Fais halte !

Ah, cesse, cesse d’être ce pantin balloté entre espoir et désespoir ! Fais halte !

L’inutile tornade de l’urgence n’a pas de fruit. Seule la patience donne du fruit, seule la durée.

Un cheveu sépare la chute de la grâce.

Quand sont bues la colère et l’indignation devant les dérives du monde, quand est bue aussi la complaisance à s’accommoder du trou qu’on s’est creusé en terre d’exil, alors quelque chose peut commencer.

Le scénario sordide qui nous jette hors de nous, hors de toute mémoire, qui désagrège l’unité sacrée se trouve alors suspendu…

Être plein d’espoir au cœur d’un désespoir total, appréhender l’unité parfaite de l’espoir et du désespoir !

Même la séparation que tu vis est inévitable, elle n’est pas pour autant l’unique réalité.

Quand tu espères, tu es la part du monde qui espère, et quand tu désespères, tu es la part du monde qui désespère !

C’est tout !

Aujourd’hui, en regardant, assise devant ma maison, le vent dans le grand tilleul, j’ai compris que tout est déjà parfait, mieux : que rien n’est pas encore tout à fait parfait, que l’imperfection est le produit de mon esprit, l’écharde d’une attente, d’une espérance vaine dans la chair glorieuse de la Création.

Christiane Singer dans Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?)

Une pièce musicale de Hania Rani — ‘F Major’

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