Les voies de passage   Leave a comment

Les pas du coeur

Le passant : J’ai une amie qui vient de changer complètement.  Elle est devenue une adepte d‘un mouvement spirituel. Elle a acheté récemment des banderoles, des statuettes, un bol en cuivre, de l’encens, des affiches et même sa façon de s’habiller à changer.  Elle écoute une musique différente. Je ne la reconnais plus.

Le passeur : Cela t’inquiète?

Le passant : Oui, elle fait plus que changer, elle devient différente!

Le passeur : Et ce n’est pas bien de changer? Il faut toujours rester pareil?

Le passant : Je sais qu’il faut changer, mais, à ce point!

Le passeur : Dans la vie, nous parcourons un chemin qui au début est une voie commune, puisque nous le partageons avec nos proches, par exemple, les membres de notre famille. Puis, avec le temps, la voie devient de plus en plus singulière. Sur le bord des chemins que nous parcourons, il y a des panneaux de signalisation, des signes qui nous permettent de trouver la voie de passage vers la destination qui nous intéresse.  Trop souvent nous avançons sur les chemins sans porter attention aux panneaux, aux signes. Ainsi beaucoup d’opportunité d’atteindre notre prochaine escale nous échappe.

Le passant : Si je comprends bien cette métaphore, c’est comme si mon amie avait décidé de couper à travers le champ!

Le passeur : C’est une avenue possible!  Cela t’inquiète?

Le passant : Oui!

Le passeur : Mais c’est sa vie et non la tienne!

Le passant : Je sais!

Le passeur : Il se peut aussi qu’elle soit en train de faire comme beaucoup d’entre nous, c’est-à-dire que nous nous arrêtons pour étudier le panneau de signalisation, nous décodons et puis nous en arrivons à adopter les objets rituels et folkloriques sans avoir bougé d’un centimètre, en pensant qu’en mettant par exemple un panache ou en prenant un capteur de rêves nous allons devenir amérindien. Dans cette illusion, plus besoin d’avancer, il s’agir d’y croire. Il y a beaucoup de personnes qui regardent des panneaux sur le bord du chemin et qui n’ont pas encore initié le mouvement concret qui implique un travail avec soi vers une nouvelle voie, pour vivre l’expérience.

Accepte la différence, accepte que tes proches expérimentent de nouvelles voies.  Rester sur le grand chemin, prendre la clé des champs, prendre une nouvelle sortie ou encore adorer un panneau de signalisation ne sont que des étapes dans une vie. Tout bouge, et tout être par ses expériences développera une conscience de ce qu’il a à faire. Le reste est une question d’attention, de temps, de volonté, de courage et parfois de résilience.

Le passant : Je ne devrais pas m’en faire?

Le passeur : Tu devrais accepter le choix de ton amie et l’accompagner et surtout, éviter de la juger, mais de lui apporter des points de vue constructifs et parfois ton aide pour elle et non pour toi.  Elle a suffisamment à faire avec sa nouvelle condition à explorer.

 

Une chanson de jean-Pierre Ferland interprétée avec Éric Lapointe – Qu’est ce que ca peux ben faire

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Publié 20 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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