Archives du tag ‘persévérance

Pensées subversives   1 comment

 

commence-paix-monde-soi-jardin

Il peut paraître étrange de penser que le sort des autres nous préoccupe au point de leur faire mal. Certains sont prêts à tuer pour que cessent la misère et la souffrance. J’imagine qu’il faut être désillusionné et désespérer pour intégrer ce type de raisonnement.

D’autres adoptent une approche subversive en illustrant par leurs actions ou par leurs œuvres l’effet de l’indifférence et de l’individualisme sur les humains, et ultimement contre soi.

On ne se méfiera jamais assez de la cruauté qui peut s’immiscer lorsque nous avons la conviction que nous avons raison sur les autres. C’est comme s’ils ne voyaient pas qu’il y aura toujours de nouvelles formes de wagons renfermant des humains que certains ont jugés inférieurs et cela m’inquiète. Il y a encore trop d’humains qui doivent traverser une frontière afin de fuir la bêtise humaine déferlante.

Qui parmi nous a le devoir d’interpeller la conscience des humains afin qu’ils puissent mesurer l’impact de toutes les normes et les lois qui ne sont pas issues d’un cœur aimant, c’est-à-dire du bien commun, de cette quête de paix et d’amour?

Pourtant nous sommes tous porteurs d’une vérité singulière qui alimente notre humanité. Nul besoin d’imposer pour susciter l’émergence d’un monde au visage humain, il s’agit seulement de cultiver ce qu’il y a de meilleur dans chaque humain. Les plus grands changements ne demandent pas du courage, mais de l’humilité, de la patience et de la persévérance.

Une chanson de Génération Goldman – Famille

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/956814-jean-jacques-goldman-famille.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Oseras-tu?   Leave a comment

grandi ose

Tu sais cette idée qui t’habite depuis le temps, cette chose que tu aimerais faire et qui te tient à cœur.

Y aura-t-il un jour un bon moment pour débuter?

Parfois, tu entends cette part de toi qui te demande de le faire. Et cette autre qui répond que tout arrive à point à qui sait attendre.

Tu peux le faire!

Ce qui te retient n’est rien d’autre que les conséquences. Est-ce que tu vas réussir? Alors, là tu seras bien. Mais quel sera le prochain rêve?

Et si tu ne réussis pas, tu seras confronté à un échec. Tu auras l’impression d’avoir perdu. Et si perdre ton attente était une bonne chose et une grande source d’apprentissage? L’élibertéchec m’a toujours apporté de l’expérience.

Et si tu as une peur d’être rejeté, alors fonce. La liberté c’est ne plus se laisser entraver par le regard des autres. Prends ta distance puis ouvre-toi aux gens qui te rejettent afin de prendre la mesure de ce qui les fait souffrir pour agir ainsi envers les autres. Et si tu peux, aider, ce sera bien.

Ta vie est précieuse, alors ose l’assumer. On n’est jamais ridicule lorsque nous délaissons le chant de sirènes de la mer des orgueils.

Ose faire en sorte que ce que tu penses, ce que tu dis et ce que tu fais soient cohérents. Tu ne seras que plus authentique.

 

Une chanson de Peter Gabriel – Don’t Give Up Live

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/243130.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Pendant que l’on attend   Leave a comment

ImAGE calme

Pendant que l’on attend la venue du miracle, il y en a qui pose des gestes quotidiens, parfois tout simples et pourtant si déterminants.

Pendant que certains attendent de gagner le grand prix, il y en a qui économise régulièrement un petit montant pour partir en voyage.

Pendant que certains attendent que mère nature dépose un jardin sur le lopin de terre idéal d’autres y sèment une plante ici et là, dans la ruelle, sur les platebandes de la façade par semaine et par persévérance, le quartier lentement se transforme.

Pendant que l’on attend les bonnes conditions pour débuter ce qui nous tient réellement à cœur, il y en a qui pose chaque matin le petit geste pour saluer la vie, et pose ainsi une autre petite pierre pour les autres afin de construire le pont qui permettra d’atteindre l’autre rive, là où l’horizon semblait inaccessible.

Par tous ces gestes réguliers, quotidiens, persévérants s’estompe l’attente, et l’instant devient ce présent que nous nous offrons à la réalisation de notre vie.

 

Une chanson de Leonard Cohen – Waiting for the miracle

Les paroles en français sont sur https://www.lacoccinelle.net/248283-leonard-cohen-waiting-for-the-miracle.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

La prophétie de la fontaine de vie éternelle   Leave a comment

Heart shaped splash

Il était un jour une jeune fille nommée Jayda. Elle n’avait aucun bien sur terre, sauf ses deux mains, son corps agile et son regard sans cesse étonné par la lumière du monde. Elle vivait dans une hutte de branches au bord d’un ruisseau, se nourrissait de l’eau que lui donnait la source, des fruits que lui donnaient les arbres. Sa pauvreté était rude mais elle ne s’en plaignait pas.

Elle l’estimait ordinaire. Elle ignorait qu’en vérité un esprit maléfique l’avait prise en haine et s’acharnait sans cesse à faire trébucher ses moindres espérances, troubler ses moindres bonheurs, à tout briser de ce qui lui était destiné, pour qu’elle n’ait rien, et qu’elle en meure.

Or un matin, comme Jayda dans la forêt faisait sa cueillette d’herbes pour sa soupe quotidienne, elle découvrit dans un buisson une ruche sauvage abandonnée par ses abeilles. Elle s’agenouilla devant elle, vit qu’elle était emplie de miel tiédi par le soleil. L’idée lui vint de le recueillir. Elle pensa, bénissant le ciel : “J’irai vendre cette belle provende au marché de la ville, j’en gagnerai assez pour traverser l’hiver sans peine ni souci.”

Elle courut chez elle, prit une cruche, s’en revint au buisson et la remplit de miel. Alors l’esprit méchant qui veillait à sa perte sentit se ranimer sa malfaisance quelque peu endormie par la monotonie des jours. Comme Jayda s’en retournait, sa récolte faite, il ricana trois fois, esquissa autour d’elle un pas de danse invisible, empoigna une branche au-dessus du sentier, et agitant cette arme de brigand, comme passait la jeune fille il brisa la cruche qu’elle portait sur l’épaule. Le miel se répandit dans l’herbe poussiéreuse.

L’esprit mauvais, content de lui, partit d’un rire silencieux, se tenant la bedaine et se battant les cuisses, tandis que Jayda soupirait et pensait : “ Quelle maladroite je suis ! Allons, ce miel perdu nourrira quelque bête. Pour moi, Dieu fasse que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.”

Elle s’en retourna, légère, les mains vides. Comme elle parvenait en vue de sa cabane elle s’arrêta, tout à coup sur ses gardes. Un cavalier venait entre les arbres, au grand galop. A quelques pas d’elle il leva son fouet, le fit tournoyer, traversa le feuillage d’un mûrier, fit claquer sa lanière sur la croupe de sa bête et lui passa devant, effréné, sans la voir. De l’arbre déchiré tomba une averse de fruits.

“Bonté divine, pensa Jayda, le Ciel a envoyé cet homme sur ma route. Voilà qu’il m’offre plus qu’une cruche de miel !”. Elle emplit son tablier de mûres et reprit vivement le chemin du marché.

Aussitôt, l’invisible démon qui n’avait cessé de la guetter se mit à s’ébouriffer, pris de joie frénétique, à se gratter sous les bras comme font les singes, puis se changeant en âne il s’en vint braire auprès de Jayda. Elle le caressa entre les deux oreilles. Il en parut content. Il l’accompagna jusqu’au faubourg de la ville. Là elle fit halte un instant au bord de la grand-route pour regarder les gens qui allaient et venaient. L’hypocrite baudet, le voyant captivé, profita de l’aubaine. D’un coup sec du museau dans le panier il fit partout se répandre la provision, et se roulant dedans la réduisit en bouillie sale. Après quoi, satisfait, il s’en fut vers le champ. “Tant pis, se dit Jayda. On ne peut tout avoir. J’ai l’affection des ânes, un vieux croûton de pain m’attend à la maison. Mes malheurs pourraient être pires.”

Or, tandis qu’elle s’apprêtait à rebrousser chemin, vint à passer la reine du pays dans son carrosse bleu orné de roses peintes. Elle vit les mûres répandues, l’âne trottant, l’échine luisante de suc. Elle en fut prise de pitié. “Pauvre enfant, se dit-elle, comme le sort la traite durement !” Elle ordonna à son cocher de faire halte et invita Jayda à monter auprès d’elle. La reine fut tant émue par l’innocence de cette jeune fille qui n’osait rien lui dire qu’elle lui fit offrir une demeure de belle pierre.

Jayda s’y installa, et devint bientôt une heureuse marchande. Mais le mauvais génie veillait, ruminant des fracas. Il découvrit un jour où étaient les biens les plus précieux de sa maison : dans une remise, derrière le logis. La nuit venue, il y mit le feu. Jusqu’au matin il dansa autour de l’incendie, sans souci de roussir les poils de ses genoux.

A l’aube, il ne restait que cendres et poutres noires où s’était élevée une belle bâtisse. Jayda, contemplant ce désastre, se dit que décidément elle n’était pas faite pour la richesse. Elle s’assit sur une pierre chaude. Alors elle vit une colonne de fourmis qui transportaient leur réserve de blé, grain par grain, de dessous les gravats en un lieu plus propice. Jayda pour les aider, souleva un caillou qui encombrait leur route, et se vit aussitôt éclaboussée d’eau fraîche. Sous la pierre bougée se cachait une source. Les gens autour d’elle assemblés s’émurent et s’extasièrent.

Une vieille prophétie avait situé en ces lieux une fontaine de vie éternelle que personne n’avait jamais su découvrir. Le grimoire disait que seule la trouverait un jour, après un incendie, au bout de longues peines, une jeune fille autant aimante qu’indifférente à ses malheurs. Cette jeune fille était enfin venue. On lui fit une grande fête.

Jayda depuis ce temps est la gardienne de cette source, la plus secrète et la plus désirable du monde. A ceux qui viennent la voir, s’ils savent aimer, et s’ils savent que le malheur ne vaut pas plus que poussière emportée par le vent, on dit qu’elle offre à boire l’immortalité dans le creux de ses mains

Contes des sages soufis de Henri Gougaud

Une chanson de Sally Oldfield – Water Bearer

Publié 4 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

L’Ascension   Leave a comment

Au début du 20ème siècle, deux grimpeurs portent une statue de la Vierge au sommet d’une montagne.
Ascension est un film de fin d’études primé à plusieurs reprises, réalisé à Supinfocom Arles en 2013 par Thomas Bourdis, Martin de Coudenhove, Caroline Domergue, Colin Laubry et Florian Vecchione. La musique a été composée par Seth Stewart

Publié 31 mars 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : ,

Par delà le point d’équilibre   1 comment

Oiseau

Les entraînements qui font une différence sont de ceux qui nous ont permis de trouver le point d’équilibre entre la souffrance et l’émerveillement de devenir une nouvelle personne.

Chaque geste, chaque pensée, devient notre engagement à la vie. Au tout début de la pratique, nous portons une attention particulière à nous projeter vers ce que nous souhaitons. La fatigue, la douleur, les craintes ne sont que la part de ce que nous devons assumer. Nous nous entraînons à être conscients de nos capacités tout en tentant de repousser l’impossible. C’est l’état de la persistance, et nous avançons en nous disant que la pensée et ses défenses rationnelles ne peuvent rien.

Puis la peur et le doute finissent par trouver une issue pour s’immiscer dans notre esprit. Ils prennent un malin plaisir à nous mettre sous pression.

Cette phase où nous décollons en nous des anciens schèmes de pensée, ou nous défaisons le moule pour prendre notre nouvelle mesure est une étape cruciale. Que nous essayons de nous dépasser par l’écrit, en gravissant une montagne, en étudiant une matière aride, en nous entraînant physiquement ou en faisant son chemin de vie, cette phase est toujours l’expression de cette masse émotionnelle en conflit qui tente de dominer la raison.

Puis, le second souffle arrive. C’est celui qui nous permet d’atteindre le but alors même que les pensées et les émotions étaient déjà vaincues.

Et c’est justement parce que ces barrières de la pensée et de ce que nous ressentons s’effondrent que notre être peut s’épanouir.

Ce n’est pas le but, le sommet, le résultat qui aura été la plus grande victoire, c’est ce dépassement du point d’équilibre entre la souffrance et l’émerveillement.

Une pièce musicale de Vangelis – Chariots of Fire Theme

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

La réussite!   2 comments

 

Visage eau

Il y a beaucoup de belles histoires de réussite qui débutent par, il est parti de rien, mais il avait su une vision et surtout il a persévéré, puis il a su saisir les opportunités et il a foncé.

Beaucoup de ces récits illustrent que la réussite ne peut pas s’épanouir dans notre quotidien à partir d’une vision fataliste de la vie. Elle ne peut pas s’épanouir par des choix axés sur l’attente, la consommation excessive et les activités occupationnelles.

Les personnes qui ont réalisé leurs rêves, leurs projets tant au plan personnel, professionnel ou social, ont beaucoup plus qu’un talent, ils ont la volonté, l’engagement et le travail nécessaire pour se dépasser.

Il ne faut pas confondre patience et attente.

Il ne faut pas confondre vouloir et espérer.

Il ne faut pas confondre s’engager et s’occuper.

La réussite est une autre façon de nommer que nous mettons fin au désordre. Et c’est cette avenue du sens non pas unique, mais multidirectionnel qui permet de se réaliser et amène la joie et la paix de l’esprit.

Nous avons tous la capacité de se réaliser maintenant, même si nous partons de rien.

Toutes les personnes qui ont su se développer par un entraînement régulier vous le diront, nous avons la capacité de nous réaliser à notre mesure.

Une chanson de Zaz – Ton Rêve

Qu’est-ce que t’en dis
si on changeait tout lundi
on aura alors l’effort
de ne plus vivre dans l’envie
Et si ce qu’on dit
ne veut plus rien dire jeudi
on aura encore le corps
pour recommencer samedi

refrain

Tu trouveras
de quoi baisser les bras
par accord au décor
Tu te lèveras et verras
sans rien dire
ton rêve en ligne de mire
Tu avanceras vers l’or
dessinant ton avenir

Déleste les gens qui
contestent tes choix aujourd’hui
allège ton avenir
défais-toi de ces dires
Abrège leurs envies
de venir polluer ton harmonie
et trouve le réconfort
sur un chemin assaini

refrain

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

%d blogueurs aiment cette page :