Traversée en solitaire

Carolyn-Carlson

On ne saurait voguer, en même temps, sur plusieurs fleuves. Au niveau symbolique, un fleuve désigne une voie. Sauf exception, il est sans doute plus sage de conserver son propre cours d’eau comme lieu de pèlerinage. Toutefois, si on en choisit un autre, parce qu’il semble mieux convenir, il importe de ne pas mépriser celui qu’on a quitté.

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Au niveau spirituel, il peut survenir un instant où on se retire d’un fleuve, en tant que voie, afin de plonger dans l’eau vive, qui les réunit tous. La lumière se passe de formes. Ce qu’on lui demande, c’est d’éclairer.

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Pour l’ami des mystères, le sens de sa démarche, le but de son pèlerinage consiste à s’approcher du point ultime de sa dimension de profondeur, c’est-à-dire de son fond. A cet égard, les guides sont peu nombreux. Haedewijch, Eckhart, Tauler et Ruusbroec se présentent comme des initiateurs.

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Quand le monde invisible s’entrouvre, le recueillement devient festif. Au-dedans, une atmosphère de fête se déroule. Et, cette joie, propulsée dans l’espace, rejoint tous « les mendiants de l’Absolu ».

Marie-Madeleine Davy dans Traversée en solitaire

Une chanson d’Enya – Orinoco flow

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/295827.html

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