Paradoxe d’Einstein-Podolsky-Rosen

le-dessin-de-deux-poissons

Illustrons donc ici le paradoxe d’Einstein-Podolsky-Rosen. Le pêcheur, accompagné de son fils, vient encore une fois de prendre deux petits poissons dans un ruisseau, et les amène encore vivants jusqu’à une mare assez spéciale. Cette mare en effet, située sur un monticule, est drainée en son fond par deux dérivations qui amènent l’eau jusqu’à deux petites mares vides situées en contrebas ; ces dérivations sont obstruées chacune par une petite écluse.

Le pêcheur jette les deux petits poissons à l’eau ; aussitôt ils se dissolvent en une étrange combinaison de deux poissons solubles. Puis le pêcheur et son fils relèvent chacun une des écluses. L’eau s’écoule complètement vers les deux petites mares, et finalement chacune de ces petites mares contiendra un poisson soluble, alors qu’il n’y aura plus ni eau ni poisson dans la mare principale (en fait les deux poissons continuent à ne former qu’un seul être, c’est-à-dire qu’ils sont couplés par un lien mystérieux « hors espace » que nous ne pouvons évidemment pas représenter ; en toute rigueur, il vaudrait mieux dire que chaque mare contient une partie de a combinaison des deux poissons solubles).

Le pêcheur jette sa ligne dans la petite mare de droite, tandis que son fils s’allonge sans rien faire près de celle de gauche. Mais quand le poisson de la mare de droite mord à l’hameçon et est sorti de l’eau, immédiatement le poisson de la mare de gauche jaillit lui aussi de l’eau et est projeté auprès du fils du pêcheur, qui n’a plus qu’à le ramasser sur l’herbe.

C’est la célèbre expérience d’Aspect ; elle a été faite non pas avec des poissons mais avec des photons, c’est-à-dire des grains de lumière, et avec des spécifications expérimentales différentes quoique analogues. D’autres personnes ont fait la même expérience avec des protons, c’est-à-dire des noyaux d’atomes d’hydrogène. Et ça marche !

C’est précisément l’expérience d’Aspect et les expériences analogues qui ont définitivement établi que les entités quantiques se comportaient comme nos poissons solubles, et non comme des objets normaux. Ce sont ces expériences qui ont conduit les physiciens à remettre en cause la notion d’espace.

Sven Ortoli dans Le cantique des quantiques : Le monde existe-t-il ?

Une pièce musicale de Klaus Schulze – Paradise &Inferno

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