Carl Gustav Jung: Ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin

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Je considère que c’est le devoir de tous ceux qui, solitaires, vont leur propre chemin, de faire part à la société de ce qu’ils ont découvert au cours de leur voyage d’exploration, que ce soit une fontaine fraîche pour ceux que tourmente la soif, ou que ce soit le désert stérile de l’erreur. Dans la première éventualité, on aide son prochain, dans la seconde on l’avertit.

Ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin.

L’attitude négative à l’adresse de l’inconscient, voire sa répudiation par le conscient, sont nuisibles dans la mesure où les dynamismes de l’inconscient sont identiques à l’énergie des instincts. Par conséquent, un manque de contact et de liens avec l’inconscient est synonyme de déracinement et d’instabilité instinctuelle.

Mais si l’on réussit à établir cette fonction, que j’ai dite transcendante, la désunion avec soi-même cessera et le sujet pourra bénéficier des apports favorables de l’inconscient. Car dès que la dissociation entre les divers éléments de soi-même cesse, l’inconscient accorde – l’expérience le prouve abondamment – toute l’aide et tous les élans qu’une nature bienveillante et prodigue peut accorder aux hommes. De fait, l’inconscient recèle des possibilités qui sont absolument inaccessibles au conscient ; car il dispose de tous les contenus psychiques subliminaux, de tout ce qui a été oublié ou négligé, et, en outre, de la sagesse conférée par l’expérience d’innombrables millénaires, sagesse déposée et confiée à ses structures archétypiques.

L’homme mérite qu’il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir.

Carl Gustav Jung dans Psychologie de l’inconscient

Une pièce musicale  de Vivaldi: La Folia

Un destin singulier?

ImAGE danse

Qui suis-je réellement? Que vais-je devenir? Ce que j’ai été jusqu’à maintenant?

Nous avons été formés pour refermer les boucles, compléter les lignes, pour faire en sorte que tout se poursuit comme prévu. À une question nous devons trouver la réponse. Et si la réalité n’était pas uniquement linéaire?

Il n’est pas rare de constater qu’en tant qu’humain, nous nous identifions avec la forme de notre destin pressenti. C’est d’autant plus senti avec l’âge. Nous nous réveillons un jour et nous constatons que nous sommes devenus à la longue la conséquence de nos propres expériences et des représentations qui en découlent.

Dans les faits, il n’est pas question de destin, il est question d’un parcours de vie que nous avons emprunté et que nous préférons maintenir. Nous tentons de justifier à rebours nos décisions ou encore nos non-décisions sous forme d’une destinée, d’un sens, d’une finalité. Pourquoi ne pas envisager la vie comme le sens ou la finalité?

Nous aurions beau argumenter sur notre éventuelle destination, surtout si elle requiert beaucoup de préparation et de rituels à la fois longs et complexes, cela ne changera rien au fait qu’en tout temps nous sommes ce que nous en faisons. Et c’est bien en raison de cela que les dogmes et les interdits existent.

Dès lors que nous assumons notre vie, sans cette attente chimérique qu’elle devienne uniquement ce que nous désirons, nous retournons alors à notre propre singularité, notre nature propre et nous cessons de suivre une trace, de simuler un être de peur de ne demeurer personne.

Il n’y a pas de contradiction entre parcours singuliers et essence universelle de l’humanité, qu’une interdépendance conditionnée par la conscience de l’ensemble qui nous unit.

 

Une chanson d’Angélique et de Photis Ionatos – Prends ton courage et continue

Les paroles sur http://www.bide-et-musique.com/song/16998.html

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L’homme qui voulait être heureux

ImAGE Vivre et rêver...

Plus on évolue dans la vie, plus on se débarrasse des croyances qui nous limitent, et plus on a de choix. Et le choix, c’est la liberté. On ne peut pas être heureux si l’on se voit victime des événements ou des autres. Il est important de réaliser que c’est toujours vous qui décidez de votre vie, quelle qu’elle soit.

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C’est vous qui êtes aux commandes. Vous êtes le maître de votre destin. Et vous ne devez pas avoir peur : vous découvrirez que c’est précisément lorsque vous vous autorisez à choisir des actions qui sont en harmonie avec vous, qui respectent vos valeurs et expriment vos compétences, que vous devenez très précieux pour les autres. Les portes s’ouvrent alors d’elles-mêmes. Tout devient plus facile et l’on n’a plus besoin de lutter pour avancer.

Laurent Gounelle dans L’homme qui voulait être heureux

Une pièce musicale de Yanni – Until the Last Moment