé près de la mare un matin d’été. Il  leur rapporta des conversations qu’il avait eues avec d’autres mulots du champ voisin: il leur chanta la chanson d’un oiseau qu’il avait entendue au printemps….

C’est à ce moment là seulement que les deux mulots travailleurs comprirent que pendant toute la belle saison leur compagnon avait recueilli des rayons de soleil pour les aider à passer agréablement l’hiver.

…si certaines activités semblent n’avoir aucune utilité pratique, elles peuvent apporter la paix et l’harmonie à l’âme.

Une chanson Eric Aron – Dao (China)

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – (Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci: dandanjean.wordpress.com)

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