Le pari d’aimer et d’être différent

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Nous avons tous vécu des relations tendues avec des personnes de notre entourage. Et pourtant, nous continuons à vivre en société parmi les gens.

Nous avons tous déjà vu des relations amoureuses qui se sont transformées en petits conflits frontaliers quotidiens. Bien que certaines personnes choisissent de s’abstenir après une crise, la plupart d’entre nous continuent à s’ouvrir à toute nouvelle relation.

Certains diront que même si elle est conflictuelle, une relation peut nous en apprendre davantage sur nous-mêmes que toute une vie d’isolement. Par exemple, nous pouvons tellement apprendre de la colère vécue à la suite d’une séparation, car elle nous indique que quelque chose d’essentiel manque à notre équilibre. Et tant que nous refusons d’y voir clair, et même pardonner, c’est que nous avons besoin encore de cette souffrance pour exister. La colère est donc une émotion pouvant nous aider à nous libérer de l’enracinement du besoin des petits conflits frontaliers que nous avons laissé s’instaurer.

D’autres diront qu’il vaut mieux espérer vivre le grand amour parfait. Pourtant espérer qu’une relation à venir puisse nous faire transcender nos manques et nos souffrances actuels est un risque périlleux. L’état de dépendance voulant que la clé du bonheur vienne de l’autre est difficile à enrayer.

Tout cela est un peu vrai. Il est toujours possible d’envisager que nos relations soient des présents de la vie, des opportunités pour mieux nous connaître et apprendre au fil des expériences à trouver une juste réponse à nos besoins et guérir nos blessures.

Notre propre nature est avant tout portée par la reconnaissance de notre singularité. Nous sommes seuls vivants ensemble avec idéalement spontanéité et liberté. Ces ingrédients permettent de trouver l’espace entre le je et le nous, et de laisser entrer l’air frais de notre créativité. Dans ce contexte, la notion de défendre des frontières perd son sens.

Il est tellement merveilleux de se laisser porter par la vie avec confiance. Nous sommes plus que nos actes, nos erreurs et nos bons coups. Nous sommes tous les possibles à notre portée.

À chaque il faut, à chaque il ne faudrait pas, il est bon de sourire, et de se laisser guider par ce que spontanément notre voix intérieure nous rappelle.

Différent de tous, différent de ce que j’ai déjà été.

Une chanson de Charlotte Cardin – Les Échardes

Les paroles de https://genius.com/Charlotte-cardin-les-echardes-lyrics

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Conseils d’une amie pour des temps difficiles

Tibet Drapeaux de prière

L’espoir et la peur proviennent de l’impression de manquer de quelque chose ; ils viennent d’un sentiment de carence. Il nous est tout simplement impossible de nous détendre avec nous-mêmes. Nous nous accrochons à l’espoir et l’espoir nous dérobe l’instant présent. Nous avons l’impression que quelqu’un d’autre sait ce qui se passe, mais qu’il nous manque quelque chose et que, par conséquent, quelque chose manque à notre monde.

*

Ce que nous haïssons en nous-mêmes, nous le haïrons chez les autres. Dans la mesure où nous avons de la compassion pour nous-mêmes, nous en aurons aussi pour les autres. Éprouver de la compassion commence et finit en ayant de la compassion pour toutes ces parts non désirées de nous-mêmes, toutes ces imperfections que nous ne voulons même pas regarder. La compassion n’est pas une sorte de programme de croissance personnelle ou un idéal selon lequel nous voudrions vivre.

*

Nous ferions mieux d’arrêter de lutter contre nos pensées et de comprendre que l’honnêteté et l’humour sont une bien plus grande source d’inspiration et d’aide que toutes sortes d’efforts religieux solennels pour ou contre quoi que ce soit.

*

La vie est un bon maître et un bon ami. Les choses sont toujours transitoires, si seulement nous pouvions nous en rendre compte. Jamais rien ne se résout de la façon dont nous le rêvions.

Pema Chödrön dans Conseils d’une amie pour des temps difficiles

Une pièce musicale de Max Richter – The Consolations of Philosophy

 

Le 6e sens

ImAGE ouverture

Il m’arrive souvent d’entendre que nous avons un 6e sens, mais lorsque je demande de le nommer, j’ai droit à un concert de propositions.

D’une part, on me fait valoir qu’il existe beaucoup plus que les sens physiologiques que nous connaissons, il faudrait y inclure notamment :

  • la proprioception (cette capacité de ressentir et de localiser sans utiliser la vue, les différents membres et organes, par exemple l’alcool perturbe le sens de proprioception),
  • la nociception (ou sens algique de la perception de la douleur par exemple par les blessures)
  • et la thermoception (sens indépendant du toucher percevant la chaleur et le froid par la peau, grâce aux thermorécepteurs cutanés et réfère à l’aptitude à percevoir la température ambiante).

Pour d’autres il s’agit de l’intuition c’est-à-dire de deviner ce qui s’en vient. Les devins et les mages en usent abondamment.

Pour d’autres, il s’agit du sens faisant référence à des perceptions extrasensorielles sous toutes ses formes.

Une autre interprétation est que le 6e sens fait référence à l’autre dimension des sens, les 5 sens spirituels soient :

Vue – Imagination

Odorat – Inspiration

Ouïe – Conscience

Goûter – Intuition

Toucher – Émotion

 

Et vous, votre 6e sens vous dit quoi?

Pour la personne vivant avec un handicap,  c’est l’envie de vivre!

 

Une chanson de Grand corps malade – 6ème sens

Paroles sur http://www.grandcorpsmalade-fan.net/sixieme-sens.php

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Faire grandir en soi

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Il n’y a de liberté que dans l’intégration absolue.

Il n’y a pas de liberté en sortant, en s’excluant de la roue de la vie.

Une liberté en s’intégrant, en retrouvant le sens d’une appartenance.

Une appartenance à quelque chose qui est de l’ordre de la roue mais pas une roue fermée

Une roue beaucoup plus vaste que la représentation qu’on en a.

Pour cette raison, cela à un sens de faire grandir ce que nous appelons la sensation, l’émotion ou la pensée, dans la mesure où c’est se déployer, s’intégrer à une intelligence plus vaste que l’ensemble des parties qui la constituent.

Yvan Amar – La pensée comme voie d’éveil

 

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprétée par Bruno Pelletier – Un peu plus haut

 

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c’est, là-haut
Garde mon bras et tiens ma main

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Laisse mon bras, mais tiens ma main
Je n’irai pas plus loin qu’il faut

Encore un pas, encore un saut
Une tempête et un ruisseau
Prends garde! Prends garde: j’ai laissé ta main
Attends-moi là-bas: je reviens

Encore un pas, un petit pas
Encore un saut et je suis là,
Là-haut, si je ne tombe pas…
Non! J’y suis! Je ne tombe pas!

C’est beau! C’est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C’est beau! C’est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne me vois pas

Un peu plus loin, un peu plus seul
Je n’veux pas être loin tout seul
Viens voir ici comme on est bien
Quand on est haut, oh! comme on est bien

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je n’peux plus te tenir la main
Dis-moi comment j’ai pu monter,
Comment r’descendre sans tomber

Un peu plus loin, un peu plus fort
Encore un saut! Essaye encore!
Je voudrais te tendre les bras;
Je suis trop haut, tu es trop bas

Encore un pas, un petit pas
Tu es trop loin! Je t’aime!
Adieu! Adieu! Je reviendrai
Si je redescends sans tomber

C’est beau! C’est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C’est beau! C’est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne la vois pas

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Peut-être bien qu’un peu plus haut,
Je trouverai d’autres chemins

Faire le deuil de la souffrance

ImAGE Liberté

 

Quand on s’y attarde un peu, nous constatons que la souffrance que nous vivons a souvent comme origine un désir qui nous tient à cœur. La recherche de ce qui nous semble salutaire, mais inaccessible nous fait souffrir.

De cette perspective, la réalité seule n’est pas suffisante. Nous voulons l’améliorer et le manque ou le refus d’un aspect de la réalité prend toute sa place.

Par notre souffrance, s’exprime notre refus de notre situation et surtout l’état émotionnel difficile qu’elle déclenche.

Contrairement à ces situations où nous ressentions une émotion acceptée, la souffrance exprime une réaction vive et émotive à la fois contre la perception de notre réalité extérieure et contre nous-mêmes.

Vient ensuite cette prise de conscience que nous aurions aimé mieux ne pas ressentir ce que l’on ressent.

Pour sortir de la souffrance, il nous faut faire cet incontournable deuil, celui du désir à son origine, puis de notre représentation tronquée de la réalité modifiée par ce désir et l’effet en cascade d’autres refus qui en découle.

Il n’est pas toujours facile de lâcher-prise, de faire le deuil d’une représentation du monde qui nous entraîne dans la mauvaise voie, de se retrouver, se pardonner, et pardonner par acceptation de devenir autrement.

Mais, la réalité est, qu’en vivant un deuil, nous survivons, ne serait-ce qu’un bref instant de vie, à ce qui nous a fait souffrir.

Une chanson de Louis Armstrong – What A Wonderful World

Les paroles traduites sont sur https://www.lacoccinelle.net/244163.html

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