Méditer

Un jour, il y a près d’un siècle, un vieux maître zen japonais reçut la visite d’un professeur d’université qui voulait s’adonner à la méditation zen. Le sage commença par lui offrir une tasse de thé. Il remplit la tasse jusqu’à ras bord, mais, contre toute attente, il n’arrêta pas. Interloqué, le professeur regarda sa tasse déborder, puis ne put s’empêcher de dire à son hôte : « Monsieur, la tasse est en train de déborder. Il faut arrêter. » Le vieil homme regarda alors le professeur et lui dit d’une voix douce : « Vous voyez, votre tête, c’est un peu comme cette tasse, elle déborde de pensées, de soucis et d’opinions. Tant que vous ne l’aurez pas vidée, je ne pourrai rien vous apprendre sur la méditation zen.

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Trop souvent, nous faisons une division entre ce que nous voulons faire et ce que nous faisons réellement…
Mais lorsque nous éliminons l’écart entre nos attentes et nos actions, notre énergie se concentre sur ce que nous faisons en ce moment. Ne gaspillons pas notre énergie dans ce que nous pensons que nous devrions faire… Le secret est de faire un chose à la fois. Faisons ce que nous faisons quand nous le faisons.
« Quand tu marches, tu marches ». C’est aussi simple et puissant.

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Pourquoi le temps passe-t-il si vite à l’âge adulte ? Je suis sûr que vous vous êtes déjà posé cette question. Quand on est enfant, les heures passent beaucoup moins vite. Le temps semble infini, un peu comme ces prairies qui s’ouvraient à perte de vue dans les histoires de cow-boys que nous racontaient nos parents.

Trente, quarante ans plus tard, les heures passent à la vitesse du sable fin qui nous file entre les doigts. Comment cela est-il possible ?

La réponse est en fait très simple. Tout est question d’état d’esprit, de manière de penser. Tout petit, vous ne viviez que l’instant présent. Ce qui était arrivé la veille n’avait pas vraiment d’importance, et l’avenir ne représentait rien de tangible.

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En tant que neurologue, j’essaie évidemment avec mon équipe de faire progresser notre conception scientifique de l’esprit et du cerveau, mais nous ne devons pas être trop prétentieux. En tant que neuroscientifiques, mieux vaut nous dire que nous ne comprenons absolument pas comment quelque chose de matériel (notre cerveau) peut produire des émotions, des sentiments et des sensations immatérielles (bref, notre conscience). C’est l’un des plus grands mystères, et nous ne pouvons écarter aucune hypothèse.

Diplômé docteur en médecine (Vrije Universiteit van Brussel, 1993), Steven Laureys est également docteur en sciences biomédicales (Université de Liège, 2000).

Steven Laureys dans La méditation, c’est bon pour le cerveau

Une pièce musicale de Massenet: Méditation aus »Thaïs« ∙ hr-Sinfonieorchester ∙ Emmanuel Tjeknavorian ∙ Alain Altinoglu

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